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Complément du dictionnaire des arts et manufactures / par Ch. Laboulaye
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EAUX.

EAUX.

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varie de 5 à 7 p. 100 du prix de location des maisons.Il y a d’ailleurs des tarifs particuliers pour les che-vaux, les voitures, les bains, les cabinets d’aisances, etc.

A Preston, le volume d’eau distribué par jour et parhabitant est de 73 litres. On compte cinq habitants parmaison.

A Nottinghnm on distribue par habitant 75 à 80 lit.d’eau par jour.

A Huit les machines distribuent 173 litres par jouret par tête.

A Ashton-under-Lyne , la compagnie distribue unequantité d’eau assez variable d’un jour à l’autre, maisqui en moyenne par jour et par tête s’élève àseulement. Il y a en moyenne 5 1/2 habitants parmaison.

Le chiffre, cité en dernier lieu, est beaucoup tropbas. Les ingénieurs anglais admettent, comme résul-tat général, que la consommation doit s’élever à 100litres au moins par habitant et par jour, dont 70 pourles besoins domestiques. Pendant l’été le service doitpouvoir monter à 150 litres.

Ces chiffres, du reste, ne sont pas très-comparablesaux nôtres, parce que les services publics extérieurssont beaucoup plus importants en France qu’en Angle-terre, et que, dans la plupart de nos villes, la popu-lation par maison est beaucoup plus grande qu’en An-gleterre.

L’aqueduc Croton, si justement célèbre, amène àNew-York 415 à 120 litres d’eau par 24 heures etpar tête. Il a été construit de manière à assurer facile-ment un débit régulier de 410,000 mètres cubes parjour, qui pourrait, au besoin, être porté à 250,000 mè-tres cubes. L’aqueduc qui amène l’eau du bassin deretenue, formé en barrant la rivière, a 65 kilom. delongueur. Le réservoir où arrivent les eaux dans la villecontient 681,000 mètres cubes.

La ville de Bruxelles a fait établir, il y a peu d’an-nées, une distribution d’eau do sources. Son débit estde20,200 mètres cubes par 24 heures, soit, pour 250,000habitants, une moyenne de 80 litres par tête. La dé-pense d’établissement s’est élevée à 30 fr. environ parhabitant, tout compris. s

Les machines qui élèvent l’eau à Lyon ont été cal-culées pour assurer un débit journalier de 15,000 mè-tres cubes pour le bas service, atteignent une hauteurde 48 mètres au-dessus de l’étiago du Rhône , et do5,000 mètres cubes pour le haut service atteignant unehauteur de 110 mètres, soit en tout 20,000 mètrescubes pour 234,500 habitants, soit 85 litres par tête.La dépense d’établissement a été de 26 à 27 fr. parhabitant.

Les eaux amenées à Bordeaux sont recueillies par unaqueduc à barbacanes dans le coteau d’où elles émer-gent; elles sont montées par des machines dans lesréservoirs de distribution. On a calculé sur un débitjournalier de 22,000 mètres cubes, soit 170 litres parhabitant. La taxe*est de 10 fr. par an, par hectolitrejournalier pour les usages domestiques, et de 3 francsseulement pour les usages industriels. La dépense depremier établissement a été de 32 fr. environ par habi-tant.

La distribution des eaux de Nantes a lieu par ma-chines qui puisent dans la Loire . Il y a deux systèmesdo conduites : les unes sont destinées aux eaux trou-bles pour le service public, dont le volume quotidien estde 4,000 mètres cubes; les autres porteront l’eau fil-trée pour les usages domestiques dont le volume serade 2,000 mètres cubes, soit en tout 6,000 mètrespour 100,000 habitants, ou 60 litres par tête.

Besançon est alimenté par une source ; la ville re-çoit par jour 8,600 mètres cubes d’eau pour 35,000habitants, soit 246 litres par tête. La dépense des tra-vaux a été de 4,600,000 fr.

Dijon , depuis les beaux travaux de M. Darcy, reçoit,de la source du Rosoir, 300 à 400 litres par habitantet par jour, en général ; au moment du plus bas étiage,le débit est encore environ de 240 litres.

A Carcassonne la distribution est de 400 litres parjour et par tête environ. La dépense d’établissements’est élevée ù 49 fr. 46 c. par habitant.

A Béziers , la distribution faite par machines à va-peur est de 10 à 12 litres par jour et par tête.

A Toulouse , les machines hydrauliques qui approvi-sionnent la ville fournissent 75 à 80 litres d’eau parjour et par habitant.*

Arrivons, enfin, à la distribution d’eau de Paris dans son état actuel. Nous indiquerons plus loin lesdispositions principales du vaste projet de M. Belgrand,à la réalisation duquel l’administration municipale at-tache aujourd’hui un si grande intérêt.

Le volume d’eau actuellement disponible h Paris ,non compris le produit de la machine du Gros-Caillou,se décompose de la manière suivante :

Canal de l’Oureq. 99,806 met. cubes.

Pompe de Cliailiot, eau de

Seine . 38,391 —

Pompe d’Austerlitz, eau de

Seine . 768 —

Aqueduc d’Arcueil. 4,536 —

Puits artésien de Grenelle. . . 864 —

Sources du Nord, Belîeville,prés Saint -Gervais . 480 —

Total. 141,845 mèt. cubes.

Ce qui donnerait environ 142 litres par habitant ; maisl'insuffisance des conduites et la trop faible hauteurdesniveauxnepermcttcnt pas, h beaucoup près,d’utilisertoutes ces ressources. En ce moment (rapport du préfetde la Seine, 4 août 1854) la quantité d’eau appliquéeà tous les services de distribution est de 86,777 mètres

cubes par jour, savoir :

Services publics.

Fontaines monumentales. 9,910

— de puisage.4,630

Bornes fontaines et bouches sous trot-toirs. 35,600

Poteaux d’arrosement, bouches d’in-ccndies, etc.5,900

Ensemble. 56,040

Services privés.

Fontaines marchandes . ...... . 1,170

Concessions ù l’État. 3,843

— au département. 88

— aux établissements muni-

cipaux.7,812

— aux particuliers.47,824

Ensemble. 30,737

Total général. 86,777

Les concessions particulières, au nombre de 7,633,sc décomposent ainsi :

402 lavoirs. 2,380

4 37 établissements de bains. . . 2,206

1,165 industries diverses. 4,118

6,229 maisons d’habitation. . . . 9,120

^,633^ 47,82t

La consommation augmente, du reste, rapidement;Ainsi de 4854 à 1858 le nombre des maisons abonnéesaux eaux de Paris s’est élevé de 6,229 à 7,085. Ledébit des fontaines marchandes s’est élevé de 1,170mètres cubes par jour à 1.47 2 mètres cubes,

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C.