CABLES ET COUPAGES.
CABLES ET COUPAGES.
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habile pour enlever ainsi du noyau une épaisseur faibleet égale dans toutes les parties. On replace ensuite lenoyau dans le moule, auquel il n’adhère plus, et il nereste qu’à couler le bronze dans la partie vide entre leinouïe et le noyau. On voit combien la pratique actuelledu moulage est plus simple et plus expéditive que lomoulage en cire perdue.
Pans ces derniers temps, quelques fondeurs ont sub-stitué la fécule au poussier de charbon. Cette substitu-tion ne semble pas être, jusqu’ici, un perfectionnementindustriel : la fécule présente moine des inconvénientsque n’olï’re pas le charbon , et qui compromettent sou-vents les résultats de la fonte ; elle donne au sable unesécheresse et une aridité qui augmentent la dureté desmoules, leur enlèvent toute porosité et les rendent im-perméables aux gaz. Il en résulte que, lorsqu’on y versel’alliage en fusion, l’air, ne trouvant plus d’issue facile,opère, dans la masscinétallique, des ravages qui rendentle bronze défectueux; on obtient alors des fontes ru-gueuses qui exigent un travail do lime long et dispen-dieux.
C’est surtout au point de vue hygiénique qu’on recom-mande l’emploi de la fécule ; la poussière de charbon,longtemps respirée, s’accumulerait dans le poumon et yopérerait souvent des altérations mortelles. La féculen’aurait pas cet inconvénient; 'plus grosse et plus lourde(pie le poussier de charbon , elle tombe dans le moulesans sc mfder à l’air respirable. Toutefois cette questionde la supériorité de la fécule sur le charbon est loind’ètre résolue ; une longue pratique pourra seule pro-noncer à cet égard. On a , sans doute , exagéré les in-convénients industriels de la fécule, aussi bien que lesinconvénients hygiéniques du charbon, et les fondeursne sont pas plus d’accord que les savants sur ce sujet.Cependantles praticiens les plus habiles donnent encorela préférence au charbon.
Quoi qu’il en soit, c’est grâce aux perfectionnementsapportés maintenant dans le moulage, aussi bien qu’à ladivision intelligente du travail substituée aux vains ef-forts qu’on faisait autrefois pour couler d’un seul jet,
que les fondeurs sont parvenus, surtout dans ces vingtdernières années, à imprimer à leur industrie une im-pulsion puissante. Ils peuvent maintenant traduire enbronze , avec promptitude et économie, les modèlesqu’on leur présente sans en altérer ni le sentiment ni ladélicatesse. Une fois débarrassée des jets et des évents,chacune des parties du modèle sort du moule telle àpeu près qu’elle doit demeurer définitivement : il nereste plus qu’à les raccorder et aies souder entre elles ;le travail du ciseau est réduit à son minimum. Ce tra-vail ainsi restreint exige mémo encore beaucoup d’ha-bileté et d’intelligence, et, si des hommes exercés à lapratique du dessin mettaient la dernière main à cesbronzes, l’exécution y gagnerait certainement beau-coup ; mais il en est rarement ainsi : ce travail est leplus souvent abandonné à des ouvriers, et, si, au pointde vue de l’art, les résultats sont peu satisfaisants, ilsle sont complètement au point de vue de l’industrie etdu bon marché.
Les bronzes d’art sont destinés soit à figurer commebronzes proprement dits, soit à être dorés. Dans le pre-mier cas, on les met on couleur à l’aide de composi-tions diverses qu’on applique au pinceau sur la surfacedu métal préalablement, chauffé. Cette couleur variesuivant le goût des époques, et le temps lui donne uncaractère spécial qui relève singulièrement la beauté del’alliage ; c’est ce qu’on appelle la patine du bronze : elledevient d’autant plus belle que l’alliage a été mieuxcomposé ; elle est surtout admirable dans les bronzesantiques et florentins. On arrive, du reste, à donnerdirectement au bronze la couleur antique au moyen desolutions diverses dans lesquelles il entre du vinaigre,du sel ammoniac, de 1° crème de tartre, du sel marin et.du nitrate de cuivre. Il est plus difficile d’imiter la pa-tine des bronzes florentins. Si le bronze est destiné à êtredoré, il faut le composer de telle sorte qu’il présente ungrain assez compacte pour (pie la quantité d’or néces-saire àle couvrir ne soit pas trop considérable. L’alliagequaternaire (cuivre, zinc, étain, plomb) est alors lemeilleur.
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CABLES kt CORDAGES. La fabrication des câbleset cordages a reçu des améliorations, tint par l’appli-cation des moyens mécaniques, pour obtenir des filsde caret d’une grande régularité, que par une meilleureconstruction des appareils propres à effectuer les opé-rations ultérieures.
Tour fabriquer le fil de caret, la filasse de chanvre,peignée en partie à la main, est soumise par rubansdoubles à l’action du peigne à barrettes continu dumétier ordinaire, puis étirée en rubans sur deux mé-tiers préparatoires; enfin étirée de nouveau, tordueet enroulée finalement, sous forme de caret, sur degrosses bobines verticales animées d’un mouvementde va-et-vient convenable, d’après les procédés ordi-naires de la filature du chanvre.
La fabrique de cordages de M. Merlié-Lefevre (duHavre), que nous prendrons pour exemple et qui jouitdune juste célébrité, emploie, mus par une machinea vapeur de 15 chevaux, outre les métiers à filercv-dessus mentionnés : \ 0 des bobinoirs ou tourets mé-caniques ou les fils de caret sont enroulés avec célé-rité et précision , avant ou après leur passage autravers d’une cuve à goudron ; %' une machine à cha-riot servant au tirage simultané de quatre petitstorons ou au simple tirage d'un gros toron, chariot
en fer et en fonte qui est mû sur des rails en fer àl’aide de la machine à vapeur ; les tubes compresseurset les passoires ou filières en calottes sphériques, quetraversent les fils de caret, sont établis sur un chantiermassif et inébranlable qui porte un mécanisme ingé-nieux, dont l’idée première, duc à M. Hubert (de Ko-chefort), consiste à rapprocher entre eux, avec uneprécision très-grande, ces tubes ou passoires, en rai-son du plus ou moins de résistance que tend à opposerchaque fil de caret, à compenser par leur déplacementlatéral les petites variations qui se produisent; 3° enfin,en un puissant appareil pour commettre les gros cor-dages, composé de deux machines semblables placées,à distance et en regard l’une de l’autre, suivant unmeme axe, et dont celle de gauche, établie sur unetable à support en fonte inébranlable, sert à donneraux torons le degré de surtors nécessaire à leur com-mettage ultérieur, tandis que celle de droite montéesur un traîneau ou carré mobile, pour permettre leretrait dû à la torsion du cordage d’ailleurs fortementchargé, mais dont le glissement sur les rails, facilitépar un mécanisme régulateur à bascule et à frein agis-sant directement sur les roues, a pour objet uniquede donner, en sens contraire, à l’ensemble des toronsamarrés au crochet du tourniquet central, que met en