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Complément du dictionnaire des arts et manufactures / par Ch. Laboulaye
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CAOUTCHOUC.

capillaiute.

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la limite où le caoutchouc, sufîisanqnent allongé, cessed’agir seul et permet à la courroie île cuir de se tendre .et d'agir à sou tour, la traction qui se transmet alors,«l’une manière plus efîicaec, sur Panneau inférieur dumors, permet au cavalier d’exciver une action éner-gique sur sa monture, et, en n’ayant à la mainqu’une courroie, il peut produire, pour diriger etmodérer la marche «lu cheval, deux effets qu’on n’ob-tient ordinairement qu’en agissant sur deux courroiesdifférentes.

La souplesse du caoutchouc volcanisé, qui le rendsusceptible de s’appliquer d’une manière parfaite surdes ouvertures diverses, a fait depuis longtemps em-ployer ce produit pour des fermetures hermétiques,et la confection de soupapes diverses. On en fabriqueaujourd’hui d'excellentes en forme d’anches, dues àMM. Perrault et Jobard, d’autres de forme sphérique,tantôt en recouvrant de caoutchouc un boulet en fonte,mais mieux encore par les procédés qui servent à ob-tenir ces balles creuses si légères, dont l’aptitude àrebondir est augmentée par l’air comprimé qu’on yinsuffie et qui constituent un jouet d’enfant dont l’usagedoit se répandre d’autant plus qu’il est d’une innocuitécomplète pour ceux qui en font usage, et pour lesvitres des appartements où l’on s’en sert. Quoiqueplus épaisses que ces balles creuses qui servent dejoujoux, ces sphères, servant de soupapes, ont cepen-dant des parois assez milices, ce qui les laisserait troplégères, mais lestées avec de la grenaille de plombplacée dans leur intérieur, elles deviennent ainsi pluspesantes, tout en conservant leur parfaite souplesse,et peuvent retomber naturellement et s'appliquer avecexactitude srtr les orifices qu'elles doivent fermerquand elles sont abandonnées à elles-mêmes dans lejeu des pompes. #

Cotte flexibilité du caoutchouc ne lui permet pas des appliquer directement à la fabrication des tuyaux «lespompes aspirantes , tuyaux (pii seraient dépriméspromptement et oblitérés par la pression de l’air. Unavait essayé d’obvier à cet inconvénient en plaçantdans l’intérieur du tuyau des spirales métalliques ré-sistantes, mais qui ne permettaient pas de faire circu-ler dans ces tuyaux toute espèce de liquide. On placeaujourd’hui ces spirales dans la paroi même du tuyauqui forme ces tubes, qui peuvent alors servir pour laconduite et l’aspiration des acides, la substance métal-lique étant garantie de tout contact.

11 est des circonstances dans lesquelles on a à excr-'cer, au moyen de corps à surfaces raboteuses, unefriction qu’on a intérêt à rendre très-douce. On a, pouratteindre ce but, fabriqué dans ces derniers temps,avec des plaques de caoutchouc volcanisé, présentantdes stries et de petits cylindres placés en saillie, desespèces de brosses propres à une foule d’usages, ainsique des planches à laver, avec lesquelles on ne courtaucun risque de déchirer ou d’user le linge, commeil arrive avec les planches de ce genre en bois ou enmétal. 11 est permis d’espérer que ces nouveaux appa-reils, introduits dans les buanderies, préviendrontpeut-être un peu la rapide détérioration du linge qu’ony blanchit.

Chaque jour voit surgir des applications nouvellesdu caoutchouc. Enveloppes pour emballer les bouteilleset prévenir la casse ; rondelles pour déposer sur l’épau-lement d’un flacon en cristal, et rendre la fermetureobtenue par un couvercle de même substance exacteet facile; siphons destinés à transvaser les acides, etqui s’amorcent d’eux-mêmes quand, après avoir presséune sphère île caoutchouc qui communique avec letube, on permet à son élasticité de déterminer uneaspiration ; tâte-vin commode, composé d’un tube etd’une houle de caoutchouc qui so remplit do vm parle même moyen, et introduit dans l’industrie l’usage

de la pipette en gomme élastique des laboratoires,ce sont autant de formes nouvelles sous lesquelles s’estmanifesté, à l’Exposition universelle T l'emploi ducaoutchouc.

CA1TLLAPJTÈ. Nous avons indiqué déjà le grandrôle que joue la capillarité dans un grand nombre dophénomènes et les applications multipliées qu’on enfait dans les travaux industriels.

L’étude de cette question par Lapîace et Poisson aconduit ces savants à des formules qui représententconvenablement les phénomènes, et réciproquementl’interprétation de ces formules a conduit à «les expé-riences très-curieuses que nous devons indiquer ici.

La formule à laquelle Laplace est arrivé permet doprévoir la forme de la surface du liquide sur lequels’exerce la capillarité. Elle consiste en ce que, si l’onappelle K et U’ les rayons de courbure principaux dela surface en chaque point, K 2 un coefficient qui dépenddes corps en présence, et B la quantité dont il fautdiminuer la pression moléculaire A qui s’exerce surlu surface du liquide, quand de plane elle devientconcave, on a :

Cette formule a conduit M. Plateau aux curieusesexpériences que nous voulons rapporter ici.

Si un liquide n’était pas pesant, il prendrait un étatd’équilibre uniquement déterminé par les actions mo-léculaires qu’il exerce sur lui-même, et qui doivent agirsymétriquement s’il n’ya aucune force étrangère; doncl’on devrait, quel que soit le point considéré sur sasurface, avoir :

1

K

- 4 - 77 : = constante.K

La figure que ce liquide prendrait naturellement sa-tisferait nécessairement à cette condition, et récipro -quement toutes les formes de surfaces qui y satisfontsont des figures d’équilibre possible, stables ou in-stables.

Pour réaliser ce cas d’un liquide sans pesanteur,M. Plateau compose avec de l’eau et de l’alcool unmélange en proportions telles, qu’il ait exactement ladensité de l’huile, de façon que cette huile s’y main-tienne en équilibre parfait.

Pour faire l'expérience, ou engage au milieu duliquide mélangé, placé dans un vase de verre, l’extré-mité d’une pipette pleine d’huile qu’on laisse écoulertrès-lentement: elle se réunit en masse à l’extrémitédu tube, et, quand elle o«t en quantité suffisante, onretire la pipette en la bouchant ; l’huile reste immo-bile à la place où ellea été déposée, elle yprend la forme sphé-rique (fig. 3 ii9). Onsait qu'il en est ainsitoutes les fois qu’onagite de l’huile dansun liquide aqueux ;les gouttelettes oléa-gineuses sont toujourssphériques. C’est la3 MO. forme la plus stable,

^et elle satisfait évi-demment à l’équation ci-dessus.

Pour obtenir d'autres formes, il faut introduired’autres forces que celles dues aux actions molécu-laires. M. Plateau a recours à un artifice qui consisteà fixer certains points de la surface à des contoursmétalliques formés de fils de fer préalablement huilés ;l’huile adhère à ces contours et se présente sous desformes nouvelles. Ainsi, sur nue circonférence, elle