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Complément du dictionnaire des arts et manufactures / par Ch. Laboulaye
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ÉCLAIRAGE.

ÉCLAIRAGE

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îe refroidissement de la flamme, qui devient rougeâtre, ]et laisse dégager sons forme de ftnnéo une grande !quantité de ce charbon. I

u Tour brûler les huiles lourdes sans fumée, il fallaittrouver un moyen simple de les réduire en vapeur etûe leur fournir la quantité d’oxygène nécessaire à lacombustion de tous leurs éléments. M. Ponny atteintec double but (fig. 3519 et 3520) de la manière suivante :

« La vaporisation deVhuîle et sa combustion s’opè-rent dans un vase métallique à fond plat et de forme cir-

3510 ,

enlaire Un vase de Mnnotte, d’une construction noit- Ivcllc, fournit constamment l’huile au foyer et maintientmi niveau constant. Lefond du vase à combus-tion porto à son centrenn tube par lequel ar-rive de l’air comprimédans un gazomètre oudans un soufflet.

« L’emploi d’un cou-rant d’air forcé pourbrûler des liquides demauvaise qualité n’csfc.pas nouveau, mais onne pouvait en faire unemeilleure application.

L’appareil de M. Don-ny n’a aucune mèche;pour enflammer l’huilelourde, on verse sur sasurlace un liquide vola-til et combustible.

« Le succès n’a pasjustifié d’abord les es-pérances que M. Donnyavait fondées sur lathéono et des principesexcellents, et il s'esttrouvé en face de gran-des difficultés qu'il a

3520.

vaincues avec un rare bonheurr

« Après avoir perdu toute sa partie volatile, le gou-dron s’élève, par une espèce de capillarité, sur les pa-rois du réservoir, se déverse à l’extérieur et produit ense décomposant, non-seulement une vapeur qui brûleavec une épaisse fumée, mais encore un dépôt de char-bon qui va toujours en augmentant jusqu’au point derendre impossible l’emploi de la lampe.

« Pour remédier à ce grave inconvénient, on a mé-nagé autour du vase à combustion un canal concen-trique, et dans lequel le goudron vient se déverser,pour tomber ensuite au dehors par un tube fixé à lapartie inférieure delà rigole. On évite ensuite l'inflam-

mation du goudron par une toile métallique fixée surle bord extérieur de la lampe et formant toiture surle canal circulaire. Un cône placé sur le foyer limite laflamme et complète l’appareil.

« Avec ces dispositions, M. Ponny brûle complète-ment et sans fumée toute espèce d'huiles lourdes,même les plus mauvaises, sans les avoir soumises àaucune épuration.

« L’appareil sur lequel nous avons appelé l’attentiondo la Société n’est pas destiné au chauffage et à.l’éclai-rage des appartements ; il ne fera aucune concurrenceaux procédés connus, il a ses fonctions spéciales. Parses proportions, qui n’ont pas de limites, il peut servirdans l’éclairage des places publiques, des gares dechemins de fer, des ports, etc. 11 peut dans beaucoupde cas être utilisé dans le chauffage, et la chaleur qu’ildégage fournira la force motrice nécessaire au mouve-ment de l’air qui doit l’alimenter r

« Nous avons assisté aux expériences de M. Donny,et nous avons constaté les résultats suivants : une petitelampe a fourni une belle flamme très-blanche et sansaucune odeur ou fumée. Le diamètre de cette flammeétait de 1 centimètre, sa hauteur mesurait *1 décimètreet l’intensité de sa lumière équivalait environ à disbougies.

« Nous avons ensuite opéré avec un grand modèle.La lumière valait environ quatre cents bougies; à30 mètres du foyer on pouvait facilement lire un jour-nal. La flamme, très-blanche efc sans fumée, avait50 centimètres de hauteur sur 10 centimètres de dia-mètre. La petite lampe brûlant environ 7 centilitres de-liquide par heure, et la grande lampe dépensant 3 li-tres dans le même temps, nous pouvons apprécier leprix du nouvel éclairage.

« Évaluant û 11 centimes le litre d’huile lourde, leprix d’une lumière équivalant h une bougie est, parheure, de 0 f. 00077 dans la petite lampe, et 0 f. 0008clans la grande.

« Ainsi, une bougie brûlant pendant une heure necoûte pas la millième partie de 1 franc. Cet éclairageest donc cinq fois moins cher que l’éclairage au gaz,qui fournit lu lumière d’une bougie pour 0 fr, 0043.

« La lampe de M. Donny, qui peut, h Laide d’unedisposition convenable, être facilement et promptementtransportée d’un point à un autre, éclairera de vastesateliers ou les grands travaux qui réclament la lumièreélectrique. »

Eclairage au gaz. Le prix de revient du gazd’éclairage est une question fort intéressante sur la-quelle d’excellents travaux ont été faits au sujet durenouvellement du traité entre la ville de Paris et lescompagnies du gaz.

Nous allons donner le résumé des expériences faitessous la direction de M. Régnault à ce sujet, et d’abordnous donnerons le prix de revient du gaz à Paris telqu’il était établi dans les mémoires présentés par lesanciennes compagnies dont l’intérêt les portait néces-sairement à quelque exagération.

1° Dépense nette, occasionnée par la houille dis-tillée et déduction faite de la vente du coke, du gou-dron et des eaux ammoniacales.0 f ,l0u4

2° Frais de fabrication, épuration, entretien

des fourneaux et conduites.Q f ,0G44

3° Frais de distribution et impôts sur les

conduites. 0,0178

4° Frais généraux d’administration. . . . 0 f ,0229

5° Octroi établi sur le gaz entrant dans

Paris . 0 f ,0200

Prix de revient do 1 mètre cube de gaz --

livré au bec. 0 ( ,2305

De ces éléments du prix de revient, le premier etle plus important est le soûl qui puisse être déterminé