HORLOGERIE.
roue assemblée avec la fusée, c'est-à-dire fournir une vi-tesse angulaire constante si la fusée est entaillée <le tellesorte que le produit Pr reste constant, que les varia-tions de r soient inverses de celles de P.
Outil à ajuster les fusées. — Pour obtenir que la va-riation de force du ressort soit exactement et constam-ment contre-balancée par la forme de la fusée, on sesert d'un outil à ajuster les fusées, qui n’est autre chosequ'un levier avec un poids qui s’adapte au bout carré dela fusée. La'forme est convenable lorsque le poids portépour le levier fait équilibre au ressort dans tous lespoints des rotations successives de la fusée.
Itemontage de la montre sans arrêter. — Une ingé-nieuse disposition ayant le même but que celle dontnous avons parlé pour les horloges est adaptée auxchronomètres à fusée pour éviter qu’ils s’arrêtent lors-qu’on les remonte, car si la fusée n’est assemblée avecla roue d’engrenage qui lui est concentrique que parune roue à rochet qui ne les rend solidaires que dans lesens du déroulementde la chaîne, mais nondans le sens de l’en-roulement, par suite,pendantle remontage,le mouvement est ar-reté. On obvie à cetinconvénient par ladisposition représen-tée sur la fig. 3552.
A la fusée est fixéeune première roue àrochet R qui tourneavec elle dans l’un etl'autre sens: Cette roue, à l’aide d’un arrêt, entraîneune deuxième roue à rochet concentrique R’ (qui estsoumise à l'action d’un arrêt disposé inversement decelui de la roue R), mais seulement quand la montremarche, et non quand on la remonte, auquel cascette deuxième roue reste fixe. Cette deuxième roue,quand elle tourne, fait tourner avec elle une troi-sième concentrique et dentée R”, laquelle est la pre-mière du roùtge. A cet effet, cette troisième roue, quiest superposée à la deuxième, porte dans une rai-nure pratiquée dans son épaisseur un ressort a b fixéil cette troisième roue par une de ses extrémités a,et dont l’autre extrémité b reste libre et porte unegoupille saillante qui pénètre dans la deuxième roue.Quand cette deuxième roue tourne par le mouve-ment régulier de la fusée, elle tend le ressort et faittourner la roue dentée; quand la seconde roue à rochetne tourne plus, ce qui a lieu quand on remonte lamontre, le ressort fait effort pour se détendre, et commesa goupille b est engagée dans la roue R’ qui 11 e peuttourner, le mouvement de la roue dentée R” n’est pasinterrompu. Cette action de ressort n’a lieu que pen-dant un temps assez court, mais suffisant pour le re-montage de la montre.
Suppression de la fusée. — Malgré ce qu’offre d'ingé-nieux la disposition de la fusée et l’avantage de larégularité d’action qu’elle peut fournir, elle n’estpas toujours employée dans les constructions mo-dernes. Dans les montres plates à cylindre, on n’a pasune hauteur suffisante; aussi ne pourrait-on atteindreune précision assez grande si l’échappement à reposn’offrait des ressources pour atteindre un bon résultatsans fusée. 11 est à observer qu’en adaptant direc-tement au barillet la première roue, on supprime lesfrottements et les résistances propres à la fusée, ce quipermet d’employer un ressort plus mince, plus long,dont on n’utilise qu’un moindre déroulement; maissurtout on fait disparaître les causes de rupture? fré-
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quentes de la chaîne et même du ressort plus épais et,par suite, se cassant plus facilement.
Travail moteur. — Le travail moteur d’une montrepeut facilement s’évaluer, connaissant les efforts quepermet d’apprécier facilement l’espèce de balance don-née plus haut pour l’ajustement de la fusée. Berthouda trouvé, pour une montre à fusée, l’effort du ressortégal à L2 grammes, à une distance de '108 millimètresde l’axe.
Soit le barillet de 0,0054 de rayon, l'effort sera de221 gr. à sa circonférence, et s’il fait G tours en 24 heu-res, le travail dépensé pendant le déroulement sera :
221 X 2 TT X 0,0054 X G = 0,023 kil. met. Onvoit combien ces instruments emploient de minimesquantités de travail.
Des remontoirs d’égalité. — C’est au grand Leibnitzqu’est due la conception des remontoirs d’égalité, idéeayant quelque peu l’apparence de sophisme. On ne con-naît pas complètement la disposition proposée par lui ;elle paraît se rapprocher de celle proposée par Huv-ghens, à la même époque, qui est un peu mieux con-nue, et dont la plupart des systèmes tentés depuis sontdes modifications.
Ün remontoir est un mécanisme par lequel on cher-che à mettre les parties importantes d’un appareild’horlogerie, surtout le régulateur dont dépend la ré-gularité dé la marche, à l’abri de la variation de laforce motrice, tant par suite des variations de puissancedu moteur lui-même que des résistances passives querencontre le mouvement des diverses pièces. J1 con-siste, en général, en un petit poids ou un ressort, quiagit directement sur les derniers mobiles ; et commel’action de ce moteur très-faible ne peut être que depeu de durée, il est remonté périodiquement par unecourse limitée du moteur principal, de telle sorte qu’iln’y ait pas d’interruption.
Il est évidemment bien difficile, quelque dispositionque l’on imagine, de rendre certaines parties d’un ap-pareil complètement étrangères aux pressions , auxforces qui s’exercent sur les autres parties avec les-quelles elles sont en communication, au moins mo-mentanément. En imaginant mie disposition qui fasseque cela soit théoriquement possible, le problème n’estpas encore résolu dans la pratique, il faut encore quece soit par des moyens simples et peu compliqués, caril est des limites à la précision dans l’exécution, et desmécanismes accessoires qui ne sont pas absolumentnécessaires, sont en général plus nuisibles qu’utiles.C’est la perfection du travail des pièces nécessaires, demanière à rendre les résistances passives constantesaussi bien que la force motrice, que l’on doit avanttout rechercher ; c’est à éviter les chocs, les pressionsconsidérables dans les pièces mues rapidement, d’oùrésultent les usures et altérations de surface, que l’ons’applique aujourd’hui bien plus qu’à multiplier descombinaisons de remontoirs fort ingénieux, mais prati-quement d’une utilité douteuse.
Cela explique comment les remontoirs sont peu em-ployés aujourd’hui. Complètement abandonnés dansles constructions légères et petites, ce n’est guère quepour les grosses horloges, dans lesquelles des forcesassez considérables sont en jeu, que l’on emploie fré-quemment aujourd’hui des remontoirs.
Comme le jeu de ces remontoirs dépend souventdu mode d’action de l-’écliappement, que quelquefoistout l’effet est concentré dans l’échappement même (ditéchappement à remontoir), nous étudierons ces sys-tèmes après avoir parlé des échappements.
§ II. REGULATEUR.
Tout mouvement parfaitement régulier peut devenirla hase d’un système régulateur ; mais nous ne devonsconsidérer ici comme tels que le? mouvements produits