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Complément du dictionnaire des arts et manufactures / par Ch. Laboulaye
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HORLOGERIE.

201

procéder expérimentalement. Si I on dirige bien lesessais, on peut en quelques jours rendre un penduleisochrone. Comme il est indispensable que la position(lu ressort soit tout à fait invariable, il vaut mieux faireporter les tâtonnements sur le poids de la lentille, enconservant toujours le meme ressort de suspension.Pour faire l'expérience plus commodément, on pourrase servir d’une lentille composée de plusieurs disquesparallèles (et verticaux),que l’on remplacera à volontépar d’autres plus ou moins lourds. »

Expérience n° 1 :

Lentille de 2 kilog. Res-sorts (A). Moyennes. . .

Expérience n° 2 :

Lentille de 4 kilog. Res-sorts (A). Moyeunes. . .

Expérience n° 3 :

.Lentille de 6 kilog. Res-sorts (A). Moyennes. . .

Expérience n° 4 :

Lentille de 8 kilog. Res-sorts (A). Moyennes. . .

Expérience n" 5 :

Lentille de 4 kilog. Res-sorts (B). Moyennes . . .

Expérience n° 6 :

Lentille de 6 kilog. Res-sorts (B). Moyennes. . .

Expérience n° 7 :

Lentille de 8 kilog. Res-sorts (B). Moyennes. . .

Durée d.- 7.000 oscillation»exprimée*

en seconde* sidérale*.

Amplil,

de

Amplit.

Amplil,

l degré.

3 degré?.

3 degré?.

■I'J77,00

1975,86

1974,37

2010,55

2009,84

2008,93

2020,31

2019,80

2019,3 4

2027, Oi

2026,68

2026,38

2021,96

2024,99

2024,99

2030,28

2030,34

2030,37

2034,8!

2034,81

2434,99

Les ressorts (A) ont o millimètres de largeur, 24/100de millimètre d’épaisseur, et 1 millimètre de longueur,éloignés entre eux de deux à trois pouces.

Les ressorts (B) ont meme largeur et même épaisseurque les premiers ressorts; leur longueur est de 3 milli-mètres.

COMPENSATION DU PENDULE.

La longueur convenable, une fois réglée, doit resterparfaitement invariable, pour que la marche de l’hor-loge soit régulière. Il faut donc se mettre à l’abri detoutes les causes de variation de longueur, ce qui alieu, en général, par la perfection de la construction.Il est cependant une variation à laquelle ces soins nepeuvent remédier directement, c’est celle qui provientdes variations de température. Il est facile, par un cal-cul très-simple, d’apprécier combien cette cause d’er-reur serait considérable si on n’y pouvait obvier.

Soit un pendule de 999 mm ,82 de longueur (battantla seconde) formé d’une tringle d’acier.

D’après Berthoud une verge d’acier se dilatera pour27° de chaleur de O mm , 4, la longueur du pendule de-viendra 1,00022. Or, d’après la relation t ; T ;; N ;n ! • y/l • yCL, N étant égal à 3600 pour une heure,on déterminera n qu'on trouve égal à 3599”142 purheure, c’est-à-dire que la chaleur fera retarder l’hor-loge de 0”858 par heure, de 20”592 par jour.

On voit combien cet effet est considérable et com-bien il importe d’appliquer les systèmes qui permettentde remédier à cet inconvénient, c’est-à-dire d’employerdes pendules compensateurs.

Le remède le plus simple est de former la tige dupendule par une petite règle de sapin, à fil bien droit,séchée et vernie avec soin. Cette substance ne variepas d’une manière appréciable.

HORLOGERIE.

Pendule à yril de Ilarri*o;i tConcevons qu’abandonnant .la forme rectiligne, on

A

J,

ir

3560.

donne à la tige du pendule la forme briséeABCDEFGH (6g. 3560) On voit que la dis-tance AII sera mesurée (tous les angles étantdes anglesdroitsjparAB -f CD— EL -|- GU= L longueur totale du pendule. Le chan-gement total de la longueur de la tige sera lerésultat des changements partiels de cesquantités Les longueurs AB, CD, GU, enIl — s’abaissant par l’effet de la chaleur, tendrontà abaisser la lentille ; mais il n’en est pas demême de EF qui par sa dilatation tend à laremonter. Cette partie étant faite en un mé-tal plus dilatable que celui qui sert à faire lesautres côtés du gril, soit K le coefficient de dilatationde ce dernier, K’ celui du métal plus dilatable, la com-pensation sera établie si l’on a : (AB -|- CD + GII)K=EF X K’ ou appelant C cette longueur EF et L

/ Iv’

la première LK = CK’ ou enfin L = C ^—

Les coefficients de dilatation des substances qui peu-vent entrer dans de semblables appareils, leurs allon-gements pour 1° sont les suivants :

Verre. 1/U 6100

Acier. 1/87000

Cuivre jaune. 1/53300

Zinc.4/31000

On voit qu’un pendule peut parfaitement être exécutédans le système de la figure ci-dessus en acier et zinc,

car = 2,60 et par suite L = 2,00 C.

Si au contraire on voulait employer acier et cuivre,la disposition ci-dessus deviendrait insuffisante, car

— — 1,66 et on aurait L = 1,66 C,‘ ce qui conduit a

une proportion difficile à réaliser.

On peut remédier à cet inconvénient en multipliantle nombre des cadres. En en prenant quatre, deux enacier et deux en cuivre, comme dans le pendule repré-senté fig. 3561, on arrive, en raisonnant comme

ci-dessus, à l’équation a’ -j- a”

= L = (C+C’)|-

C et C’ étant les longueurs des côtés verticaux descadres en cuivre, il devient plusfacile de compenser le pendule.

Ces calculs ne peuvent êtrequ’approximatifs, car l’addi-tion du métal des tiges changela position du centre d’oscillation ; il faut donc faire quel-ques tâtonnements pour com-pléter la compensation. L’ac-tion du poids de la lentille sur*les barres qui la supportent etles assemblages, ne s’établit pasen outre dès le premier jour.Enfin, il faut tenir compte descompensations qui s’établissentdans l’appareil, de l’action dela chaleur sur la masse de l’ap-pareil, qui, dans ces cas, commedans la plupart des cas de lapratique de l'horlogerie, exigequelques tâtonnements pour lerèglement.

Julien Leroy a proposé, en1738, un autre genre de pen-dule , en mettant à profit lafacilité que donne la suspension à -ressort de dépla-

3561.