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HORLOGERIE.
HORLOGERIE.
3562.
cer facilement le point de suspension du pendule.
Une traverse fixe supporte (fig. 356 2) un tube de lai-ton qui supporte une barre de fer,dont la seconde partie, placée en de-hors du tube, forme la tige du pendule.
Ces parties sont réunies par unedouble lame d’acier milice et flexible,qui passe à travers une fente pratiquéedans la traverse fixe ; les bords aigusde cette traverse représentent l’axe desuspension du pend le. Quand la tem-pérature s’élève, le tube de laiton sedilate et tend à remonter la lentille,tandis que l’allongement de la tringlede fer tend à la faire descendre : f , /%étant les longueurs des tiges de fer,r celle du tube de laiton, K et lv’ lescoefficients de dilatation du fer et ducuivre. La compensation sera obtenuefî (f-J-f) I( = cK'. Comme Iv estégal aux X à peu près de K’, et que f = c, cette équa-tion revient à 2 f = c. On voit de suite que ce sys-tème a le défaut d’augmenterdémesurément la hauteur del’horloge.
On a cherché à réaliser uneconstruction équivalente , endisposant horizontalement l’ap-pareil compensateur (fig. 3563).
Les lames flexibles d’acier quiportent le pendule traversentune fente pratiquée dans unepièce fixée au bâti et sont por-tées par le bras m d’un leviercoudé, dont le second bras /*s’appuie sur une barre métal-lique, formée par mi métal plusdilatable que celui de la barresupérieure qui porte le levier.
Si L et l sont les longueurs deces barres, K et K’ les coeffi-cients de dilatation des métauxdont elles sont formées, pourqu’il y ait compensation, il
faudra que l’on ait L K = / K’ Inutile d'insister sur* m
les imperfections de ce système; les dimensions dulevier sont trop petites pour transmettre sûrement deseffets minimes.
Système de Graham. —• Emploi dumercure,
Graham. célèbre horloger anglais , pa-raît avoir été le premier qui ait proposé unmoyen de compensation pourles pendules,
. Son invention consistait à se servird’une tige solide, et d’un tube de verrecontenant du mercure pour former lalentille (fig. 3564). Si l’allongement dela tige produit par l'élévation de la tem-pérature tend à abaisser le centre d'os-cillation, la dilatation plus considérabledu mercure tend à le relever; le pro-blème se réduit à déterminer la quantitéde mercure nécessaire pour opérer unecompensation exacte.
Si l’on considère le centre d’oscillationcomme se confondant avec le centre degravité de la lentille, ce qui est peudifférent de la réalité, la masse de lalentille étant très-grande relativementà celle de la tige, l étant la longueurde la tige, K le coefficient de dilatation de la sub
3563.
3564.
stance dont elle est formée, LK sera l’allonge-ment pour 1°, l’abaissement du centre de gravitéde la masse de mercure. Mais, en même temps, lemercure occupant une hauteur h dans le tube, sadilatation tendra h relever le même centre de gravité
relativement au fond du tube de K’ ^, lv’ étant le coef-ficient de la dilatation linéaire de la colonne du mer-cure dans le verre qui le renferme, déduite de la dila-
tation apparente totale égale h ^ du volume d’après6-*oo
Dulong et Petit. On aura donc l’équation LK — K’
pour déterminer la hauteur II du mercure dans le tubequi peut établir la compensation.
Soit r.r 2 h le volume du cylindre de mercure, sa dila-
h t rr/» ‘r:r i h 2 r 2 /r
dessus revient donc aLIv= - ^ = fxÔW) = ÎTiT
Le déplacement du mercure, lors des oscillations du»pendule, fait quelque peu varier la position du centrede gravité, lorsqu’on renferme, comme Graham, lemercure dans un seul réservoir, si on voulait l’appli-quer à des constructions de grande dimension. 11 n’enest plus ainsi avec la disposition récemment imaginéeet qui paraît faire préférer le pendule à mercure aupendule à gril, dont les barres ne peuvent varier de lon-gueur sans faire naître des frottements considérablesle long des barrettes qui maintiennent leur parallé-lisme. Elle consiste à diviser le mercure dans un fais-ceau de tubes parallèles, ce qui offre encore l’avantagequ’il se met plus rapidement en équilibre de températureavec l’uir ambiant, par l’accroissement des surfaces,dans le même temps que la tige d’acier qui le sup-porte.
C’est M. Puchemin, artiste français , qui paraît avoireu le premier l’idée de cette disposition.
La non-conductibilité et la fragibilité du verre pré-sentant quelques inconvénients, on a quelquefois ren-fermé le mercure dans un cylindre en fer; sa conducti-bilité rend les effets plus prompts, mais sa plus grandedilatation en diminue l’intensité.
RÉGULATEUR A RESSORT SPIRAL.
Le régulateur des montres et chronomètres se com-pose de deux pièces, le spiral et le balancier. Son in-vention fut inspirée sans doute à Huygliens par la cordetordue qui supportait le balancier des vieilles horloges.Le spiral étant un ressort d’acier tourné en spirale(fig. 3565), d’une élasticité parfaite, si l’extrémité ex-
térieure étant fixe, on bande l’extrémité intérieure,celle du centre, d’une certaine quantité, aussitôt quel’effort cessera, le ressort reviendra à sa première posi-tion , puis la dépassera par une extension égale û lacompression, comme le fait une lame élastique quel’on fait vibrer.
Ces oscillations seraient beaucoup trop promptes;c’est pour les ralentir qu’on introduit dans le systèmeune masse à mouvoir par le spiral. Elle consiste en unbalancier, une roue faisant effet de volant, dont lamasse principale, disposée à la circonférence, tient au