HORLOGERIE,
ÏIORLO iEIUE.
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tés aux machines-outils servant dans l'horlogerie, lestours et les machines à diviser notamment.
L’horlogerie est restée pendant longtemps confondueen quelque sorte avec la science que nous appelons au-jourd’hui la cinématique, et celle-ci ne s’en est dégagée,n’a cessé d’être en quelque sorteconcrète, que depuis queles Applications des divers organes mécaniques se sontmultipliées à l’infini en dehors de l’horlogerie. Ce quimontre bien que la pratique de l’horlogerie exige l’as-similation, pour ainsi dire complète, de ce genre de con-naissances chez l’horloger constructeur, c'est non-seulement la multitude de combinaisons plus ou moinséquivalentes, inventées pour modifier les diverses par-ties des appareils chronométriques, mais surtout que,jusqu’à ces dernières années, c’était aux horlogersqu’incombait presque toujours l’exécution de petits ap-pareils à mouvements multiples avec laquelle ils étaientfamiliarisés C’est notamment ainsi que les choses sesont passées en Angleterre lors de l’invention desmétiers à tulle ; c’est ce que nous avons vu en France pour les premiers appareils de télégraphie électrique.
Un appareil chronométrique étant une machine des-tinée à produire le mouvement parfaitement régulierd’aiguilles indicatrices pendant un long intervalle detemps, à l’aide des oscillations uniformes du pendule oudu ressort spiral, se compose nécessairement :
1° D’un appareil moteur, d’un récepteur emmagasi-nant le travail (peu considérable en chaque instant,puisque ces machines n’ont à surmonter que leurs frot-tements intérieurs), qui est produit par l’action de re-monter l’appareil ;
2° l)’un système propre à régler et à rendre régulierle mouvement produit par la puissance motrice, —c’est le régulateur ;
3° D’un système guidé par le régulateur, qui em-pêche le travail accumulé de se consommer en peu detemps, — c’est lVc/iap/>emenf •
4° Enfin des communications du mouvement régu-lier ainsi produit avec les appareils indicateurs, pourque les quantités indiquées par ceux-ci soient en rap-port avec le jour moyen déterminé par la rotation dela terre, — ce sont les rouages, la-minuterie.
Déterminer les meilleures formes de ces diverses par-ties, pour les divers cas de la pratique : les grosseshorloges, les pendules astronomiques, les pendules à il’usage civil, les montres, les chronomètres ; lesgran- jdeurs et positions relatives les plus convenables, dans :chaque cas, ou les calibres ; enfin déterminer la forme Jdes meilleurs outils propres au travail des diverses ipièces, telles seraient les indications qu’il faudrait réti- jnir pour guider complètement l’horloger dans son tra- :vail; tel est le cadre d’un véritable traité d’horlogerie.
§ 1. PUISSANCE MOTRICE. I
Dans les appareils d’horlogerie où la régularité ab- *solue du mouvement forme le but à atteindre, la con- jstance, l’invariabilité du travail moteur est le point de !départ essentiel, et avec cette constance au départ, la !constance dans la transmission de proche en proche idans les diverses parties du mécanisme.
En effet, pour chaque rouage intermédiaire entre laforce motrice et les aiguilles, la force motrice est cellequi lui est communiquée par le rouage précédent. C’estassez dire combien le travail moteur des diverses ma- ichines d’horlogerie dépend des frottements et résis- 1tances qui s’y consomment et qui forment le seul em-ploi de ce travail; aussi a-t-il beaucoup diminué depuis ;que les progrès de la construction ont réduit les frotte- |ments, fait disparaître des chocs intérieurs qui rendaient\ r ariable la force motrice que transmet le mécanisme, j
Tout travail moteur comprend deux éléments, lepoids soulevé, la résistance surmontée, d’une part; et, ,de l’autre, le chemin parcouvu parle point d’application, j
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Nous allons surtout nous occuper ici de la premier •question, du mode d’application de la force, ne pouvantguère traiter la seconde qu’en parlant des rouages, dontil sera question plus loin, à l’aide desquels on fait varierl’étendue du chemin parcouru.
Horloges à poids. — Les grosses horloges et les hor-loges astronomiques, tous les appareils d’horlogerie deprécision qui ne doivent pas être déplacés sont toujoursmus par des poids. 11 n’estpas, en effet, de moyen pinssimple de satisfaire à la con-dition de régularité absoluede l'effort moteur, conditionessentielle et capitale.
Lu corde qui supporte lepoids moteur est enroulée,par l’action du remontage del’horloge, autour d’un cylin-dre (fig. 3346). Ce poids agis-sant toujours tangentielle-ment au cylindre, par suite•étant toujours situé à unemême distance de l'axe,donne «loue un effort con-stant. C’est là une des causesde la régularité du mouve-ment de ce genre d’appareils,ce qui fait, par exemple, quedes horloges en bois, malconstruites, ont souvent unemarche bien supérieure à celle des montres dues à desartistes d’un grand mérite, qui ne peuvent avoir cegenre do moteur.
Si, d’après la position de l’horloge, le poids moteur Ppeut descendre d’une hauteur II, PU est le travail
moteur disponible et r étant le rayon du cylindre,
le nombre de tours que fera le cylindre moteur sansque l’horloge ait besoin d’être remontée. Comme surle cylindre qui porte le poids est ajustée la premièreroue dentée qui met en mouvement les rouages de l'hor-loge, on voit que le calcul de ces roues indiquera lavitesse de descente du poids et par suite le temps quipourra s’écouler entre deux remontages, comme lesdimensions, les résistances intérieures de l’horloge,variables surtout aux imperfections de la construction, indiquent le poids convenable dans chaque cas.
Ils varient dans les constructions modernes :
Dans les horloges de clocher de 50 a 200 kilog., etdescendent d’une hauteur de 1 mètre environ, en 24heures.— Travail moteur disponible de 500 à 1,000 ki-logrammètres.
Dans les horloges astronomiques,de 3 à 4 kilog., corde comprise,et une chute de 1 m ,50. Travailmoteur disponible de 5 à 6 kilo-grammètres.
Lorsque la chute disponible estpetite, on adapte souvent le poidsmoteur a une poulie mobile dont lagorge repose sur une corde s’enrou-lant d’une part sur le cylindre etattachée par l’autre extrémité à unpoint fixe (fig. 3547). On ne doitjamais mouflcr à plus de deux brinsà cause des résistances résultantde la roicleur de la corde.
Le poids de la corde a été né •gligé dans les considérations pré-cédentes, à tort, surtout si on faitparcourir au poids moteur une grande longueur, puis-qu’il vient s’ajouter à celui-ci à mesure qu’il descend.
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