r,i; décoration cékami^uk.
IVW.« il" ü. — On-mélangc :
Oxyde de cuivre. . .., , £0
Blanc n" 2.100
Jaunes n° 0. — Les jarnes sc font en composantdes bases jaunes a, b. c,anaV>gucs aux jaunes de Naples qu’on mêle ensuite avec îles fondants transparents ouopaques.
VInuneclair. Jaune. Jaune d’or.
Antimoumte de potasse.
60
60
60
Minium.
90
60
90
Carbonate de soude. . .
10
15
»
Oxvde de fer bvdratc.. .
»
12
56
On mélange ensuite pour avoir :
Jaune pale. Jaune. Jaune foncé.
Fondant n'* 1.Knuiil n 0 2. .Jaune a .. .Jaune -b . . .Jaune c ....
100
100
100
100
100
12o
Iément ou réunis par douzaine sur un même palier. Onles fait alors mouvoir mécaniquement en remplaçantla manivelle par des pignons engrenant avec des rouesqui reçoivent leur mouvement d’un mécanisme com-mun. On broie de la sorte actuellement à Sèvres toutesles couleurs employées dans le service des terres cuitesvernissées. Quelque soin qu’on mette à broyer les cou-leurs au moulin, on ne peut, par ce moyen, lorsqu’ellessont destinées aux peintures sur porcelaine dure outendre, arriver au broyage parfait, indispensable pourfaire un travail soigné. On termine le broyage sur uneglace au moyen de la molette.
Les glaces dont on se sert doivent satisfaire auxmêmes conditions que les moulins eux-mêmes. On leschoisit en verre à glace; elles sont bien dressées, ordi-nairement carrées et d’assez grande épaisseur ; il fautles choisir dépourvues de bulles, et apporter le plusgrand soin à leur nettoyage; on les met en état de ser-vir au broyage d'une couleur nouvelle en les employantau broyage de sable ou de feldspath déjà très-pulvé-risé.
Üruns n° 7.— On ombre les couleurs qui précèdenten composant sur la palette des mélanges de jaune deNaples b et de bleu foncé, savoir : dans les proportionsvariables de 1, 2, J, i parties de jaune pour \ de bleu.
< )u fait encore de bons bruns par la même méthode enbroyant sur la glace des mélanges de l, 2,3 parties dejaune 6 pour 1 partie de noir n° 3.
Lorsque la couleur est préparée , qu’elle a été re-connue de bonne qualité par deux ou trois essais faitsdans des moufles isolés et dans differentes conditionsd’épaisseur, de durée de feu, d’intensité de chaleur, ilfaut la mettre en état d’être employée. On commencepar la broyer, qu’elle soit pour porcelaine dure, oupour porcelaine tendre, ou pour faïence.
Trituration des couleurs. — La couleur ne peut êtreappliquée qu’à l'état do poudre impalpable. On com-mence par la diviser dans de» mortiers en biscuitde porcelaine, qu’il est convenable de tenir très-propres et de réserver toujours, autant que possible,pour la même couleur. On concasse la matière avec unpilon qu’un recouvre d'une toile pour arrêter les éclatsqui -se trouveraient disséminés et perdus. On passe autamis les poussières qu’on met de côté. On rcpxend lesparties qui, sont restées sur le tamis, et qu’on nommemouehettes par corruption de mouchetures.
Les mortiers pourraient être faits soit en cristal, soiten verre ; mais ils sont trop peu résistants ; cependantils offrent l’avantage de ne pas beaucoup altérer lacouleur.
I.es diverses parties qui composent ces moulins sontéquivalentes à celles des tournants, au moyen desquelson broie les éléments des pâtes. Une cuvette reçoit lamatière à broyer en même temps qu’elle forme le fondsur lequel la matière devra s’écraser, par suite du frettement de la meule. Le fond de la cuvette est relevévers le contre, de telle sorte qu’il forme une rigoie an-nulaire dans laquelle s’accumule la matière à broyeret qui reçoit la meule elle-même également annulairedu plutôt de la forme d’un cylindre creux renflé par lebas. Une double échancrure opère une sorte de remouqui force toutes les molécules à sc présenter successi-vement sous faction de la meule.
La partie supérieure porte deux trous dans lesquelss'engagent les tenons d’un plateau de bois qu’on peutsuicharger de plomb et qui porte un bouton de mani-velle par lequel on peut faire tourner la meule intéricurc. Quelque durs que soient ces moulins, ils s’usenttoujours ; aussi a-t-on pris une disposition particulièrequi permet de retourner la meule lorsqu’elle est uséeet d’en doubler la durée. Il suffît de retourner la meulej dut remplacer la partie hors de service.
,Lcs moulins peuvent être montés sur une table iso-
l)n se sert, pour pulvériser sur la glace, de molettesen verre dur ou en porcelaine; les plus dures sont évi-demment les meilleures. On rejette les moiettis decristal qui s’usent trop facilement; il est certain, parexemple, que le carmin est altéré par le broyage lors-qu’on pratique cette opération avec les molettes en cris-tal plombifère. On se sert de couteaux pour relever surla glace la couleur broyée, soit afin de la ramener aucentre de la glace pour continuer le broyage, soit afinde la mettre en réserve, lorsque la porphyrisation estcomplète. Ceseouteaux sonten corne, en acier, en ivoire;ils ont leurs inconvénients et leurs avantages. Il fauten général être très-sobre de leur emploi et n’en faireusage que lorsqu’on ne peut agir autrement. On ramènean centre de la glace la couleur à broyer au moyen dela molette elle-même. Les couteaux d’acicr s’usent assez,promptement; ils introduisent du fer dans les couleursqui n’en doivent pas contenir : les couteaux de corne etd’ivoire doivent alors être préférés; cependant on trouveaux couteaux de corne ci «‘ivoire des inconvénients ; ilslaissent un résidu de phosphate de chaux qui, s’il est enquantité sensible, s’oppose au brillant de la peinture.
Lorsque les couleurs ont été broyées à l’eau d’abord,à l’essence ensuite, on les applique au moyen de pin-ceaux, quelquefois auâsi sur glaçurc au moyen des mé-thodes rapides de l’impression indiquées déjà pour ledécor sous gîaçure (couverte ou vernis).
Les différentes couleurs doivent être appliquées aumoyen de véhicules qui disparaissent pendant la cuis-son. L'eau, dont l’usage est impossible lorsque la ma-tière est naturellement huileuse comme dans le cas deslustres, serait évidemment le véhicule le plus conve-nable, car elle disparaît par une simple exposition àl’air; mais les couleurs ne sont pas suffisamment fixéespour que les retouches so : ent faciles ; on se sert de pré-férence d’essence de térébenthine ou d’essence de la-vande. Comme ces essences sont elles-mêmes très-vola-tiles, on les rend visqueuses en les additionnant desessences graissées par une exposition prolongée au con-tact de l'air.
On pose les fonds avec les essences de lavande quirestent plus fluides et s’évaporent moins promptement.On peint avec la térébenthine; on peut enlever des par-ties peintes et faire des réserves, soit en grattant, soiten délayant la couleur déjà posée.
Le grattage est une opération mécanique ; le délayageest une opération chimique. On peut faire usage d’unedissolution alcaline, et mieux encore d’huile de lin quidétrempe les résines par lesquelles la couleur est Axée.On colore généralement cette huile par de la cochenilleou du carmin. Les réserves peuvent encore sc faire enappliquant le fond sur des matières gommées, carbo-