FIBRES VÉGÉTALES TEXTILES.
FONDATIONS TUBULAIRES.
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nifcrc bien plus simple et bien plus économique, leseffets caloriques nécessaires.
2* Emploi «le fours à reverbère spéciaux dits gazofenou fours à gaz , pour le puddlagc et le réchauffage aumoyen du ligneux.
Les caractères distinctifs de ces fours sont la grandedimension du foyer dans le sens vertical, et l’emploid’un courant d’air forcé qui se subdivise en deux cou-rants partiels : l’un, amené sous le foyer en quantitéproportionnelle à la quantité du ligneux que l’on veutbrûler; l’autre qui, après avoir été chauffé préalable-ment, débouche par une large tuyère à l’entrée mêmedu laboratoire du fourneau, au-dessus du pont.
11 résulte de ces dispositions que le foyer, chargétoujours d’une grande quantité de ligneux en excès,fournit, à l’entrée du rampant, des gaz combustiblesexempts de toute trace d’oxygène libre.
Pour fonctionner dans les meilleures conditions, lesregistres qui sont à la disposition de l’ouvrier doiventêtre manœuvres de manière que la tuyère fournisseà chaque instant, en air chaud, la quantité d’oxygènenécessaire à la combustion complète de ce gaz.
On voit que le principe sur lequel se fait la combus-tion dans ces fours n’est pas nouveau : il esteelui qui a étéproposé par Ébelmen pour brûler de menus combusti-bles dans de bonnes conditions (VoircoMnuSTios). C’estexactement celui que nous avons vu appliquer, il y adéjà longtemps, par les métallurgistes américains, les-quels puddlcnt et réchauffent le fer au moyen des an-thracites de la Pensylvanie , anthracites qui ne con-tiennent presque aucun élément volatil, et qu’on par-vient cependant à faire brûler avec une très-longueflamme. Toutefois, M. le comte Egger n’en a pas moinsle mérite d’avoir fait le premier l’application de ceprincipe au combustible végétal sur une grande échelle,et dans des conditions vraiment manufacturières. Delà, le procédé nouveau s’est répandu dans un grandnombre d’autres usines et a été bientôt étendu au ligniteet à la tourbe.
C’est dans la réunion du progrès économique réalisépar l’organisation de grandes forges pour le travail aubois, et du progrès technique résultant de l’emploi ducombustible à l’état gazeux, c’est-à-dire de la manière laplus avantageuse, tellement avantageuse qu'elle annuledans quelques cas la différence de prix du combus-tible, qu’est le salut des usines qui peuvent continuerle travail au bois. Il s’agit évidemment de celles quipeuvent se procurer ce combustible en masses consi-dérables à un prix modéré, et disposent d’un travailmoteur presque gratuit, ce qui répond en général àdes moyens de flottage et à de puissantes forces hy-drauliques.
FIBRES VÉGÉTALES TEXTILES. La possibilitéd’employer des fibres de nouveaux végétaux pour lafabrication des tissus, a été étudiée avec beaucoupd’ardeur en Angleterre, et beaucoup d’échantillonsintéressants figuraient à la dernière exposition.
« Il est un groupe de végétaux, dit le rapporteur dela classe du jury chargée de leur examen, où l’on peuts’attendre à trouver particulièrement des fibres textiles,c’est la famille des urticées. Aussi dans les cataloguesde collections publiés en 1851 par les jurys de Londres ,on trouve plus d’une espèce de cette famille. En têtede toutes les autres semble se placer Yl'rtica utilis, ouramieh, originaire de l’archipel indien, Java, les Mo-luques, etc., etc. L’un de nous, M. Decaisne, s’est par-ticulièrement attaché dans quelques-uns de scs nom-breux travaux à faire connaître et estimer les qualitésdes fils de ramieh, qui paraissent avoir plus de ténacitéque ceux du chanvre, et une force d’extension biensupérieure à celle du lin. On s’occupe activement d’in-troduire en Europe la culture de YUrtica utilis dansdes conditions suffisamment économiques. A côté de
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cette espèce si précieuse, l’Exposition nous a montréle chinagrass des Anglais, Bochmaria îiivea de la Chine qui sans contredit est une matière textile très-esti-mable; le B. tenacissima , dont on peut espérer des tis-sus souples et résistants, le Maoutia Puya, qui paraîtavoir les mêmes qualités, puis encore le Sarcochlamyspulchtrrima, etc. D’ailleurs, laplupartdccesplantes sontcultivées dans leur pays natal pour les fibres qu’on enextrait.
« L’Inde anglaise avait exposé de beaux chanvresprovenant du Cannabis indica, qui n’es.t sans doutequ’une variété du sativa. Parmi les liliacécs, on paraitdevoir remarquer surtout les fibres de Corchorus olito-rius, Triumfetta lobata et semifriloba, Grewia occidenta-Us ; puis nous avons vu un grand nombre de fibres demaîvacées. M. le docteur Koyle et plusieurs colons del’Inde avaient exposé une série fort intéressante de pa-piers fabriqués avec le jute ou Corchorus olitorius, lebandckaio.u Hibiscus esculentus , le Daphné cannabina, lePandanus odnratissimus, le Bambusa arundinacea l’J-gave americana, etc. A Ccylan, M. Thwaites nous si-gnalait le Gîüdia .eriocepha.Ia comme particulièrementpropre à la fabrication des papiers.
« En un mot, après avoir étudié toutes ces exposi-tions, on a pu se convaincre que si nos nations del’Occident ont à demander à la science de nouvellesressources en matières textiles, celle-ci pourra choisirau milieu d’un grand nombre de plantes filamenteusescelles vers lesquelles il faudrait diriger les tentativesdu commerce. Ce fonds de richesses, en réserve pournos besoins, s’augmente encore si nous jetons spé-cialement les yeux sur les monocotylédonécs filamen-teuses.
« Beaucoup de ces fibres, et particulièrement cellesdes musacées, dcsyucca, desagaves, etc., si abondantesdans la plupart des pays chauds, et qui, outre leurproduction spontanée, semblent, par leur culture fa-cile, promettre des tissus à très-bon marché, sc sontmalheureusement montrées jusqu’ici d’une extractionpénible, et n’ont pu, d’ailleurs, être emplo 3 ’écs à autrochose qu’à la corderic ou la fabrication des papiers.Enroidics et agrégées par une gomme abondante ettrès-difficile à séparer, elles n’ont pu jusqu’ici se prê-ter à la filature et au tissage. Quant à leur extraction,elle offre des difficultés sérieuses et a souvent des in-convénients graves pour les ouvriers qui la pratiquent.On doit regretter tant d’obstacles quand on songe à laréputation que sa ténacité a value, dans la marine, nuchanvre de Manille, Musa textilis ; quand on consi-dère les fibres brillantes des sansiviera, des yucca, desagave, v
FONDATIONS TUBULAIRES. On emploie detemps immémorial dans les Indes des puits en briquespour les fondations quand il existe un sous-sol de^?ablcou d’argile. Le terrain est si mouvant dans certainsendroits, que des pilotages seraient sans efficacité;une sonnette eût d’ailleurs été une machine beau-coup trop compliquée pour les Indous, et, dans cer-taines provinces, on n’eût pu se procurer des pilotisqu’à grands frais. Le procédé fort ingénieux qui aété adopté est tout à fait approprié à la nature du ter-rain et au genre-de matériaux dont on dispose. Ajou-tons qu’une religion qui déifie les grandes rivières, quifavorise la construction de temples sur leurs bords, etdont les cérémonies s'accomplissent, en partie, dans lelit même des fleuves, met ses sectateurs dans la néces-sité de trouver un moyen de fonder dans les terrainsmouvants.
La méthode indoue de fondation par puits consisteà creuser le sol jusqu’à ce qu’on rencontre l’eau, à pla-cer alors une couronne de bois, à construire au-dessusun tube en maçonnerie de briques, et à le faire des-cendre par dragage intérieur et charge de poids.
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