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Complément du dictionnaire des arts et manufactures / par Ch. Laboulaye
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ECLAIRAGE ,

ÉCLAIRAGE.

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passera pas 2 centimes 1/2, en admettant même le dé-chet de 25 pour IÜ0 dans les tuyaux de conduite an-noncé par les compagnies et qui a été souvent contesté.D’ailleurs, si la perte par les tuyaux est un élémentconsidérable dans le débat quand le prix de revient dugaz est porté à 8 centimes au gazomètre, il est clairque son importance devient bien minime lorsque ceprix de revient descend au-dessous de 2 centimes.

« CONSlDIiKA'MONS suit LA PRODUCTION DU COKE

dans les usines a <,.\z de PARIS . — En présence dela consommation toujours croissante du coke adopténon-seulement par les usines, surtout par les petitesindustries de la ville, mais encore par le chauffage do-mestique, la commission s’est attachée à démontrer,dans la dernière partie de son rapport, que, lors memeque le coke des fours, fabriqué sur les lieux d'extrac-tion de la houille, viendrait faire sur les marchés deParis une concurrence sérieuse au coke des usines àgaz, on aurait tort de craindre que les prix actuels nevinssent à baisser au-dessous de ceux qui ont été admisprécédemment.

« En examinant, en effet, la situation du fabricant dogaz et celle du fabricant de coke, on voit que, pour unemême quantité de houille soumise à la distillation, lefabricant de gaz obtiendra sans frais de fabrication unecertaine quantité de coke et de goudron ; il fait payerà la vente du gaz produit ses frais de toute nature etson bénéfice.

« Le fabricant de coke peut obtenir d’une mêmequantité de houille une plus grande quantité de cokeque le fabricant de gaz; mais l’excédant ne peut dé-passer, dans aucun cas, la quantité de coke que le fa-bricant de gaz brûle sous ses cornues; car, pour quecette limite soit atteinte, il faut que le fabricant decoke, dans les fours, n’emploie absolument pour sonchauffage que les gaz et les matières volatiles qui sontproduits par la distillation de la houille. Or, d’aprèsles expériences de la commission, si 400 kilog. dehouille donnent dans la fabrication du gaz 55 kilog. decoke à vendre, il ne pourrait pas en donner plus de 75dans les fours, car, dans ce dernier cas, il n’y auraitpas eu de charbon brûlé pour opérer la carbonisation.

« La concurrence avec le coke des fours empêcheradonc seulement le coke des usines à gaz de dépasserune certaine limite; mais cette limite sera toujourstrès-supérieure au prix établi pour le coke tout-venant,à moins que le prix de la houille ne baisse considéra-blement. En tout cas, cette baisse serait encore plus àl’avantage du fabricant de gaz, parce qu’il consommeune plus grande quantité de houille pour produire unequantité égale de coke à vendre.

« D’ailleurs, il est possible de fabriquer le gaz d’é-clairage de manière que le coke obtenu présente desqualités analogues à celles du coke des fours. On y par-vient en choisissant convenablement les houilles, lesréduisant en poudre et les distillant en masses considé-rables dans des fours qui permettent de recueillir le gazproduit. La calcination se faisant alors plus lentement,

le coke se boursoufle moins, surtout sous la pressionque lui opposent les couches supérieures. Il parait quecertaines usines à gaz de Paris , notamment la Pari •sienne , fabriquent ainsi avec avantage des cokes supé-rieurs qu’elles vendent aux chemins, de fer à un prixbeaucoup plus élevé que le coke ordinaire des cornues.Elles emploient pour cette fabrication les gaillettesqu’elles retirent de la houille tout-venant, et elles nedistillent dans les cornues que le menu qui en provient.

« Mais on peut parvenir au même résultat avec lefour ordinaire des cornues, en distillant dans une partiedos cornues des houilles fortes, telles que celles quidonnent le coke des hauts-fourneaux, et, dans les au-tres, une houille très-grasse ou un bitume qui fournit h.la distillation beaucoup d’huile volatile, par suite ungaz très-éclairant, et en mélangeant les gaz immédia-tement au sortir des cornues et dans un espace dont latempérature est suffisamment élevée. Deux opérationsnouvelles (7 e et 8 e ) ont été faites à ce sujet par la com -mission; elles démontrent que ce procédé "petit êtreemployé avec avantage.

« La 7 e a été faite sur une houille tout-venant deBois-du-Luc,dont l'hectolitre pèse 89 k ,86. Cettehonillodoit être classée parmi les houilles fortes et dures, quidonnent de bon coke pour les hauts-fourneaux, maisqui produisent un gaz pauvre en carbone et impropreà l’éclairage, car, au photomètre, son pouvoir éclairanta été trouvé seulement le tiers de celui de l’usine deBoulogne.

« La 8 e opération a été faite en chargeant quatre descornues avec 100 kilog. de houille de Bois-du-Luc, etla 5 e avec 50 kilog. de boghead cannel-coal; ce bitumeavait été acheté à Paris à raison de 75 fr. la tonne,prix qui serait probablement beaucoup moindre si onle faisait venir d’Ecosse directement et en gran lesquantités. On avait eu le soin préalablement de fairesortir du gazomètre tout le gaz obtenu dans l’opéra-tion précédente.

« Le gaz obtenu clans cette opération, ou l’on a passésept charges successives dans les cornues, était de très-bonne qualité. «Les comparaisons photométriques ontmontré qu’il suffisait de 80 litres de ce gaz pour don-ner autant de lumière que 42 grammes d’huile brûléedans la lampe Carcel type. D’ailleurs le gaz n’a pasplus perdu de son pouvoir éclairant que le gaz ordi-naire de la houille, soit par son passage dans de longstuyaux, soit par un séjour prolongé dans le gazomètre ;•car, après vingt-quatre heures, on lui a trouvé à très-peu près le même pouvoir éclairant.

« Le coke était très-beau, très-dense, et il a donnépeu de menu au criblage. Le poids de l’hectolitre com-ble tout-venant est de 52 k ,5. L’essai de ce coke a étéfait sur des locomotives du chemin de fer de Strasbourg .Suivant M. Sauvage, ingénieur en chef des mines, il adonné beaucoup de vapeur, mais a brûlé beaucoup tropvite, inconvénient qui disparaît facilement en introdui-sant des modifications dans la grille et dans le tiragepar l’échappement.

» «

CONSOMMATIONS .

PRODUITS.

« s

1 U

x ®

U

PROVENANCES.

COMBUSTIBLE

distillé.

COR B

brûlé.

COKE

tout - venantà vendre.

COUDROX.

EAUX

ammoniac.

GAZ.

7

Bois-du-Luc.

kil.

400

kil.

21,90

kil.

03,40

kil.

2,20

lil.

»

met. euh.

23,43

8

Bois-du-Luc.

Cannel-coal.

88,S9 j

> 10011,11 1

29,:;,s

oi ,33

3,31

1,07

25,74