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HORLOGERIE.
HORLOGERIE,
On remédie par une même disposition à cet inconvé-nient et à la lois à une autre cause d’irrégularité, l’in-terruption du mouvement qui résulte du remontage.
En effet, dans le système le plus simple, le poidsmoteur d’une horloge est enroulé autour d'un cylin-dre portant une roue dentée qui fait tourner la premièreToue de l’horloge. Le cylindre porte un rochet qui agitseulement dans le sens de la descente du poids, mais«pii ne s’oppose pas au mouvement quand on élève ce
poids , quand on re- _
monte l'horloge. Lemouvement de celle-ciest suspendu pendantcette opération, la forcemotrice n’agissant plus.
On évite cet inconvé-nient par la dispositionreprésentée fig. 3548.
On remplace le point-fixe correspondant à l’cx*trémité de la corde parun second cylindre por-tant une roue à rochet R’montée surun deuxièmeaxe. Une corde sans fins’enroule sur deux cy-lindres respectivementconcentriques à ceroues, en passant sur legorges de deux pouliesmobiles. A la premièreest suspendu le poidsmoteur V , et à ladeuxième un petit poids1’’ moindre, destiné sur-tout à tendre les cor-dons n et a’ (qui font plu-sieurs tours sur chacuni’e cylindres}.
Quand le poids P des-cend, il fait tourner laroueR , et l’horloge mar-che. Quand il arrive au
bas de sa course, le poids P r est au haut de la sienne.Pour remonter l’horloge, on fait tourner la roue à ro-chet li’ dans le sens indiqué par la flèche; le cordon ms’enroule et le poids P remonte tandis que P’ descend.Pendant cette opération, le poids P agit toujours sur lecylindre R pour le faire tourner, de sorte que la marchede 1 horloge n’est pas suspendue.
Il est clair que par cette disposition les variations deforces motrices par le changement de longueur de cordesont évitées et la force motrice '2P— 2P’ reste constante.En effet, le poids P et le poids P’ se meuvent inverse-ment l’un de l’autre ; l’un s'élève quand l'autre s’abaissede quantités précisément égales puisqu’ils sont sup-portés par le meme coude.
Ressort moteur pour montres et chronomètres. — Le6cul genre de moteur qui remplisse les conditions de«lurée nécessaires pour les appareils d’horlogerie porta-tifs et peu volumineux, c’est le ressort enroulé, forméd’une lame d’acier longue et mince, convenablementtrempée, qui a été travaillée de manière à s’enroulerd’ellc-inèine en spirale, c’est-à-dire trempée en paquetet recuite sous cette forme.
Supposons que l'extrémité extérieure du ressort étantattachée à un point fixe, son autre extrémité soitliée à un axe susceptible de tourner sur lui-même;lorsqu’on fera tourner cet axe dans tm sens convenable,il entraînera avec lui l’extrémité intérieure du ressort,les spires se serreront de plus en plus autour de lui, etïe ressort preHra la forme indiquée par la fig. 3549.
3548.
3549.
Si l’on abandonne ensuite l’axe àlui-mênic,Icressortquitend à reprendre saforme primitive(fig.3550) imprimeraun mouvement de rotation à un cylindre dans lequel est
renfermé ce res-sort appelé baril-let. — Il faut évi-demment qu'unrochet adapté àl’nxe ne lui per-mette de tournerque dans le sensde l'enroulementdes spires, du re-montage, l'empê-che de se dérou-ler par le centreaprès cette opéra-tion effectuée avecune clef à tête ouà poignée entrantdans le carré quitermine l’axe. Ilfaut en outre quel'extrémité extérieure soit assemblée avec le barillet rcylindre qu’il met en mouvement et qui constitue lepoint de départ de tout mouvement d horlogerie quin’est pas susceptible d’Gtvc mû par un poids.
De ta fusée. — La loi de la variation d’action duressort qui se déroule est complexe, mais il est bienévident qu’elle doit avoir des limites assez écart«îespour uu ressort de même épaisseur dans tonte sonétendue, forme qu’on lui donne naturellement au la-minoir, pour amener l’acier à la faible épaisseur deà 0 n,n, ,3) que ces ressorts ont en général. Ona remédié à ce défaut par l’invention d’une fusée (figure3551) consistant en un solide de révolution dont la scc-
3550.
3551.
tion est à peu près parabolique et la surface entailléed’une courbe hélicoïdale. 11 est monté sur l’arbre de lagrande roue et permet, par des formes convenables,«Légaliser parfaitement l’action motrice du ressort.
En effet, lorsqu’on vient de remonter la montre,ce qui se fait en tournant Taxe de la. fusée avec uneclef qui coiffe le carré qui le termine, le ressortmoteur est complètement tendu, la chaîne est en-roulée presqu’en totalité sur les spires de l’hélice de lafusée. En se détendant, le ressort fait tourner le barilletet communique le mouvement dans le nmme sens à lafusée, par l'intermédiaire d’une chaîne. Celle-ci se dé-roule sur la fusée et s’enroule sur le barillet jusqu'à cequ’il n’en reste plus sur la fusée.
Il est clair que si la tension du ressort va sans cesseen diminuant, par contre cette tension agit à une dis-tance de Taxe de la fusée d’autant plus grande quecette tension est moindre.
Le travail moteur, le produit de la tension par lechemin parcouru Prw (P la tension, r la distance del’axe, «O la vitesse de rotation), pourra donc être parfai-tement constant pour une même vitesse de la grande