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EMAILLAGE.
Emaillage.
ce que tout l’oxyde de fer ait passé à l’état de peroxydehydraté entièrement jaunâtre ; on dessèche et on tri-ture le tout avec deux lois son poid > de chlorure desodium décrépité. On calcine dans un têt à rôtir à unechaleur rouge sombre ; on lave à l’eau bouillante et onlait sécher. Enfin quand l’eau de lavage n’enlève plusrien, on calcine de nouveau dans un creuset à unechaleur très-intense.
Verts. — L’oxyde de chrome est la base des verts.
Vert clair. — L’oxyde à verts clairs n’est autrechose que l’oxyde de chrome pur; le moyen le plussimple elle plus économique de le faire est le suivant.
On pèse :
Bichromate de potasse.200
Soufre en fleurs. ... 100
On place ce mélange bien trituré dans un têt à rôtir ;on fait au centre une petite cavité qu’on remplit desoufre pur et qu’on enflamme ; le produit de la com-bustion au contact de l’air est de l’oxyde de chromequ’on lave à l’eau bouillante ; il n’est point nécessaired’agiter pour renouveler les surfaces du mélange incan-descent :1a combustion se propaged’elle-même. L’oxydede chrome ainsi préparé est lavé, puis séché; on lecalcine de nouveau pour enlever un peu de soufre quin'a pas été brûlé ; il est alors d’un très-beau vert.
Vert foncé. — On calcine à un fort feu dans un creusetde terre un mélange broyé et porphyrisé sur une
glace :
Oxyde de chromo par le soufre. . 100
Oxyde de cobalt. 50
Carbonate de zinc. 50
On lave à l’eau bouillante pour extraire le ebromatede potasse soluble qui s’est formé par le fuit d’un peud’alcali retenu par l’oxyde de cobalt, ou conservé d’a-bord opiniâtrement par l’oxyde de chrome que les eauxde lavage même bouillantes n’en débarrassent pas com-plètement; il y a là quelque chose d’analogue à ce queM. Chevreul a désigné sous le nom général de phéno-mènes de teinture.
Vert bleuâtre n° I. — On traite, comme il vient d’être
dit, le mélange suivant :
Oxyde de chrome. 100
Carbonate de cobalt. 30
On lave après une forte calcination à un feu vif;l’oxyde ainsi préparé est d’un beau ton vert bleuâtreb en pur.
Vert bleuâtre n° 2. — Même préparation que la pré-cédente. Les doses seules sont changées; on prend :
Oxyde de chrome par le soufre. . 100
Carbonate de cobalt. 50
On lave à l’eau chaude pour enlever toute trace dechromate de potasse.
Vert noir n° 1. — On broie sur la glace, jusqu’à por-phyrisation complète, un mélange d’oxyde de chromepar le soufre et d’oxyde de cobalt tel que les Anglais nous le livrent. La calcination ne peut combinerqu’une partie de l’oxyde de j?obalt ; le chrome n’étantpas en excès, la coloration est noircie par l'oxyde de
cobalt hors combinaison. On prend :
Oxyde de chrome parle soufre. . 100
Sesqui-oxyde de cobalt. 100
On triture, puis on lave à l’eau bouillante et on faitsceller.
L’oxyde, ainsi préparé, est vert noirâtre, présen-tant une teinte de vert bleuâtre. Cette teinte se main-tient bien après le mélange avec le fondant ; la cuis-son ne l'altère pas.
Vert noirâtre n° 2. On broie sur une glace le mé-lange suivant :
Oxyde de chrome. 20
Oxyde de cobalt anglais brut. . . 10
Hydrate de peroxyde de fer. ... 15
On calcine à un fort feu. L’hydrate d’oxyde de fer,dont il est ici question, est de l’oxyde de for qui seprécipite spontanément d’une dissolution de protosul-l'ate de fer très-étendue d’eau ; cet hydrate est brunjaune vif; il contient à peu près 25 p. 100 d’eau.
Le produit do la calcination est repris par l'eaubouillante, puis séché ; cet oxyde, qui est vert noi-râtre, no présente plus qu'une teinte brunâtre. Lateinte bleuâtre du précédent a disparu ; la couleurcuite conserve son ton.
Jaunes. — Les jaunes sont obtenus par l’antimo-niate de potasse et de plomb.
Jaune clair. Ce jaune conviendrait pour la porce-laine dure; il s'appliquerait également bien sur émail
et sur porcelaine tendre,ün fond ensemble :
Mine orange. 120
Sable d’Étampcs. 40
Borax fondu. 40
Antimoniate acide de potasse. . . 40
Carbonate de zinc hydraté. ... 30
On mêle au mortier de porcelaine, puis on fondjusqu’à ce que tout bouillonnement ait cessé.
Jaune moyen. On fond ensemble :
Mine orange. 120
Sable d'Etampcs. 40
Borax fondu. 40
Antimoniate acide de potasse. . . 40
Carbonate de zinc hydraté. ... 20
Oxyde de fer jaune par l’eau. . . 20
On mêle, puis on fond jusqu'à ce que tout bouillon-
nement ait cessé.
Jaune /once. On mêle :
Mine orange. 1 20
Sable d’Etampcs. 40
Borax fondu. 40
Antimoniate de potasse. 40
Oxyde de fer (colcothar). 20
On fond à un fort feu pour bien dissoudre tout l’oxydede fer. Ce jaune, comme le jaune qui précède, peut êtretout aussi bien employé sur la porcelaine dure quesur l’émail et sur la porcelaine tendre.
Ocre. — On fait dissoudre dans l’acide chlorhydrique
séparément :
Zinc métallique.. . 100
Fer métallique. 100
Les deux dissolutions sont filtrées, puis réunies etprécipitées par le carbonate de soude. On lave àgrande eau jusqu’à ce que tout le fer précipité sousforme de protoxyde se soit peroxydé. On fait sécherle précipité et on le calcine après l’avoir additionnéde deux fois son poids de sel marin décrépité. L’oxyde,après la calcination, qui ne doit pas dépasser le rougesombre, est lavé à l'eati chaude, puis séché de nou-veau ; il est alors prêt pour l’emploi. C’est une poudred’un ton ocreux très-riche et très-puissant.
Rouges. — Les rouges et les violets de fer s’obtien-nent tous par la calcination du sulfate de protoxyde defer à des températures de plus en plus élevées. C'est ducolcothar à divers degrés de calcination. La méthodela plus simple qui m'a réussi le mieux consiste à choi-sir de la couperose très-pure, qu’on dessèche en lafaisant fondre d'abord dans son eau de cristallisationefc en la maintenant sur le feu tant qu’elle perd del'eau ; à l’état de dessiccation complète, c’est une