ÉMAILLAGE.
ÉMAILLAGE.
£ 3 :
K° 17. Rouge laqucux. — On pèse et on trituvo :
Oxyde à rouge laqueux. 85
Fondant n° 1. ^ 70
N° 18. Rouge brun. — On pèse et on triture :
Oxyde à rouge brun. 85
Fondant n<> 1. 170
N° 19. Rouge violâtre clair. — On pèse et on tri-ture :
Oxyde de fer calciné au point de
devenir violâtre. 85
Fondant n° 1. 170
N° 20. Rouge violâtre. — On pèse et on triture :
Oxyde de fer violâtre. 85
Fondant n° 1. 170
N° 2!. — Rouge violâtre foncé. — On pèse et on tri-ture :
Oxyde de fer violâtre foncé. ... 85
Fondant n° 1. 170
N" *22. Brun roussâtre. — On pèse :
Oxyde à brun roussâtre. 85
Fondant n° 1. 170
et on triture.
N° 23. Brun de bois. — On pèse :
Oxyde à brun de bois. 85
Fondant n° 1. 170
et on triture.
N° 24. Brun mordoré. — On pèse et on triture :
Ohromite de fer.. . 85
Fondant n° 1. 170
N° 25. Brun sépia . — On pèse et on triture :
Oxyde à brun sépia. 85
Fondant n° 1. 170
On ne fond pas plus cette couleur qu’on fond le3rouges et les bruns qui précèdent.
N° 26. Brun noirâtre. — On pèse et on triture :
Oxyde à brun noirâtre. 85
Fundantn 0 1. 170
N° 27. Carmin tendre. — On prend pour faire cettecouleur du précipité pourpre de Cassius. préparé commeil a été dit plus haut, et conservé humide ; on le broiesur une glace avec du chlorure d’argent et du fondantn° 2. Il ne faut que très-peu de chlorure d’argent. Onfait un mélange bien intime des trois ingrédients, eton essaye. C’est une série d’expériences ainsi répétéesqui indiquent s’il faut ajouter du précipité pourpre oudu chlorure, ou du fondant, pour arriver au ton de-mandé.
N° 28. Carmin dur. — Le carmin dur se composecomme le carmin tendre. On le prépare de même ; iln’y a de différence que dans les proportions relativesde fondant et de pourpre de Cassius.
N ü 29. Pourpre. — La même observation est appli-cable à la fabrication du pourpre. Le fondant, le pré-cipité pourpre et le chlorure d’argent se composent demême ; il n’y a encore de distinction que dans les pro-portions du précipité pourpre, qu’on met en plus grandeproportion.
N w 30. Pourpre brun. —Le pourpre brun est un mé-lange à parties égales de brun mordoré, dont la com-position a été donnée plus haut n° 24, et du pourprequi précède n° 29. On prend :
Pourpre n° 29. 127
Brun mordoré. 128
On triture sans fondre.
N° 31. Violet d'or. — Le violet d’or se fait encor»avec le précipité pourpre de Cassius, préparé coTnnieon l*u dit déjà plus haut; seulement on peut, mais con’est pas une nécessité, opérer avec du précipité com-plètement desséché à l’air. On mêle le précipité surune glace avec du fondant n" 1, et on se rend compto,par des essais et des cuissons répétées, si la proportionde l’oxyde d’or est suffisante pour donner un ton richesuffisamment glacé. J’ai commencé pour ces couleursla même étude que celle que j’ai donnée dans le dosagedes couleurs de porcelaine; mais je n’ai pas encore dodosages assez certains pour fixer les pouls de fondantde pourpre et de chlorure d’argent qu’il convient d’in-troduire dans les carmins, les pourpres et les violets,avec espoir de préparer un produit irréprochable.
N° 32. Bleu d'azur. — Le bleu d’azur se fait en par-tant de la base que j’ai donnée à l’article des oxydes;on triture la fonte avec la moitié de son poids de fon-dant n° 1. On a de la sorte un bleu très-riche et d’unemploi facile.
N° 33. Blancs. — On fait de beaux blancs en fondantavec du sable du plomb oxydé (minium) et du nitre, lesdeux calcines dont j’ai présenté la composition dans ladescription des procédés à l’aide desquels j’obtiens lesoxydes. On peut obtenir des blancs plus ou moins fu-sibles, suivant qu’on met de l’une ou de l’autre cal-cine en plus ou moins grande quantité ; il faut fondreà un fort feu. Voici la composition de trois blancs defusibilités différentes qui ont chacun leur utilité. Leplus tendre sert pour empâter sans mélange, â la ma-nière des blancs fixes dans la porcelaine dure. Les au-tres sont très-bons comme blancs à mêler.
N° 1. Calcine n° 1. 100
Calcine n° 2. 200
Sable d’Ètampes.... 200
Nitre. 40
Minium. 100
On fond à un très-fort feu.
N° 2. Calcine n n 1. 150
Calcine n° 2. 200
Sable d’Étampes .... 100
Nitre. 40
Minium. 40
On fond à une chaleur très-intense :
N° 3. Calcine n° 1. 200
Calcine n° i . 200
Sable d’Étampes . ... 100
Nitre. 60
Minium. 40
On fond encore comme pour les autres blancs ; ontire avec des pinces la matière fondue dans cette prépa-ration ; pendant la fonte, il faut avoir soin que les pro-duits de la combustion ne réagissent pas sur le composépour le réduire. La masse fondue serait veinée de traitsnoirs qui saliraient la nuance.
Tels sont les procédés à l’aide desquels on peut sofaire un assortiment satisfaisant de couleurs pourémail sur pâte. Passons actuellement à l’exposé desméthodes pratiques à l’aide desquelles on fait l’emploi loplus convenable des éléments dont nous venons de don-ner une étude chimique. Mais avant de nous occuper docette partie essentiellement technique et descriptive,fixons l’attention sur la température à laquelle il con-vient de cuire l’émaillage suivant qu’on peint par em-pâtement ou par la méthode de l’aquarelJe.
Nous avons dit plus haut que l’oxyde de fer dispa-raissait quand on l’étend sur une surface chargée d’oxydede plomb. Nous rappellerons que cet effet est d’autantplus sensible, que la température à laquelle on cuit lapièce est plus élevée. Or, les couleurs que nous avons
C.
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