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Complément du dictionnaire des arts et manufactures / par Ch. Laboulaye
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CIIEVRE.

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CHAUX.

autant pour une foule de cas, les soudures de métaux,la fonte du zinc, etc.

CHAUX (four a). M. Simonneau (de Nantes ) acombiné une disposition de four à cliaux qui a fournid’excellents résultats au point de vue de l’économiede chauffage qu’il procure ; ce qui n’est pas de minimeimportance pour des pays (pii, comme l’ouest de laFrance , doivent leur prospérité agricole à la chauxemployée sur une grande échelle comme amendement.Ce lotir est continu, sans que le combustible soit tou-jours mélangé avec la pierre, différant en cela deceux de cette espèce décrits à l’article mortier. Lesdispositions spéciales qui en ont fait le succès, peu-vent le rendre préciepx pour l'utilisation de certainscombustibles de qualité très-inférieure.

1 a forme générale de ce four, que représentent lesfigures 3403 et 3464, est celle d’un ellipsoïde inégale-

3403.

3464.

ment tronqué à scs extrémités, la plus grande section,celle du gueulard, étant de 3 mètres environ, tandis quela section horizontale inférieure fermée par une grillen'a qu’une ouverture de 80 centimètres.

Au niveau de cette grille le four présente une ouver-ture destinée au défournement de la cliaux et fermantau moyen d’une porte à coulisse en tôle épaisse.

Au-dessous de cette meme grille se trouve le cen-drier du four, revêtu à l’intérieur de briques réfrac-taires et pourvu aussi d’une porte à registre.

A 3 mètres environ au-dessus de la grille viennentaboutir, dans le four et sur le même plan horizontal,quatre conduits ou chauffes opposés deux à deux etsymétriquement disposés de chaque côté du four. En-tre les deux conduits s’élève un massif en maçon-nerie pleine servant de point d’appui à la voûte ■deschauffes. Vers le milieu de leur longueur, ces con-

duits sont pourvus d'une grille qui reçoit le combus-tible. Les cendriers de ces chauffes sont munis deportes à registres.

Ce four rappelle le four de Iluderdorf, décrit à l’ar-ticle chaux, disposé pour l’emploi de la tourbe. 11 endiffère par les proportions qui permettent l’emploi detous les combustibles en faisant varier l’intensité dufeu à l’aide des registres, et aussi par l’excellente dis-position de sa grille en plan incliné, formée de bar-reaux de fer espacés de 3 centimètres, et servant,pendant le défournement de la chaux, à tamiser lescendres et la poussière de chaux, et par suite à dimi-nuer beaucoup la fatigue du chaufournier.

Lorsqu’on emploie du combustible donnant de grandesflammes , comme des fagots, des branchages, desajoncs, on ferme le grand cendrier et on entretient surchaque chauffe un feu vif.

Lorsqu'on emploie la houille,il faut stratifier le calcaire parcouches de o mètres, puis dé-poser un lit de branchangcs,de fagots, sur lequel on charge7 hectolitres de houille. Enopérant (le la sorte, on ob-tient jusqu’à 8 hectolitresde cliaux par hectolitre dehouille.

Quand on emploie de latourbe ou de l’anthracite, ilfaut diminuer la couche decalcaire de moitié, et tirertoutes les heures exactementun hectolitre de cliaux pourfaire couler les cendres et avi-ver le feu.

On ne saurait évaluer àmoins de 8 ou 10 fr. par\ ,000 kilog., dit M.Jaoque-lain dans son rapport à laSociété d’encouragement, au-quel nous empruntons les dé-tails qui précèdent, l’économieque procure l’emploi desgrands fours à chaux deM. Siinonneau, de 120 mètrescubes de capacité, pouvantproduire 40 mètres cubes parheures, quand on les com-pare aux petits fours généra-lement employés dans lescampagnes. Or on sait dequelle importance extrême estle bas prix de la chaux pourF agriculture, et que certainesterres froides notamment nedonnent que des résultats mi-sérables sans l’emploi de cet amendement sur unegrande échelle.

CHEVRE. On donne le nom de chèvre non-seule-ment à l’espèce de treuil qui sert à élever les maté-

riaux dans les constructions, mais encore à une com-binaison de leviers qui forme un appareil fort simple et