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Complément du dictionnaire des arts et manufactures / par Ch. Laboulaye
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CAOUTciiorc.

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3”" (îilîcronccs. 4“ ,s dilftrcnccs.

Pc là peuvent se déduire les valeurs des coefficientsen fonction de ces différences supposées con-nues </ = ^A‘« c=*.Vu-|--<< b= \"u—d et

it () Z — ,

, 1 ,

a=Vu+ J iii—r

l.a proposition est vraie pour une valeur quelconquede .i prise pour unité, et on a plus généralement :

A''uv=2ii/j v ,

— 2X

(<■!'—?,l. i'),

— 2X

A ! u=2

—X

A 1 u=a.i —‘ — d.i ',

-T

différences avec lesquelles nous pouvons disposer lamachine pour tabuler en avant de t«o à «axî et, en chan-geant le signe- des différences impaires, nous pouvonstabuler à rebours de «« jusqu’à «_ 2 x, par suite obtenirtoutes les valeurs de la fonction comprises entre les li-mites des valeurs de #, et cela sans connaître niOmcla forme de la fonction que nous tabulons, puisqu’ilsuffit d’avoir auparavant cinq valeurs choisies pour desintervalles égaux de variation de valeur de la variable.

CAOUTCHOUC. Le développement rapide de l’in-dustrie du caoutchouc a conduit à fabriquer avec cettesubstance un grand nombre de produits nouveaux etcurieux qui ont vivement fixé l’attention publique à‘l’Exposition universelle de 18oo. Lien que plusieursaient été trop vantés, et quoique l’expérience n’ait pascomplètement répondu à toutes les espérances conçues,ces produits sont assez intéressants et peuvent trouverdans des industries nouvelles des applications encoreinaperçues assez curieuses, pour (pic nous devions enparler et compléter ainsi notre premier travail.

Pétrissage du caoutchouc. — Nous avons décrit les ap-pareils de malaxation avec lesquels on pétrit le caout-chouc, on ramène en une seule masse de petits frag-ments. Cette opération est très-remarquable par lagrande quantité de chaleur qui résulte de ce pétrissage,qui porte très-rapidement n l’ébullition l’eau versée surle caoutchouc. La théorie de l’équivalence de la cha-leur et du travail mécanique trouvé ici une curieuseapplication, tant parce que le travail mécanique quirompt les cohésions moléculaires fait dégager la quan-tité de chaleur qui correspond à ce travail, comme jeLai prouvé par les expériences d’écrasement du plomb,que parce que les molécules du caoutchouc rompu dé-gagent de la chaleur en se recombinant, en se ressou-dant entre elles comme cela a lieu lors de la solidifica-tion d’un corps fondu. Il en résulte un paradoxe appa-rent, à savoir que cette opération produit une quantitéde chaleur plus grande que celle équivalente au travailconsommé, ce qui conduit directement au mouvementperpétuel, à l’absurde.

11 est facile de voir que cette propriété de se resouderaprès arrachement de manière à donner des quantitéssupplémentaires de chaleur, correspondant à ync quan-tité de travail plus grande que celle qui répond à laquantité consommée, ne peut appartenir qu’à des corpsd’origine organique, dont cet arrachement détruit lesntricules constituantes, et que le prolongement du pé-trissage viendrait détruire cette propriété et par suite lafaculté de donner un excédant de chaleur qui corres-pond à une cohésion moléculaire, ce qui équivaut à delàchaleur emmagasinée, engendrée lors de la végétation.

Caoutchouc dissous. — Nous allons trouver la preuve

des propositions précédentes, j*mr le caoutchouc, dansles faits suivants :

MM. Auhcrt et Gérard, habiles fabricants de caout-chouc , voyant avec quelle facilité le caoutchouc segonflait, se ramollissait dans les essences, ont voulualler au delà pour faciliter les opérations mécanique...Us sont parfaitement parvenus, en le pétrissant avecle sulfure de carbone qui s’évapore facilement et um*petite dose d’alcool, à en faire une pâte bien homogène,et ont pu, par une simple pression, la faire passer àtravers une filière, ce qui leur a donné des fils rondsd’une grande beauté , évidemment supérieurs, quant àleur forme, aux fils carrés que produisent les cisailleset dont la rupture commence toujours par l’éraillementd’un angle.

Mais, malgré tonslcs soins apportés, ces fils de caout-chouc, dont la forme était excellente, n’ont jamais puretrouver une élasticité comparable à celle des premiers,évidemment parce que la dissolution poussée trop loinavait trop désagrégé les fibres végétales pour ne pluslaisser subsister «pie lecomposé chimique, dont les molé-cules n’ont plus entre elles la même adhérence quelorsqu’elles restent groupées d’une manière déterminéepar l’acte de la végétation.

Préparation première du caoutchouc .—Cette espèce detranieorjninique, dit également le savant M.Bnlard, dansles excellentes pages qu’il a écrites sur l’industrie ducaoutchouc dans le rapport sur l’Exposition universellede 18’j'j, que possède le caoutchouc naturel lui donnemie élasticité bien supérieure à celle qui distingue lecaoutchouc malaxé, qu’on appelle dans le commercecaoutchouc régénéré. Il est donc à désirer que les pro-cédés de l’épuration du caoutchouc s’améliorent, «lemanière à conserver à ce produit naturel toutes scsqualités, et que les formes sous lesquelles on l’obtientle rendent susceptible d’être débité en fils avec moins«le perte. (”est précisément ce que tend à réaliser lemode d'extraction que commencent à employer les lu-dions du Para, et qu’a fait connaître M. Émile Carrcy,par un petit modèle qui figurait à l’exposition des pro-duits de l'Amazone. L’arbre étant incisé par une entaillefaite avec une petite hache, ils disposent sous l’incisi< nune coquille retenue en place par le moyen d’un peude terre grasse, de manière à recueillir le suc pur etsans mélange de matières terreuses ou de débris debois. Au lieu de façonner ce suc concrète en poires,ils commencent maintenant à tremper dans ce suc uneplanche rectangulaire munie d’un manche et ayant àpou près la forme et la dimension d'un battoir. Ces ap-pareils se prêtent à un arrangement facile sous la caped'une espèce de cheminée où on active la dessiccationde ce suc concrète, par la combustion de certains boisindigènes. Cette dessiccation rapide donne au caout-chouc cohérent une teinte uniforme brunâtre due à lafois à l’air et à la fumée, teinte qui est une garantie qu’ilne contient pas d’eau comme le caoutchouc opaque etblanc qui se trouve dans l’intérieur de certaines poiresépaisses qui, présentant dans leur section l’apparencedu lard, ont été appelées poires lardeuses. On détacheensuite le caoutchouc desséché en tranchant cette espècede fourreau sur ses cotés, et l’on obtient ainsi des lamesnaturelles dont le découpage en fils, plus facile et don-nant lieu à moins de déchets que celui que l’on exécutesur les poires aplaties , fait vivement désirer que ectteméthode plus rationnelle de dessiccation du caoutchoucse répande chez les peuplades qui nous fournissent coproduit.

Cette extraction du caoutchouc , déjà améliorée . lesera bien plus encore quand on pourra y introduire lespratiques rationnelles de l’industrie européenne. M. An-toine, représentant de la Californie à l'Exposition uni-verselle , paraît avoir employé avec succès un procèdequi consiste à recevoir lo suc laiteux sur un châssis,