Buch 
Complément du dictionnaire des arts et manufactures / par Ch. Laboulaye
Entstehung
Seite
281
JPEG-Download
 

HORLOGERIE.

HORLOGERIE.

281

que la seconde opération doit se faire vers 2 heures53 minutes après midi, si le régulateur est bien réglé.On pourrait donc attendre jusqu’à ce moment fixe;mais comme il peut y avoir quelque erreur dans lerégulateur d’un coté, et à cause des variations dutemps vrai de l’autre côté, on examine, vers 2 heures,si l’image du soleil est bien éloignée du meme arc a.Lorsqu’elle en approche, on observe exactement et l'onmarque sur eefc arc le point I, de la meme manièrequ’on a marqué le point IL On prend exactement lemilieu de cet are III par les moyens connus, ce quidétermine le point M. Par les deux points F, M,on trace une ligne droite qui est la méridienne cher-chée.

Diplêïscope. — M. Dent, habile horloger anglais , acombiné dans ces dernières années un petit appareilfort élégant (fig. 3544) pour déterminer le midi vrai,dont l’idée est due à M. J.-M. Bloxam, inventeur très-ingénieux.

La figure 3344 représente l’instrument disposé pourl’observation, la face antérieure étant perpendiculaireau méridien du lieu, le plan sur lequel il repose étanthorizontal.

l’indication des heures. Il est inutile d’indiquer tousles motifs qui en font des appareils totalement insuffi-sants pour satisfaire aux besoins d’une civilisationavancée. Aussi les anciens avaient-ils inventé encore àcet effet les horloges d’eau ou clepsydres, utilisant àcct effet le mouvement uniforme résultant d’un écoule-ment régulier de Peau.

Ce système était encore bien imparfait et sujet àbien des inconvénients, et il semblait naturel de cher-cher quelque autre mouvement uniforme et par suitepropre à la mesure du temps, /pu fut d’un maniementplus facile. Ce problème simple en apparence est enréalité insoluble d’une manière absolue dans la pra-tique, les résistances passives venant toujours s’op-poser à la prolongation de tout mouvement imprimé(qui serait uniforme si aucune autre force ne venaitagir sur le mobile), d’où la nécessité de l'applicationdu travail d’une puissance égale à celui des résistancesproduites en chaque instant.

Horloges à poids. — Dans le système de clepsydre leplus complet que nous ayons décrit (voir clepsydre),on voit poindre le mécanisme qui a conduit plus tardaux horloges à poids. L’emploi d’un poids pour faire

5c/-i'

Le dipléïseope est fondé sur la propriété des sur-faces polies de réfléchir les rayons solaires en faisantun angle de réflexion égal à l’angle d'incidence.

Il consiste en trois plans réflecteurs DC, I)B et BC(fig. 3343). 1)C représente la face extérieure de l’instru-ment formée d’une glace qui couvre les deux miroirs àface opaque DB et BC, (il constitue donc un prisme àdeux faces étamées.) Supposons DC placé de façon quele rayon marqué 1 tombant sur DC en E soit renvoyéà l’œil dans la direction 1’, l’image du soleil paraitavancer dans la direction de I) vers C. Le rayon n° 2traversant DC est réfléchi par CB sur 1)B, et enfinrevient à l’œil dans la direction 2’, et cette secondeimage du soleil paraît se mouvoir de C vers D, et àmesure que le soleil se meut, les deux images se rap-prochent l’une de l’autre.

Supposons que le rayon n" 1 soit arrivé en 3, et lerayon n° 2 dans la position du n° 4, il est évident qu’ilsseront réfléchis tous deux dans la direction commune 3’et 4’, c’est-à-dire que les deux images coïncident, ce quiindique l’instant du midi vrai; puis les rayons conti-nuant à avancer, les images sS séparent de nouveauen changeant de position relative.

Cet instrument très-simple, très-facile à placer, estd’une grande précision et a été avec raison recom-mandé aux horlogers pour régler leurs appareils. Enpermettant d’observer le premier contact des deuximages du soleil et celui de leur séparation avec beau-coup d’exactitude, il fournit facilement la bisec-tvice de cet angle sur laquelle se produisent la coïnci-dence des centres, la méridienne du lieu et le momentdu midi vrai.

HISTOIRE DE L’HORLOGERIE.

Nous avons dit à l’article cadraxs solaires com-ment on pouvait obtenir à l’aide des ombres portéespar une tige, non-seulement le midi vrai, mais encore

tourner les aiguilles d’un cadran, à l’aide deroues dentées (dont parle déjà Aristote ) devaitêtre un progrès nécessaire ; mais comment em-pêcher le poids de se dérouler avec une granderapidité, comment prolonger la durée de sonaction? Il fallait, pour y parvenir, une décou-verte toute spéciale, une notion des effets d’iner-tie et la combinaison d’organes propres à laréaliser tout à fait remarquable. Nous la feronsconnaître en donnant, d’après Julien Leroy,la description du balancier et de la roue derencontre de l’horloge du Balais de justice,construite vers -1370 par Henri de Vie, venud’Allemagne à la demande de Charles V .

Le moteur dans cette machine est un poids attaché àune corde enroulée sur im cylindre : le poids descen-dant, le cylindre tourne, le mouvement de rotation setransmet par engrenages à une dernière roue verticaleen forme de couronne, portant des dents dont la faceantérieure est perpendiculaire au plan de la roue, enun mot semblable à ce que nous appelons une roue dorencontre que nous aurons plus loin à étudier en dé-tail. C’est sur cette roue qu’agit l’obstacle, qui secompose d’une tige armée de deux palettes placées àangle droit l’une sur l’autre. Quand une palette estrepoussée, l’autre s’engage pour être repoussée à sontour, en arrêtant ainsi à chaque instant le mouvementde la roue et avec lui le déroulement du poids moteur.L’axe vertical dès palettes porte à sa partie supérieureune barre appelée foliot chargée de poids, dont l’inertieforme une résistance qui s’oppose au mouvement dela roue, en raison de la grandeur de ces poids et deleur éloignement de l’axe. Ce foliot fut plus tard rem-placé par une flirte de volant circulaire qui prit le nomde balancier, suspendu comme le foliot par une doublecorde dont la torsion Facilitait l’alternance du mouvezment des palettes.

Les chocs successifs produits dans cct échappementrendus plus sensibles parla fabrication imparfaite desrouages et les grandes résistances intérieures ne per-mettaient pas d’obtenir avec cette disposition, toutingénieuse qu’elle était, un haut degré de précision ;toutefois l’horloge à poids ne reçut pas de changementnotable jusqu’au commencement du xvi e siècle, parl’introduction dans son mécanisme d’un élément nou-veau essentiellement propre à conduire à la précision.Nous voulons parler de la découverte des propriétés dupendule par Galilée . *

Du pendule. — L’introduction du pendule dans leshorloges comme perfectionnement des constructions

36