GRAVURE EN RELIEF.
GRAVURE EN RELIE*'. *
«le transmission au moyen de disques qui tournent dansl’huile, par l’emploi d’un bourrelet saillant ménagé au-tour de l’arbre à graisser, dans le milieu du coussinet.La partie inférieure de ce bourrelet, plongeant.toujoursdans l’huile, entraîne avec lui une portion suffisante dece liquide pour lubrifier d’une manière continue lessurfaces. On voit que l’huile n’est déplacée que pen-dant le mouvement de l’arbre, c’est-à-dire seulementquami ce déplacement est nécessaire. Les paliers grais -seurs de M. Docostcr permettent seuls de marcherà grande vitesse avec des surfaces de frottement peuconsidérables; aussi ce constructeur les a-t-il appliquésau système d’arbres légers à grande vitesse, dont ilest le principal promoteur.
L’ingénieux M. Froment, en construisant pourM. Girard scs turbines à rotation extrêmement rapide,a reconnu que pour des axes verticaux faisant 12à 15,000 tours par minute, la circulation régulièrede l’huile pouvait seule empêcher l’adhérence de l’axeet du palier, le grippement qui entraîne bientôt la rup-ture de l’axe. L’huile chassée par la force centrifuge,au contact de l’axe, cesse bientôt de lubrifier à de sem-blables vitesses. Il y est arrivé d’une manière parfaite,en. employant la force centrifuge elle-même pour renou-veler l'huile sur les surfaces. L’arbre étant percé eiisoncentre d’un petit canal cylindrique, avec lequel com-muniquent, au-dessous du niveau de l’huile un petitcanal horizontal et une petite entaille dans le palier,l'huile prendra un mouvement dans ce canal, et la lu-brification sera parfaite pour peu que les forces centri-fuges aux deux extrémités des entailles soient diffé-rentes , ce qui nécessite, aux vitesses dont il s’agit, lamoindre différence entre les deux rayons de l’arbrequi correspondent aux deux canaux horizontaux. C’estune solution excellente d’un problème qui offrait detrès-grandes difficultés dans la pratique.
GRAVURE EN RELIEF FAR LES ACIDES. Nouscompléterons ce que nous avons dit sur la question dela gravure en relief par les acides, en empruntant à unrapport de M. l)u Moncel la description du procédéGillot, fondé sur les résultats de la zincographie, pro-cédé seul exploité commercialement aujourd’hui à Paris pour la gravure en reliefà meilleur marché que la gra-vure sur bois, mais sans fournir rien qui ait une valeurartistique bien réelle.
Après avoir énuméré les essais de Carez, Dem-bour, etc., dont nous avons parlé à l’article gravure,M. Du Moncel, esquissant une revue générale des sys-tèmes qui ont été essayés, continue ainsi :
Plus tard, une foule d’autres systèmes ont été bre-vetés sous des noms de cjirysoglyphie, de chalcotypie,de zincographie, stylographie, etc., etc. Tous ces sys-tèmes étaient des modifications plus ou moins heu-reuses des procédés dont nous venons de parler, etpouvaient présenter chacun leurs avantages, surtoutcelui où la dorure fut introduite dans les tailles pourproduire les reliefs, comme on a pu en juger à l’Expo-sition universelle . Si l’on joint à ces différents systèmesplusieurs autres employés par Duplat dès l’année 1810,Girardet en 1828, Tessier de Lyon , et tant d’autresdans lesquels la pierre lithographique (voir litiiogra-rinrd était substituée aux métaux flans les systèmesprécédents, on aura une idée des efforts tentés pourrésoudre le problème -des gravures en relief par desactions chimiques.
A côté de ces différents procédés se sont élevés plu-sieurs autres d’un genre tout à fait nouveau et fondéssur certaines réactions physiques et chimiques nou-velles et qui ont produit, à ce qu’il paraît, quelquesheureux résultats. Tels sont les procédés de gravuregalvanique et de gravure photographique.
Les procédés de gravure galvanique peuvent êtreclassés en deux catégories : 1 u ceux dans lesquels le
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courant agit pour enlever le métal; 2° ceux dans les-quels un dépôt métallique résulte de l’action de ce cou-rant. A la première catégorie appartiennent les procédésde MM.Dumont, Devincenzi, Pring, etc. Danslasecondecatégorie doivent être rangés ceux de MM. Spencer,Salnion, Ch. Beslay, Fergusson, etc. Tous ces procé-dés ne diffèrent entre eux que par la nature des maté-riaux qui composent les planches, la manière d’obtenirsur elles le dessin à graver, la composition des vernispropres à consolider l’empreinte de ce dessin et à l’em-pêcher d’être attaquée, enfin les préparations à donnerà ces planches. Nous remarquerons, toutefois, que,dans tous ces procédés comme dans tous ceux dontnous avons parlé précédemment, l’action du mordants’effectue uniformément, sans distinction des partieslégères ou accentuées du dessin; et c’est principale-ment la manière dont on opère ce mordançage qui éta-blit une différence bien tranchée entre ces procédés etcelui de M. Gillot.
Quant aux procédés photographiques, on peut lesdiviser en quatre classes :
1 0 Ceux dans lesquels l’action de la lumière produitesur certaines substances a pour effet secondaire dedonner lieu, par suite d’une préparation subséquente,à des inégalités d’épaisseur qui, une fois moulées, con-stituent une matrice avec laquelle la gravure peut êtreclichée ;
2° Ceux dans lesquels Faction de la lumière n’ad’autre effet que de dépouiller plus ou moins de sa pré-paration une planche métallique, que l’on fait mordreensuite comme une planche gravée à l’eau-forte;
5° Ceux dans lesquels l’action électrique vient aiderFaction de la lumière ;
4° Ceux dans lesquels l’empreinte daguerrienne setrouve transportée directement sur une pierre lithogra-phique.
A la première classe appartiennent les procédés deMM. Poitevin, E. Rousseau, Masson, Bouvières, etc. ;à la seconde, ceux de MM. Donné, Berres, Niepce deSaint-Victor ; à la troisième, ceux dcMM. Grove, Cheva-lier, Fizeau,Iieller ( voir gravure) ; à la quatrième,ceux de MM. ltondini, Lcrcboivrs, Remercier, Barrcswil,Bry, etc. (voir lithographie).
Do ces différents procédés, ceux de la première classesont seuls réellement applicables à la gravure en relief,et il me suffira d’indiquer en quelques mots le procédéPoitevin, pour les faire comprendre à peu près tous.
Ce procédé consiste à couler une couche uniforme degélatine sur la planche à graver, à tremper celle-ci dansune dissolution de bichromate de potasse et à l’exposerùla lumière, soit à l’intérieur d'une chambre obscure,quand on veut opérer directement, soit derrière le né-gatif transparent qu’il s’agit de reproduire. Après cetteexposition, la plaque est plongée dans l’eau, et toutesles parties qui n’ont pas subi Faction de la lumières’imprègnent de ce liquide, se gonfientet produisent desreliefs sensibles à la surface de la plaque, tandis que lesparties frappées par la lumière s’humectent à peine etconstituent relativement des creux. Les reliefs, par celamême, correspondent aux noirs du dessin et les creuxaux blancs, de sorte qu’il suffit de mouler cette planchecomme on le fait pour les clichés ordinaires, pour ob-tenir la gravure du dessin ou de la vue que l’on veutreproduire.
Ce résumé très-succinct des différents procédés degravure en relief était utile pour faire connaître lesdifférents efforts qui ont été tentés pour résoudre leproblème, afin qu’on pût juger, en connaissance decause, le système qui aujourd’hui est le plus recherchédes moyens économiques pour obtenir des gravures enrelief.
Le principe du procédé de M. Gillot est d’une sim-plicité extrême; mais l’exécution en est assez délicate
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