F.AUX.
K AUX.
4SI
gaz do Tenu en plaçant le liquide dans le vide, et enne 1’cxpoeant pas à une température sensiblementplus élevée que celle où il se trouve exposé dans lesconduites de distribution.
On sait que Ton peut également doser l'oxygène del’eau à l’aide du manganate de potasse titré. C’est unprocédé d’une exécution aussi facile que la détermina-tion d’un degré hvdrotiinétrique, mais qui doit êtresouvent contrôlé par l'analyse cudiométrique directe,car diverses circonstances peuvent le reudre fautif. Onne saurait assez multiplier les essais de ce genre, (piifourniront sans aucun doute de très-utiles indica-tions.
Les eaux de bonne qualité ne doivent tenir en disso-lution que les gr.z oxygène, azote et carbonique. Laproportion relative de ces gaz et de leur volume total estextrêmement variable d’une eau à l’autre, et souvent,pour une même eau, d’un jour à l’autre. U est rare quela proportion soit celle e par la loi de solubilité
des gaz en coiTtact avec l’eau.
Dans une eau de bonne qualité, l’oxygène ne doit pasdescendre au-dessous de 3 ou 4 centimètres cubes parlitre; plus la proportion de ce gaz est considérable etplus, toutes choses égales d’ailleurs, l’eau est de bonnequalité. La proportion d’azote varie moins que celle del’oxygène ; quand elle dépasse 1 4 ou 15 centimètres cu-bes par litre, l’eau a dû séjourner trop longtemps dansun espace confiné, ou s’être trouvée avec certaines ma-tières organiques en décomposition. Quant à l’acidecarhoniquc, sa proportion n’a, pour ainsi dire, pas delimite ; le passage des eaux ordinaires aux eaux ga-zeuses proprement dites a lieu par degrés insensibles.On peut dire seulement que dans les eaux ne renfer-mant pas de bicarbonate, on doit encore trouver, en gé-néral, 8 à 10 centimètres cubes d’acide carboniquepar litre, pour que l’eau soit agréable et salutaire. L’eaudes puits artésiens, qui plaît assez généralement, encontient cependant une moindre quantité.
La stabilité de la solution de gaz carbonique dansl’eau varie du reste avec beaucoup de circonstances.La nature des matières solides dissoutes dans le liquide,bien que si faible en général, exerce une influenceplus grande qu’on ne le pense sur la solubilité deces gaz. D’un autre côté, le temps augmente beau-coup cette stabilité. Ainsi tout le momie a remarquéque l’eau de scltz, versée quelques instants après sapréparation, abandonne immédiatement presque toutson gaz et n’a (pic peu de saveur: tandis qu’en laconservant quelque temps, elle pétille plus longtempsdans le verre et offre une saveur beaucoup plusagréable. Les eaux naturelles présentent un la.t ana-logue : si le moment où elles se chargent d’acide carbo-nique est éloigné de celui où les circonstances exté-rieures d’élévation de température, de diminution depression, d’agitation, etc., tendent à le lui faire per-dre, elles résistent beaucoup plus longtemps à ces in-fluences «pie si elles avaient agi plus promptement surelles.
Les variations de la proportion d’oxygène dans l’eausont quelquefois très-rapides. Parmi les nombreuxexemples que j’ai observés, j’en citerai un seul, pourne pas allonger encore ce paragraphe déjà si long. Pen-dant les chaleurs de l’été de 1856, la proportion d’ox v-gène dissous dans l’eau du lac du bois de Boulogne esttombée, en.une semaine, de 3 CC ,6 par litre à I e ,8 seule-ment.
L’influence de pareilles variations dans la qualité de1 eau nu point de vue de ses applications domestiqueset industrielles e»t nécessairement considérable, et ilimporte (pic les chimistes, en multipliant les essais, don-nent aux médecins le moyen d’en apprécier les effetssur la santé.
\ oici quelques exemples d'analyses de gaz de l’eau.
DESIGNATION
DES
GAZ DISSOUS
flH 1.1THK .
Centimètres cubesà 0° et 0“,76.
. EAUX.
S
5
5 J
1
j 1 Sources des environs d’Or-j tliez (Basses-Pyrénées ). .
5,6
13,8
16,2
35,6 j
2 Source d’Argagnon , prèsd'Orthcz (Basscs-Pvrén.*.
1,7
13,6
24,9
43,2 !
3 Source de Combes-la-Vilie(Scinc-ot Marne).
3,1
16,6
35,0
54,7
4 Fontaine de la place d’Ar-
mes de la Rochelle . . .
17 juillet l84G.
3,9
12,0
16,2
32,1 :
6 Kan (lu puits artésien deGrenelle en 1841. . •. . .
3,6
13,0
1,5
18,1
7 Kau du château d’eau delïeims, 18 juin 1849 . . .
o,7
15,6
5,8
27,1 :
8 Kau de la Vilaine, à Kedon,
3 7
14,9
1,8
20,4 :
9 La Loire à Nantes , vis-à-vis
le château, 7 juillet 1846
5,5
11,4
0,5
17,5 :
11 La Maine à Clisson, 26 juil-let 1816.
1,3
14,o
3,3
22,1 !
4 2 Lac de Grandlieu près 13o-naye, 17 juillet 1846. . .
5,9
13,4
0,6
19,9
13 Kan de la Garonne à Tou-louse , 16juillet 1816 . .
7,9
15.7
17,0
1
1
*0,6:
14 Kau du puits de l’Keole nor-male de Rodez , 26 dé-cembre 1849.
9,8
25,3
21,7
•'iG,8
15 Kau du Doubs à Besançon ,17 juin 1845.
9,5
18,2
17,8
15,5
IG Kau du Rhône à Genève ,3Ü avril 1846 .
8,1
18,4
8,0
34,8
17 Kau du Rhône à Lvon, juil-let 1835.
6,5
11,5
6,5
24,5
18 Kau du Rhône à Lyon ,2 mars 1839.
7,9
16,0
12,8
36,7
19 Kau du Rhin à Strasbourg ,mai 1846 . \
7,4
1 5,9
7,6
30,9
22 Kau prise au milieu du lacdu bois de Boulogne , juin
1856 .
2,6
12,0
1,3
15,9
23 Kau de l’étang de C'azeau(Landes ), novembre 4858.
6,6
16,0
11,2
!
33,8
24 Kau d’un puits de Paris ,près le marché St-IIonoré
1,4:20,7
38,1
60,2
25 Kau des'fontaines d’IIague-nau.
6,0
29,6
99 9
57,8
26 Kau d’une source près deVersailles , 15 juill. 1838.
5,7
13,3
11,4
30,4
27 Kau de la même source,25 juillet 1 858.
---
3,7
16,2
11,8
31,7'
Les mêmes eaux portent le même numéro dans cetableau et dans celui de la page 171.
II est une application de l’étude des gaz dissous dansl’eau, que nous ne pouvons passer sous silence Lesqualités des eaux, au point de vue de la science réccntoet si intéressante de la pisciculture, sont encore, il fautbien l’avouer, assez mal connues. Certaines eaux sontbonnes, d’autres sont mauvaises La nature des ma-tières salines dissoutes paraît, dans certaines limites,exercer assez peu d’action. La température do l'eau o>ttrès importante au contraire, mais elle ne rend pas