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HORLOGERIE.
HORLOGERIE.
2° Échappements à repos.
Échappement à ancre. — Un pendule oscillant dansdes temps égaux et entraînant avec lui dans son mou-vement deux arrêts réunis par une barre, une espèced’ancre qui fait corps avec lui, telle est la forme laplus employée. Cet échap-pement offre cet avantagesur le précédent, que lespalettes sont dans le plande la roue d'échappement.
Dans la position représen-tée dans la figure, la roueest arretée par le bec degauche de l'ancre et l’ac-tion du moteur suspendue.
Il en sera de même pourle bec de droite de l’ancreà l’oscillation inverse du pendule. En deux oscillations,il passe ainsi une dent devant chaque bec, et la rouefait un tour en une minute, si elle porte 30 dents et sile pendule est de la longueur convenable pour battreles secondes.
Entrons dans quelques détails relativement à laconstruction et au tracé de cet échappement en traitantde l’échappement de Graliam, qui n’est qu’une variétéde l’échappement à ancre souvent employée dans leshorloges de précision.
L’ancre oscille autour du point A(fig. 3575) par
l'effet du pendule, qui se meut en arrière et est lié avecelle par une pièce dite fourchette, qui, faisant partie del’ancre, embrasse la tige du pendule.
Les becs ce, cV, d’une épaisseur égale à l’intervalleentre deux dents de la roue pour éviter tout choc,sont formés d’un arc de cercle décrit du centre A ; cesont eux qui ont pour fonction d’arrêter les dents de laroue d’échappement.
Ils sont terminés par les plans inclinés ei, e'ï contrelesquels la roue F vient s’appuyer pour forcer le pen-dule à continuer son oscillation.
Si le bec se terminait par une ligne passant par lecentre A {qui, d’après la construction, serait tangenteà la roue), il est évident qu’aussitôt que la partie supé-rieure du bec atteindrait l’extrémité de la dent, laroue F, devenue libre, tournerait, et la seconde fonc-tion de l’échappement ne serait pas satisfaisante. Maisen le terminant par un plan incliné, l’ancre est repous-sée du petit arc if. Soit e l’épaisseur du bec, a l’angle
du coin additionnel, on aura if = e tang. a, et l'anglosupplémentaire (3 décrit (GAH sur la figure) sera ob-tenu, t A i étant la longueur du rayon de l’échuppe-
e tan <T . %
ment, par l'équation l if, d’où (3 = ^—.Ré-ciproquement l’angle fl étant donné, cette formulepourra servir à déterminer tang. a.
On voit sur la figure comment on trace les becs d’a-près la grandeur assignée à cet angle fl. Supposonsqu’on veuille le faire de deux degrés (il varie en géné-ral de deux à trois degrés). On mène les droites AG,A G’ tangentes à la circonférence de la roue F, pointsde tangence qui détermineront le tracé de l’ancre et laposition de deux dents sur la roue, l’une quittée parl’un des becs, tandis que l’autre commence h être sup-portée par l’autre bec. Si on mène les deux lignes AH,A IF faisant un angle de (leux degrés avec les tangentesAG, AG’, les droites e i, e’ i' qui joignent les points derencontre de ces lignes avec celles qui limitent l’épais-seur des becs, formeront les plans inclinés correspon-dant à un angle (3 de deux degrés.
Il importe de remarquer que si on faisait tourner leslignes.AG’, AH’ autour du point À, jusqu’à ce qu’ellescoïncidassent avec les lignes AG, Ail, il est évidentque les lignes e i , e' i’ coïncideraient» également. Sidonc on avait tracé du point A un cercle tangent à lapremière, la seconde prolongée, qui se confond alorsavec elle, eût été tangente au même cercle.
Il résulte de cette observation le moyen de faire tou-jours des fuyants semblables, dans un même échappe-ment ou des échappements différents, en s’assurant, Al’aide d’un cercle ou disque, si les deux fuyants se diri-gent à une même distance du centre de l’échappement,et si, par suite, les moments des impulsions dues À la rouesont bien égaux : au reste cette égalité absolue n’estpas d’une extrême importance pour les deux becs d’unmême échappement; ce qui importe surtout à la régu-larité, c’est que la somme des impulsions des deux becssoit constante.
L’échappement étant construit d’après ces données,il est évident que, pendant le mouvement de la roue F,la pointe de la dent placée au sommet du fuyant eiforcera l’ancre à se déplacer de droite à gauche de laquantité e tang. a dont ce fuyant pénètre en dedans dela circonférence de la roue, et que l’autre fuyant péné-trera de la même quantité entre deux dents do l’autrecôté de la roue ; de sorte que lorsque le fuyant ei lais-sera échapper la dent qui le pousse, une autre dentse trouvera en contact avec le sommet e' du fuyant e’ t’;mais le mouvement acquis par le pendule, en vertu del’impulsion qu’il vient de recevoir, continuera d’entraî-ner l’échappement dans la bonne direction ; de sorteque la pointe de la dent, au lieu d’agir immédiatementsur le fuyant e’ restera en contact avec la courbe e ’ c’pendant la continuation du mouvement de droite àgauche du pendule et de l’ancre, et pendant leur retourde gauche h droite, jusqu’à ce que le sommet e’ dufuyant e’ t soit revenu à la pointe de la dent (cettequantité s’appelle arc additionnel ou supplémentaire) ;cette dent, agissant ensuite sur ce fuyant, donnera àl’échappement une impulsion de gauche à droite quirestituera le travail perdu par les frottements depuisl’impulsion précédente.
Nous avons admis dans ce qui précède que les becsde l’échappement étaient placés sur la tangente à laroue menée du point A. Il est aisé de montrer que cetteposition est la plus convenable. En effet, la roue entournant ne peut agir que dans le sens de sa circonfé-rence, perpendiculairement à la tangente au point decontact ; si donc celle-ci ne passe pas par le point A, ily aura décomposition de la force autour du point decontact de la dent, et, par suite, emploi nuisible d’une