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Complément du dictionnaire des arts et manufactures / par Ch. Laboulaye
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*80

EAUX.

EAUX,

Le Havre

, poulierdusud,

20 mars l

853, 1

quart

C'ait Dirt

d’heure avant le flot.

22,7

Idem, idem, 27 mars 1855,

idem

10,5

Ilonflcur

, près l'hGpital,

20

mars

1855,

idem.

10,0

Idem,

idem,

27

mars

185)5,

Idem.

6,4

Rervillc,

à la surface,

2.)

mars

1855,

idem.

8,9

Idem,

au fond,

20

mars

1835,

idem.

9,1

Idem,

h la surface,

27

mars

1855,

idem.

0,5

Idem,

au fond,

27

mars

1855,

idem.

0,3

La Roque, à la surface,

20

mars

1855,

idem.

4,4

Idem,

au fond,

20

mars

1855,

idem.

4,8

Idem.

û la surface,

27

mars

1855,

idem.

0,03

Idem,

au fond,

27

mars

1855,

idem.

3,03

Tanoarv

ille, ù la surface,

, 20

mars

1855,

idem.

0,5

Idem,

au fond,

20

mars

1855,

idem.

0,5

Idem,

à la surface,

127

mars

1855,

idem.

0,02

Idem,

au fond,

27

mars

1835,

idem.

0,03

Quillcbœuf, à la surface,

20

mars

1855,

idem.

0,02

Idem,

au fond,

20

mars

1855,

idem.

0,04

Idem,

à la surface.

,27

mars

1855,

idem.

0,03

Idem,

au fond,

27

mars

185.3,

idem.

0,03

La proportion de sel varie naturellement d’un jourù l’autre, selon la force de la marée et celle du cou-rant, mais la loi de décroissance est toujours bienmarquée. Au dessus de Quillcbœuf, la proportion desel diminue encore plus rapidement, et à Rouen onn’en trouve plus que des traces.

L’ammoniaque, à l’état de nitrate ou de carbonate,exerce sur la saveur des eaux une action analogue àcelle des alcalis précédents. Cette substance n’existeégalement qu’en très-petite quantité dans les eaux na-turelles de bonne qualité. Elle ne se trouve en abon-dance que dans les eaux qui ont été en contact avecdes matières organiques en décomposition. Nous revien-drons sur cette substance en parlant de l’acide nitriquedans les eaux.

La silice existe dans presque toutes les’eaux, mais ha-bituellement en petite proportion. Les eaux des terrainsgranitiques et feldspathiquesen renferment une certainequantité provenant, comme la potasse, de la décompo-sition par l’eau, l’air et l’acide carbonique des rochesde cette espèce. Certaines eaux minérales renfermentbeaucoup de silice; mais cette substance, dans la pro-portion où elle se trouve dans les eaux ordinaires, paraitexercer peu d’influence sur leurs propriétés pour lesusages domestiques et économiques.

On a déjà parlé de la présence de l’acide sulfuriquedans les eaux à l’état de sulfate de chaux. C’est unedes causes les plus fréquentes de la mauvaise qualitédes eaux dans une partie de la France . Considéré indé-pendamment de la base avec laquelle il est uni, l’acidesulfurique donne lieu à des réactions extrêmement fâ-cheuses. Quand les eaux qui en renferment se trou-vent en présence de matières organiques, il sc formesouvent de l’acide sulfhydrique qui rond l’eau in-fecte. Cette réaction des eaux plâtreuses sur les boisles détruit assez rapidement ; ainsi, les pieux enfon-cés sur le bord du lit de la Seine à Paris , surtout surla rive droite, sont coupés h la ligne d’affleurementdes couches d’eaux plâtreuses qui descendent de Mont-martre , quand ils se trouvent en même temps à proxi-mité d’un égout qui fournit les matières organiques.Des réactions analogues sont très-fréquentes dans lespays où lfes eaux sont riches en acide sulfurique.

L’acide chlorhydrique sc rencontre le plus habituel-lement dans les eaux qui contiennent de la soude. Quel-quefois cependant, il parait uni à la chaux, mais alorsil est en petite quantité. Sa présence ne donne lieu àaucune observation générale digne d’intérêt au pointde vue pratique qui nous occupe ici.

L’acide phosphorique doit exister dans les eaux beau-coup plus fréquemment qu’on ne le suppose habituel-lement, parce que les chimistes, jusque dans ces der-

niers temps, ne le recherchaient pas d’une manièrespéciale, de l’ai rencontré dans un assez grand nombred’eaux naturelles où son importance, au point de vuedes irrigations, me l’a fait chercher. Il est ù désirerque l’attention des chimistes et des médecins soit ap-pelée sur ce point. La haute inportancc des phosphatesen agriculture et dans l’économie animale permet deprévoir que cette étude donnera lieu à d’intéressanteset utiles observations.

L’attention n’a été vivement appelée sur l’existencedes nitrates dans les eaux que dans ces derniers temps;on avait depuis longtemps signalé leur présence, maisen général, on ne les dosait pas d’une manière rigou-reuse. L’importance de ces composés au point de vuede l’agriculture est maintenant bien appréciée ; leurinfluence sur les qualités hygiéniques ou économiquesde l’eau est encore peu connue. Mais on peut espérerque les observations en se multipliant ne tarderont pasà éclairer cette question.

L’acide nitrique forme avec la chaux un sel solublefixe, qui doit exercer une action non moins nuisible quecelle du sulfate de cliaux.

La production des nitrates est due â des réactionsqui ne sont pas encore connues dans tous leurs détails,mais dont l’ensemble permet déjà d’expliquer plusieursfaits importants. En présence de l’oxygène et de produitscalcaires ou alcalins, les matières organiques azotéessont brûlées et transformées en acide carbonique et enacide nitrique. Ainsi s’explique l’absence presque com-plète de matières organiques dans la plupart des puitsde Paris , percés au milieu de terrains imprégnés de dé-jections de toute sorte, et, en revanche, 1 a forte propor-tion de nitrates existant dans ces eaux. Dans certainesconditions, la nitrification est donc un moyen de dé-barrasser l’eau des matières organiques qui la ren-draient repoussante. Nous n’insisterons pas ici sur laforniationdes nitrates ; nous dirons seulement que l’exis-tence de ces produits, presque toujours négligés dansles analyses d’eau jusque dans ces derniers temps, ex-pliquera probablement bien des faits dont la science nopouvait pas encore faire connaître les causes. L’alté-ration de certains métaux par les eaux, le succès oul’insuccès, selon les pays, de certaines opérations deteinture, etc., n’ont peut-être pas d’autre origine.

L’oxydation de l’ammoniaque dans beaucoup de cir-constances donne naissance ù de l’acide azotique, etréciproquement, certaines actions réduisantes trans-forment l’acide azotique en ammoniaque. Il doit doncexister souvent une relation entre les proportions rela-tives de ces deux composés dans les eaux. Un a: sezgrand nombre d'essais, trop longs à reproduire ici,m’ont fait reconnaître que la proportion d’acide azo-tique et d’ammoniaque variant dans l’eau puisée à unemême source à diverses époques, la somme de l'azotede ces produits est souvent ù pou près constante.

‘Voici quelques exemples de dosages d'ammoniaqueet d’acide azotique dans les eaux :

MILLIGRAMMES |

par litre !

’d'acHe aiAliqtirlaanunuiu ,

Eau dos fontaines d'Hague-

nau n° 1 .

0,2

9,5

j Idem n" 2.

0,8

4,9

| Fan filtrant du ciel des cata-! combes à Paris .

4,6

45,1

’ Eau d’un ruisseau des Vosges

0,4

8,0

Eau du canal de Carpcntras.

1,0

0,6

4,9

Eau de la Moselle à Charmes

2,5

Fontaine près de Versailles .

1,0

15,0

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