Buch 
Complément du dictionnaire des arts et manufactures / par Ch. Laboulaye
Entstehung
Seite
261
JPEG-Download
 

FONDERIE EN CARACTERES.

FONDERIE EN CARACTÈRES*

2GI

tion de nos droits. Nous 11 e nous permettrons pasd’attaquer ce jugement, auquel nous sommes redeva-bles d’avoir appris comment se traitent les affaires debrevet devant les tribunaux civils, connaissance qu’ilserait bien profitable à la plupart des inventeurs d’ac-quérir.

Nous donnerons seulement ici une description som-maire de la machine de Rrandtpcrfectionnéc telle qu’ellese construit en Allemagne , et dont nous donnons ci-contre le dessin (fig. 3333J.

m est le fourneau dans lequel se fait le feu, p la che-minée, « la capacité qui contient le métal fondu et lapompe cylindrique, qui se meut dans un corps depompe alésé dans la fonte du fourneau. Cette pompe,sans cesse tirée de haut en bas par un ressort en héliceplacé à la partie inférieure, quë l’on bande & l’aide d’unécrou placé sur la barre de fer rond qu’entoure le res-sort, et repoussée à l’aide d’une tige assemblée avec lelevier qui passe dans la tête de la pompe, tige mue à l’aided’ungaletqui repose sur un excentrique monté sur l’axe oque l'on fait tourner à l’aide d’une manivelle, et quiest calé, est de forme telle, qu’une cylindrée soit lancéeparla pompe au momcntconvenable pour former lalettrefondue par chaque tour. Le métal sort par un conduitpartant du fond de la chaudière et débouchant au mi-lieu du bord supérieur de l’avant du fourneau. Le mouleest porté sur un bras en fonte 6, oscillant autour de labarre f sur laquelle il est assemblé par deux pivotsà vis qui permettent d’en faire varier la position ; cettebarre elle-même est ronde et assemblée par un collier

de serrage ù vis g dans une partie cylindrique du bâti,ce qui permet de la faire tourner et de faire varier salongueur, et donne le moyen d’assurer l’inclinai-son convenable du moule pour qu’il s’applique parfai-tement sur l’orifice de sortie de la matière. Le brasfait une oscillation pour chaque tour de l’axe o, parl’effet d' 'un excentrique circulaire monté sur cet axe,et portant un collier portant des branches qui viennents’assembler avec lui,- avec l’intermédiaire d’un ressortà boudin pour assurer la pression.

La pièce du dessous dumoule est montée sur l’ex-trémité de Ce bras, à l’aidede deux vis; la pièce dudessus est assemblée defnême à une pièce montéeà charnière sur ce bras.Cette pièce peut se mouvoirpar un rappel c’ pour varierles approches, et porte untalon saillant a qui reçoitl’extrémité de la tringle ereco*urbée en équerre. Lepoint d’assemblage par udécrou, ou plutôt le point oùun écrou l’empêche d’aban-donner le montant f , étantsitué au-dessus de celui oùle bras est assemblé, onvoit que celui-ci ne pourras’abaisser sans que lesdeux pièces du moule s'ap-prochent , ce qui permetd’assurer le serrage aupoint voulu, etinversementfait ouvrir le moule lorsquele bras s’écarte du fournea*udans l’autre partie de lacoxirsc de l’excentrique, parl’effet d’un arrêt placé surla tringle e en avant dumontant f. Enfin le mou-vement de la matrice, tou-jours maintenue en placepar un archet d, dans le sys-tème du moule américaindécrit précédemment, estsoulevée par une basculefixée sur le dessus du brasqui agit par une extrémitémunie d’une vis sur la ma-trice, et dont l’autre extré-mité munie d’un rouleauëst soulevée par un plan incliné glissant sur la face dubras et mû par une tringle disposée comme la tringle ë,à l’extrémité de laquelle il est assemblé.

Ou voit que toutes les opérations nécessaires pourla fonte d’une lettre par tour de roue sont exécutées parcette machine. En effet, nous avons vu que la fonted’une lettre à l’aide du moule à main comprenait lesopérations suivantes :

1° Puiser le métal; 2° le verser dans le moule;3° donner au moule une secousse convenable pour quole métal vienne bien se mouler dans la matrice ; 4° ôterl’archet qui presse la matrice ; 5° déchausser, fairesortir de la matrice l’œil de la lettre fondue ; 6° ouvrirle moule ; 7 U faire tomber la lettre ; 8° refermer lomoule ; 9° remettre l’archet.

Les opérations 1,2 et 3, sont exécutées parfaitementpar le coup du piston de la pompe qui chasse le métalfondu avec un excès de pression suffisant pour moulerles lettres les plus délicates plus sûrement que ne peutle faire la mahi de l’ouvrier le plus habile ; on ne pro-

3333.

wpiHEa