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ÉCLAIRAGE.
ÉCLAIRAGE.
« Il est bon d’ajouter ici que tons les charbons dis- !tillés, dans les opérations auxquelles s’est livrée lacommission dans l’usine expérimentale, ont été ache-tés, rendus à la porte de Paris, à 23 fr. la tonne, ayeeun droit de commission de h pour 1 00.
« Prix du cole. — En établissant le compte-matièresde l’usine expérimentale, on a compté comme coke àt endre le coke tout-venant tel qu’il sort des cornues,déduction faite de celui qui sert au chauffage; il fautétablir la valeur vénale de ce coke.
« Dans les usines à gaz, la vente du coke so fait enl’enlevant sur une pelle à grille dont l’écartement desbarreaux est moyennement de 0 m ,025, et chargeantimmédiatement ce coke dans les mesures. Le poussieret une partie des fragments les plus petits tombent àtravers la grille et restent sur le sol. Le menu, qui s’ac-cumule ainsi, est soumis à un criblage qui le divise enescarbille^ et en poussier. Dans quelques usines, onvend le poussier et l’escarbille ensemble; dans d'autres,on les vend séparément.
« Le coke se vend à la voie, qui est de 15 hectoli-tres, et pèse 615 kilogr.
« Le prix du transport de la voio, de l’usine à domi-cile, est de 2 fr., auxquels il faut ajouter le droit d’en-trée qui est de 4fr. 4ü c.
'< Les expériences de la commission ont permis d’éta-blir que le menu (escarbille et poussier) était dans laproportion de tü du gros coke et produisait une pertede 4 pour 100 environ à la vente du tout-venant.
« Cela posé, il a été facile, en ayant égard aux con-sidérations précédentes, d’établir, pour chaque usinede Paris , le prix du coke tout-venant vendu au piedde la cornue. Pour cela, on a acheté du coke dans cha-que usine, et, en retranchant des prix portés sur lesfactures le transport à domicile, le droit d’octroi et laperte de i pour 100 comptée sur le menu, on est arrivéaux chiffres suivants :
Compagnie parisienne , barrière d’Italie
(extra muros). 32 f. 15
Compagnie anglaise, barrière de Cour
celles. ..
Compagnie anglaise, avenue Trudainc.
Compagnie française, à Yaugirard. .
Compagnie de l’Ouest, à Passy . . . .
Compagnie Lacarrière, rue de la Tour.
« La commission a vendu à des marchands de char-bon, à raison de 23 fr. la voie, le coke tout-venant fa-briqué à l’usine expérimentale de Sèvres . Ce coke pesanteu moyenne 42 k ,5U l'hectolitre, il s’ensuit que la voieest de 637 k ,50, ce qui porte le prix de la tonne à30 fr. 10 c.
« On verra plus loin, dans les calculs du prix de re-vient du gaz, qu’on a adopté, pour le coke tout-venant,le prix de 30 fr. la tonne ou de 19 fr. la voie, qui estnotablement inférieur à celui des usines de Paris .
« Prix du goudron et des eaux ammoniacales. —Gou-dron. — D’après les renseignements recueillis/le prixmoyen des goudrons vendus n’est pas au-dessous de5 fr. les 10Okilog. Celui de l’usine de Sèvres a été venduen partie à 6 et 7 f.; la commission a cru devoir addpterle prix de 5 fr
« Eaux ammoniacales. — On admet généralement quele prix des eaux ammoniacales paye l’épuration du gaz.Les compagnies d’éclairage ayant l’habitude de comp-ter h part ies frais d’épuration, la commission, en éta-blissant le compte de revient du gaz par le seul fait dela houille, a été obligée de négliger les frais d’épura-tion et de porter en avoir lo produit de la vente deseaux, qu’on estime à 0 f. 50 l’hectolitre, soit environb fr. les 1,000 kilogr.
Conclusions. — D’après les prix qui viennentd’être établis pour la houille, rendue dans une usineextra muros convenablement située, pour le coke tout-venant, pour le goudron et les eaux ammoniacales, ila été facile, à l’aide de la formule pratique établie plushaut, de calculer le prix de revient du mètre cube degaz de l’usine de Sèvres ; voici le chiffre qu’on a trouvé :
Dépenses. 100 kil. de houille, à 24 fr. la
tonne.2f. 40
53 kil. coke tout-ve- \
nant, à 30 fr. la 1
^ tonne.1 f. G50 (
6,73 goudron, à 5f.
Produits.
\ les 100 kil. . .
j 7,31 eauxmnmonia-j cales, à 5 f. les
1,000 kil. .
0 ,330 /
0 ,036 J
2f. 022
Prix, de
la lonnc
au pied du
la cornue.
32
f. 15
. 3G
,84
, 33
,72
. 33
,72
. 34
,68
•. 39
,96
Les 22 m. c. 94 de gaz au gazomètre ontdonccoûté. 0 f. 373
« Ce qui met le prix du mètre cube à Of. 0165.
« Si l’on supposait que le prix de la tonne de houillerendue à l’usine fût de 25 fr. au lieu de 24, on aurait,pour le prix du mètre cube de gaz, Of. 02\ 8.
« En prenant la moyenne des six opérations qu’elle afaites, la commission fait remarquer qu’elle arrive à unrondement de gaz inférieur à celui des usines de l’a-vis; cela tient à ce que deux de ces opérations ont étéfaites, à dessein, dans de mauvaises conditions, c’est-à-dire avec des houilles qui, sans aucun doute, eussentété rejetées par les compagnies à gaz. De plus, il estimportant de constater que, pour les produits accessoi -rcs, il a été constamment admis des prix inférieurs àceux qui existent aujourd’hui. Il y a donc lieu depenser que le prix de revient auquel on a été conduit,pour le mètre cube de gaz, est plutôt trop élevé quetrop faible.
« Cependant ou peut arguer que le déchet subi parle coke tout-venant, dans un roulement d'usine, estplus considérable que celui qu’on a supposé. On a ad-mis, dans le calcul précédent du prix de revient dugaz, que le prix du coke tout-venant était de 19 fr. lavoie de lu hectolitres, ou 30 fr. la tonne; or .on peutvoir qu’en prenant le prix extrêmement bas de 12 fr.la voie ou 18 fr. 82 c. la tonne, on arrive pour lomètre cube de gaz au prix de Of. 0439. En lin, si lc3produits accessoires de la fabrication, coke, goudron eteaux ammoniacales, n’avaient aucune valeur, lo mètrecube de gaz ne reviendrait encore qu’à Of. 104.
« Mais on peut se demander aussi à yiel prix le coketout-venant doit se vendre, pour que, les autres ma-tières conservant la valeur spécifiée plus haut, le gazne coûte rien par le fait de la houille ; on trouvera quec’est 36 fr. 87 c. la tonne, ou 23 fr. 50 net la voie de15 hectolitres. Ce prix ne dépasse pas beaucoup ceuxque l’on demande aujourd’hui, dans les usines, pour lecoke enlevé à la pelle à la grille.
« En résumé, la commission croit pouvoir conclure,avec confiance, des longues expériences auxquelles elles’est livrée et dans lesquelles elle s’est attachée à serapprocher le plus possible des conditions de roulementd’une grande usine, que le mètre cube de gaz, au gazo-mètre, peut être obtenu, dans une usine bien dirigée etconvenablement située auprès et hors des murs de Paris , àun prix qui ne dépasse pas 2 centimes dans les conditionsactuelles de valeur des matières premières et des produitsaccessoires de la fabrication. Il est bien entendu qu’il nes’agit ici que du prix de revient par le fait seul de lahouille, c’est-à-dire en faisant abstraction de tous fraisde fabrication, d’administration, d’entretien de cou •duites, de capitaux engagés dans l’opération, etc.
« Le prix du mètre cube de gaz rendu au bec ne dé-