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CADRANS SOLAIRES.
mouvement Taxe horizontal de cette seconde machine,le supplément de tors indispensable, et dont il man-querait essentiellement par suite du débandement desressorts élastiques des fils de chacun des torons con-stitutifs.
Inutile d’ajouter que les torons, avant de s’enroulerles uns autour des autres en hélices, sont dirigés, à l’or-dinaire, par un toupin à rainures, établi sur un charioten bois qui porte aussi de grosses bobines, dont l’une,postérieure, est chargée de l’âme, qui, après avoir tra-versé l’axe du toupin, lui sert de mèche centrale, etdont les quatre autres reçoivent les cordelles servantégalement, après leur passage oblique à travers le tou -pin, à garnir les intervalles libres et extérieurs destorons de l’aussière ou à opérer ce qu’on appelle soncongréage.
Il importe beaucoup, au contraire, pour l’intelligencedes procédés suivis par M. Merlié-Lefèvre, dit M. Pon-celet, auquel nous empruntons ce qui précède, de faireobserver que le mécanisme du chantier ou support fixeet le traîneau ou carré mobile de commettage portentchacun un double embrayage à roues d’angle et àgriffes servant à faire tourner à volonté les crochetsd’attache.des torons et du câble, tantôt dans un sens,tantôt en sens contraire, suivant les besoins du service.
CADRANS SOLAIRES . Le principe sur lequel re-pose la construction des cadrans solaires sera facile-ment compris en supposant que la terre est une sphèretransparente sur la surface de laquelle sont tracésvingt quatre cercles, passant par les pôles, vingt-quatre méridiens équidistants (fig. 3443)
Dans sa révolution journalière autour de son axe NG,le centre du soleil traverse successivement le plan dechaque cercle, et comme l'axe de la terre est toujourscontenu dans ces plans, si on le suppose opaque, formépar exemple d’une tige métallique, son oijibre couvrirala moitié de chaque cercle à chaque heure, à chaquevingt-quatrième partie de la révolution de la terre.
Comme la distance du soleil à la terre peut être con-sidérée comme infinie relativement à la grandeur decelle-ci, tout petit globe transparent situé à la surfacede la terre sur lequel on aura tracé vingt-quatre méri-diens équidistants, et dont l’axe sera placé parallèlementà l’axe de la terre, présentera les memes apparences«lue le globe terrestre dont nous venons de parler pen-dant sa révolution en vingt-quatre heures, les ombresindiqueront de même les heures.
Si le petit globe est coupé par un plan passant panson centre et parallèle h l’horizon du lieu où l’on estplacé, et que l’on trace les lignes droites qui joignent
le contre avec les points de rencontre de ce plan avecles méridiens, l’ombre du dernier axe viendra à chaqueheure coïncider avec ces lignes. Tel est le cadran so-laire horizontal.
Si on coupe le globe par un plan vertical, la se-conde partie de l’axe projettera de même son ombresur les lignes tracées de la même manière que ci-dessussur le plan vertical, et on aura un cadran solaire ver-tical.
Comment doit-on tracer les lignes d'heures succes-sives, supposant tracée la méridienne du lieu, corres-pondant au passage du soleil au méridien et donnant lemidi vrai. Nous décrivons le moyen de l’obtenir à l’ar-ticle horlogerie, où nous traitons également du tempsvrai et du temps moyen.
Prenons le cas le plus simple, celui oii le plan ducadran solaire serait perpendiculaire à celui de l’équa-teur, perpendiculaire à l’axe du monde, il est dit alorséquatorial ou équinoxial. La ligne de midi -étant mar-quée sur ce plan, il suffit de le diviser en parties éga-les ; en élevant d’abord une perpendiculaire sur la lignede midi, qui donnera six heures du matin et six heuresdu soir, puis chaque angle divisé en six parties égalesdonnera toutes les lignes horaires.
Un semblable cadran offre l'inconvénient de ne pou-voir servir que pendant six mois, les six autres moissa face supérieure est plongée dans l’ombre ; il fau-drait pour qu’il pût toujours servir que l’axe traversâtle plan horaire et que l’on employât pour les six autresmois les ombres portées en dessous de ce plan.
La figure ci-dessus montre comment le tracé deslignes horaires de tout cadran solaire peuvent se dé-duire de celles d’un cadran équatorial placé sur le mêmestyle. Les plans horaires (passant par le style et une li-gne horaire) de ce dernier, prolongé jusqu’à leur ren-contre avec le plan du premier, y détermineront desintersections qui seront les lignes horaires cherchées.Quand l’ombre du style se couchera sur une des divi-sions de l’équatorial, elle sera également dirigée suivantla ligne horaire correspondante du nouveau cadran,qui, par suite, marquera les heures aussi bien que lepremier.
C’est en partant de ces principes et à l’aide de mé-thodes graphiques assez simples, du domaine de la géo-métrie descriptive, que l’on détermine les projectionsdes lignes du cadran équatorial, les tracés dos ligneshoraires des cadrans verticaux et horizontaux et cellesdes lignes du temps moyen dont nous dirons en termi-nant quelques mots.
Le plus ordinairement, c’est sur la face verticaled’un mur, exposé pour être exposé longtemps au soleil,que l'on reçoit l’ombre d’un style et que l’on trace parconséquent les lignes horaires avec lesquelles cette om-bre doit venir coïncider successivement ; le style c>tinstallé d’une manière invariable, en avant de ce mur,dans la position d’après laquelle les lignes horaires ontété déterminées (fig. 3445). Son inclinaison est doncdéterminée par la latitude connue du lieu où on établile cadran solaire.
On remplace avec avantage le style par une pla-que percée d’un trou (pour éviter les effets de pénom-bre) et placée de manière que ce trou soit situé sur ladirection même du style auquel la plaque estsuhstituée.La plaque produit une ombre sur la surface du cadran,et les rayons solaires qui traversent le trou dont elle estmunie viennent éclairer un petit espace au milieu decette ombre ; on observe la marche de ce petit espaceéclairé à travers les lignes horaires, de la même ma-nière qu’on aurait observé la marche de l’ombre qti au-rait produite le style, s’il n’avait pas été supprime*Dans ce cas, le style est représenté par la ligne droiteque l’on imagine menée par le centre de l’ouverture dela plaque, parallèlement à Taxe du monde ; c’est aiipoM