EAUX.
EAUX.
If,7
puisse citer est celui qui vient d'être construit sur leshauteurs de Passy. Il occupe 6,000 mètres environ de
Fig. 3502. •
(Échelle Fig. 3505.— Soupape de fond.
Fig. 3503. — Coupe en long, suivant B O du plan fig. 2502,d’une partie du réservoir d’Amiens . (Échelle de Û m ,005pour t mètre.)
Fig. 3504. — Coupe en travers d’une partie du réservoird’Amiens . (Échelle de 0“,005pour l mètre.)
superficie partagée en trois bassins contenant ensemble25,200 mètres cubes d’eau, savoir :
Bassin de Réserve n° 5. 3,SOO mc
Bassin de Villejust inférieur n° 3. 10,000
Bassin du Bel-Air, id. n° I. . . 11,300
25,200
Des piliers élevés sur le radier des deux compartimentsprincipaux, n° 1 et n° 3, portent, au moyen d’arc# de3'",20 d’ouverture, une voûte en meulière et ciment de0 l “,33 d’épaisseur qui forme le fond d’un second étagede bassins cubant 11,900 mètres cubes, savoir ;
Bassiu du Bel-Air, supérieur n° 2. 5,700 raC
Bassin de Villejust, id. n° 4. . . . 6,200
•14,900
La capacité totale du Réservoir est de 37,100 mètrescubes, le plan d’eau des bassins inférieurs est à la coteji mètres au-dessus du niveau de la mer, et celuides bassins supérieurs à 75“’,33.
Les tuyaux de conduites débouchent ordinairementau fond des réservoirs, ainsi que les tuyaux de vidan-ges. S’il s’agit de petits tuyaux, de simples robinetsplacés à l’extérieur suffisent à toutes les manœuvres.Mais aussitôt que les conduites ont un diamètre un peuconsidérable, ce mode de fermeture ne serait plus ad-missible. L’ouverture évasée de chaque tuyau est alors
garnie d’une soupape de fond (fig. 3505) que Ton ma-nœuvre de la surface supérieure du réservoir à l'aide
d’une tige ver-ticale en ferfixée sur la têtede la vis quisoulève le cla-pet dont la fi-gure montrenettement lacoupe. La tigecylindrique quel’on voit au-dessous de ceclapet lui sertde guide et l’o-blige à sc poserexactement surson siège quandon fait redescendre la vis
par un mouvement de rotation convenable.
Tracé et diamètres des conduites. — L’eau amenée auxréservoirs, il ne reste plus qu’à la distribuer dans laville, à l’aide des moyens*et appareils que l’on va faireconnaître.
La première question à résoudre est de déterminer ladirection des tuyaux à poser dans la ville et le volumed’eau que doit porter chacun d’eux.
La direction des tuyaux est commandée par les cir-constances locales. On s’arrange seulement autant quepossible de manière à faire passer les conduites maîtres-ses près des points culminants et près des bornes-fon-taines. On doit d’ailleurs faire communiquer entre elles •les conduites les plus importantes par des conduites se-condaires, afin qu’un accident survenu à une de cesartères principales ne compromette pas le service surtoute sa longueur.
En sc reportant à ce qui a été dit paragraphe 2, ondéterminera facilement le volume d’eau que doit porterdans scs différents points la conduite que l’on consi-dère. On connaît d’ailleurs le nivellement complet dela conduite et la hauteur du réservoir ou du bassin dedistribution qui l’alimente. On a donc tous les élémentsnécessaires pour déterminer le diamètre à donner auxdifférentes parties de cette conduite.
On sait en effet qu’en désignant par I la pente parmètre d’une conduite, par D son diamètre intérieur,par v la vitesse de l’eau qui la traverse, on a, d’aprèsM. de Prony, entre ces diverses quantités, la relation :
t DI = 0,0000173 «-4
- 0,000348 r*i
onv = ^/^ 0,0002 -f 2871,44
D’ailleurs le débit Q =
D
4
D 5
4
I. __ o,025.
V.
On a donc deux équations entre le débit, le diamètre,la pente par mètre et la vitesse, et par conséquent,toutes les fois que l’on se donnera deux de ces quanti-tés, on pourra calculer les deux autres.
Les ingénieurs avaient reconnu depuis longtempsque ces formules ne représentaient pas exactement lesfaits. M. Darcy a démontré en effet que les deux coeffi-cients numériques qui précèdent ne sont pas constants,comme on le croyait. Ils varient avec l’état de la sur-face interne du tuyau et avec son diamètre. Pour unmême état de la surface, le coefficient a de v dans l’ex-pression ci-dessus varie avec le diamètre, de telle3
sorte que l’on dit a = a -f- Soit que l’ou adopto, att