270
GRAISSAGE.
GRAISSAGE.
mé de cuîvrebicn homogène (ce qui exige une opérationexécutée d’une manière continue, sans variation nota-ble du courant, de la température, de l’acidité des li-queurs), de manière à pouvoir être chauffé au rougesans se déformer, sans qu’il se déclare des écailles oudes fentes.
On remplit le creux intérieur de ces cuivres avec dulaiton'coupé en petits morceaux cylindriques, et letout est soumis à la chaleur intense du chalumeau àgaz, qui fond et soude les divers fragments avec l’aidedu borax, avec eux-mêmes comme avec la coquillegalvanoplastique. Le creux ainsi renforcé est dressé,coupé, limé, cintré même au besoin avec la plus grandefacilité.
GKAISSAG3L La propriété des corps gras de dimi-nuer les frottements, par l’interposition de leurs molé-cules entre deux surfaces auxquelles elles adhèrent parleur viscosité, est utilisée dans toute machine; elle estla hase du moyen le plus important d’empêcher le tra-vail moteur de se perdre en résistances passives pourdonner un travail utile, un résultat industriel maxi-mum. Nous avons déjà donné les compositions les plusconvenables pour voitures, pour surfaces entre les-quelles il s’exerce des pressions considérables ; nousvoulons ici parler surtout des applications où les pres-sions sont petites et les vitesses très-grandes, commedans la filature, et qui ont été étudiées par M. Dollfuset M. Hirn ( Bulletin de la Société de Mulhouse).
La question d’un graissage convenable, c’est-à-direde l’emploi d'appareils bien disposés, mais surtout desubstances lubrifiantes de bonne qualité, est d’uneextrême importance dans ce cas, et des variations de25 p. 100 dans le travail moteur consommé ne sontpas rares, en raison de la qualité des huiles.
Recherches de M. G. Dollfus. — M. G. Dollfus a fait
broche o porte, en b, m* plateau en cuivre, tournantavec elle. Ce plateau a les boid* relevés et forme ainsiune capacité qu’on remplit de l’huile à essayer. Sur ceplateau ou disque vient s’en appliquer un seconde parfai-tement rodé sur le premier ; son centre porte un canon d,au bout duquel se place une petite vis e, venant reposersur l’extrémité de la broche et servant de pivot au dis-que. Cette vis sert à régler l’écartement des deux pla-teaux, lequel doit être ménagé de manière à ce queleur distance soit la-plus petite possible, sans qu’ils setouchent. Ce sont alors des surfaces parfaitement grais-sées qui se trouvent en contact. Le disque c porte unegoupille f placée excentriquement, et qui vient heurtercontre une autre goupille g fixée dans l’une des bran-ches du levier coudé h. Ce levier peut osciller autourdu tourillon i et porte en k un poids mobile le longd’une tige graduée. Un second poids l fixe équilibre lesystème du levier, le poids k étant sur la division o Lesupport ou bâti mm sert à fixer l'appareil contre unetable ou un établi au moyeu delà visu. La vis infé-rieure sert de crapaudine à l’arbre a.
L’appareil est construit de telle sorte que le levier,appuyant sur la goupille en vertu du poids h, formeune force résistante, appliquée en un point tel, quele moment de cette force égale le moment du frotte-ment produit par le mouvement du disque k , c’est-à-dire que la goupille ou point d’application de la forcerésistante se trouve aux deux tiers du rayon dudisque.
Si a et b sont les deux longueurs de branches du le-vier coudé, P le poids mobile, n le nombre de toursde l’appareil, le travail sera donc exprimé par :
En supposant le nombre de tours constant, ainsi que
-l'ali**'
3of1.
23o4* .
ses recherches sur les qualités lubrifiantes des huiles,h l'aide d'un appareil employé en Angleterre et connusous le nom d'éprouvette de Mac-Naught, qui permetde mesurer des quantités proportionnelles aux frotte-ments et par suite de comparer les huiles entre elles.
11 se compose essentiellement (fig. 3541 et 3542) d’unebroche maintenue par un collet et une crapaudine. Cette
77
les autres quantités, et a seul variable, on aura — (a * f
= —, c est-a-dire que le travail du frottement pour
différentes huiles, sera proportionnel aux longueur?de la branche graduée, ou au nombre de divisions in-diquées par le curseur. *