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Complément du dictionnaire des arts et manufactures / par Ch. Laboulaye
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1 JG DÉCORATION CÉRAMIQUE .

DÉCORATION CÉRAMIQUE .

autrement dit, ces poulies peuvent servir à faire dé-crire à la transmission un vrai polygone, soit en pro-jection horizontale, soit en projection verticale.

« 5° Un reproche, ou (lu moins une objection que l’onserait tenté de faire à ce mode de transmission, et quipourrait meme en retarder l'application, consiste dansla perte de force que Ton supposerait causée par le frot-tement des axes des poulies contre leurs collets, parsuite de la grande traction du câble; mais cette objec-tion tombe devant le calcul qui vient prouver que cetteperte est peu sensible, et qu’on peut la considérer commenulle lorsqu’on la met en regard de celle qui rémlte del’emploi des arbres de couche. — En effet, si, à l’aidedes données expérimentales et numériques que nousavons pu recueillir jusqu’ici, nous venons à comparerla force réellement consommée par notre câble de240 mètres, et celle que consommerait une transmis-sion ordinaire par arbres de coucbe, nous acquéronspromptement la certitude que la première de ces forcesest à la seconde comme I t 15.

« Pour une longueur de 80 mètres, mesurée hori-zontalement à partir de la poulie motrice, la flèche dela courbede notre câble est, h.l’état de repos, de 0"‘,85.Le câble pesant 1 kilog. pour 2 n, ,73 de longueur, ontrouve, à l’aide de l'équation de la chaînette, que la ten-sion est de 331 kilog. environ au point d’enroulementsur la poulie conductrice. Cette tension, étant la mêmepour les deux brins, exerce une pression de 062 kilog.sur les collets de l'arbre moteur. On sait que la sommedes tensions des deux brins d’une courroie est la mêmeà l’état de mouvement qu’à l’état de repos; la tensiondu brin conduit diminue autant que celle du brinconducteur augmente. La force transmise étant do38 X 75=2,850 kilogrammèt. et la vitesse de 13 m ,32,8 >0

environ, on a — = 211 kilog. pour l’effort dû. au tra-

13,o

vail. La tension du brin conducteur est donc de 542 kil.,et celle du brin conduit I 20 kilog. Le collet sur lequel s’exerce la pression totale de 6G2 kilog. a 0 m ,07de diamètre : avec 92 tours par minute, la vitesse à lacirconférence est donc de 0 l,l ,33 par seconde. En ad-mettant que le frottement soit de 1/10 de la pression(ce qui, d’après mes recherches sur le frottement, est le

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chiffre le plus défavorable possible), on a X0 ra i33

= 21 kn .S pour le travail en kilogrammètres, absor-bé par 1 *s collets. Cette valeur est à doubler, puisquele rnCm » travail est consommé; par les frottements de lapoulie conduite (soit 43 km ,6).

« Pour construire une transmission équivalente avecirn arbre de couche, il faudrait donner à celui-ci 0 m ,1

do diamètre. Sur 2 H) mètres on a donc un poids 213,()M) kilog. La vitesse à la circonférence e*t ici de

92X0,1X3,1416 , u n v ,

-= U m ,4o par seconde. En admet-

60 ’ 1

tant aussi 1/10 de 13,000 kilog. pour la valeur du frot-tement, on a donc 0,i8 X 13,00 = 644 kilogrammè-tres pour la force consommée, au lieu de 43 k ,6 (pie nousavons pour notre câble. — 11 serait facile de prouver que

ce rapport--est un minimum dans la pratique.

43,6

« Remarquons, en passant, que le prix d’un tel arbre,à lui seul, serait d’environ 26,000 francs, y comprisles supports, les coussinets, la pose, etc.; tandis qu’uncâble, avec ses deux grandes poulies et ses (leux peti-tes poulies de support, n’atteindra jamais le 1/10 decette somme.

« Encore faut-il remarquer que le parallèle que jeviens d'établir entre les deux systèmes donnerait debien autres résultats si l’on augmentait considérable-ment les distances; car il arriverait un moment oùl’arbre de couche, en raison de sa trop grande lon-gueur, ne serait plus même assez fort pour se mouvoir,/ui seul, sans se rompre, tandis que le câble soutenu,de distance en distance, par des poulies de support, pour-rait être conduit indéfiniment loin, sans que le frotte-ment devînt un obstacle sérieux à son emploi. — Eneffet, du moment où, en raison de la distance, on estobligé de recourir aux poulies-supports, ce ne sont plusquelles seules qui peuvent absorber de la force; or, àsimple vue, on se convaincra que les axes de ces pou-lies et leurs collets qui sont d’un diamètre très-réduit,et qui d’ailleurs n’ont pas une charge bien grande àsupporter, ne peuvent consommer qu’un travail relati-vement insignifiant.

<* Cette merveilleuse faculté de franchir l'espace sansperte notable de force n’appartient donc qu'aux transmis-sions par câbles métalliques. — Basée sur le principeélémentaire de mécanique, en vertu duquel on arriveaux grandes quantités de travail, avec de petites forceset de grandes vitesses, et vice versa, et sur l’expériencepratique de l'inaltérabilité du métal plié et replié sanscesse sur des arcs de grand rayon, cette solution duproblème fournira un nombre infini d’applications nou-velles. Son extrême facilité d’exécution, le peu de dé-pense qu’elle entraîne vulgariseront rapidement unedécouverte qui, nous devons le faire remarquer, n’estprotégée par aucun brevet, et sur les applications de la-quelle nous avons toujours libéralement donné tous lesrenseignements pour lesquels on a eu recours à nous. »

Ad. IIir>\

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DÉCORATION CÉRAMIQUE. La décoration despoteries prise dans son ensemble constitue maintenantun art à part, quelquefois réuni comme accessoirenécessaire à la production elle-même, quelquefois dis-tinct et formant en quelque sorte une seconde indus-trie. Nous présenterons dans cet article une étudesérieuse et complète des moyens variés, ingénieux,logiques, à l’aide desquels on peut décorer les pote-ries. Nous pourrons offrir ainsi d’une manière synop-tique l'esquisse d’uue science qui possède , commetous les corps de doctrine, ses lois, scs-règles et sesméthodes.

Le sentiment de la couleur est tellement inné chezl'homme, que toutes les industries, même à leur nais-sance, ont produit des objets à l’élégance, à la richesse,à la valeur desquels le producteur ajoutait une orne-mentation souvent originale par l’application de prin-cipes colorés. A défaut même de substances coloréesspéciales, on trouvait, dans la forme et dans le relief decertaines parties, le moyen de faire naître, par des dé-compositions ou des réflexions de la lumière blanche,des clairs et des obscurs qui équivalaient en quelquesorte à de la peinture; et s’il est une industrie qui,sou? le rapport de la décoration, mérite l'attention,