HORLOGERIE,
HORLOGERIE.
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nurtie de cette force à faire naître des frottements surles pivots, tendance à les déplacer.
Les arcs ce, c’ e’ étant décrits d * centre d’oscillationA pris pour centre, il en résulte que, pendant la duréedu contact de chaque dent avec ces arcs, la roue F n’aaucun mouvement. C’est pour cela qu’on dit, dans cecas, que l’échappement est à repos. S’ils étaient rem-placés par des lignes enveloppant ces arcs, l’échappe-ment serait à recul : c’est-à-dire que l’action du pendulependant l’arc supplémentaire ferait rétrograder la roued’échappement.
Les parties essentielles de l’échappement sont doncainsi déterminées, savoir : 1° l'épaisseur des becs dé-terminée par l'écartement des dents de la roue ; 2° letracé du plan incliné ; 3° le tracé de l’arc de repos.
Hors ces points fondamentaux, tout le reste est ar-bitraire ; aussi voit-on varier à l’infini des dispositionsfondées sur les mêmes principes , et non-seulement onpeut modifier ainsi les formes générales, mais encorevarier le tracé du fuyant en le plaçant sur les dents dela roue (fig. 3576) ; ou bien, ce qui se fait le plus
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3576.
souvent, les faire porter moitié aux dents, moitié auxbecs.
L’échappement à ancre proprement dit ne diffère del’échappement de Graham, dont nous nous sommes oc-cupés plus spécialement jusqu’ici, qu’ence que son centred’oscillation est beau-coup plus rapprochédu centre de la roue.
On l’exécute à reposet à recul.
La figure 3577montre la premièredisposition ; la con-struction s’en faitsuivant les principesdéjà énoncés : l’obli-quité du plan inclinése détermine en rai-son de l’angle d’os-cillation supplémen-taire ; la hauteur desbecs par l’écartement des dents, et les courbes de re-pos sont des arcs de cercle décrits du centre d’oscillationde l’échappement pris pour centre.
La figure 3578 représente l’échappement à ancre à
recul ; il est tracé de la même manière que le précédent,sauf que les arcs de repos sont remplacés par des cour-bes faisant un angleplus ou moins ou-vert avec elles, sui-vant la quantité plusou moins grandede recul qu’on veutdonner à la rouependant le par-cours de l’arc sup-plémentaire.
C’est une ques-tion fort contro-versée en horlo-gerie que celle dela supériorité rela-tive des échappe-ments à repos età recul. Quelques horlogers préfèrent encore cesderniers, surtout avec des pendules courts, pour l’hor-logerie commune ; il se produit, par les résistances durecul, une espèce de compensation entre les variationsde la force motrice et résistante ; aussi rencontre-t-onencore bien des échappements à recul dans 1’horlogericcommune. Mais dans l’horlogerie de précision, pourl’exécution des horloges astronomiques surtout, en em-ployant des pendules de poids et de longueur suffisants,les échappements à repos sont bien préférables. En fai-sant les palettes en pierre dure, de manière à diminuerles frottements pendant le repos et à les rendre in-dépendants de l’épaississement des huiles, on arrive àune régularité admirable.
L’excellence de l’échappement à repos résulte de ceque l’effort transmis par l’échappement étant petit, sonaction se faisant sans choc, une faible variation de laforce motrice a très-peu d’effet pour changer la duréed’une oscillation du pendule, bien qu’elle modifie sen-siblement l’étendue de cette oscillation.
Le frottement uniforme pendant le repos se produitd’un côté de la verticale comme s’il s’ajoutait à la gra-vité, et de l’autre, en-sens inverse. Mais toujours le tra-vail consommé tend à diminuer l’arc du pendule enrason de la valeur du frottement diminué par l’emploide pierres dures.
Une diminution de force dans un échappement àrepos tend à produire de l’avance en diminuant les os-cillations, et l’effet est d’autant moindre que le penduleest plus long et plus lourd.
Il importe d’observer qu’il ne peut être que désa-vantageux d’augmenter la grandeur de la roue d’é-chappement au delà de ce qu’exige la force en propor-tion du nombre des dents, parce que sa masse, soninertie augmentant plus rapidement que ses dimensions,elle ne suit plus les becs de l’ancre assez vite. Dans le*horloges astronomiques ou régulateurs, la roue d’é-chappement a généralement un diamètre de 2 à 3 cen-timètres. Dansles horloges declocher, 10 à1 2 centimètressuffisent parfai-tement pour lediamètre d’uneroue d’échappe-ment de trentedents.
Echappementà ancre pour lesmontres .— L’é-chappcmentgé-néralement employé aujourd’hui en Angleterre pourles montres est l’échappement à ancre disposé comme