HORLOGERIE.
HORLOGERIE.
rêt R doit être incliné pour la sûreté de repos do ladent et le ressort MQ à peu près parallèle à la tan-gente menée par le centre de l’axe du balancier, pourque le dégagement de l’arrêt ait lieu sans presser surla dent de la roue dans la direction de celle-ci.
Si les mouvements du balancier sont très-rapides,l’écluincrure, et par suite la saillie c’, passe rapidementdevant la roue d’échappement, et la dent 6 n’a pas letemps de l’atteindre. Il n’y aura donc pas d'impulsion,le mouvement du balancier ira alors en se ralentissantjusqu’à ce que la saillie c’ passe assez lentement pourêtre choquée par la dent b; le moteur répare alors laforce perdue à chaque double oscillation, et l’amplitudedes oscillations du balancier devient constante.
On peut, avec grand avantage, faire parcourir aubalancier de très-grands arcs,de 360°. On lui fait faire,en général, deux vibrations par seconde; la roued’échappement, qui ne porte que 1 2 à 15 dents, mar-chant alors trop vite pour porter l’aiguille des secondes,on la monte sur l’axe d’une autre roue menée par lapremière.
Les chronomètres à échappement libre ont l’incon-vénient de ne pas partir seuls quand on les monte,comme cela a lieu avec les autres échappements, toutl’effort se portant sur la dent R, qui résiste directe-ment. Il faut, pour déterminer le mouvement, leurimprimer un mouvement rapide de rotation qui ébranlele balancier et la dent P-et la fait, par suite, agir surle ressort MQ.
La régularité que l’on parvient à obtenir à l’aide del’échappement libre est vraiment admirable et s’ex-plique aisément. En effet, l’isochronisme du spiral querien ne vient altérer, puisqu’il se meut en liberté, est labase de cette précision. La variation de la force mo-trice, que l’on a soin de rendre la moindre possible,vient bien faire varier quelque peu l’effort nécessairepour soulever l’arrêt ; mais l’impulsion que reçoit lebalancier croit aussi par suite du petit retard que causel’accroissement de la résistance, d’où peut résulter unecompensation parfaite.
Un motif de plus de l’excellence de l’échappementlibre dit échappement d’Arnold, qu’il importe de si-gnaler, c’est que, outre la liberté qu’il possède aprèsl’impulsion donnée, il n’a pas besoin d’huile aux par-ties frottantes, surtout quand elles sont garnies derubis d’Orient ou de saphirs, et quand ces pierresdures sont travaillées par d’habiles artistes qui n’ylaissent subsister ni angles vifs, ni aucune aspérité. Laliberté des oscillations du spiral, la douceur qui ré-sulte de l’élasticité des ressorts, aident encore à l'ex-cellence des résultats que fournit son ingénieuse com-binaison. Toutefois il importe de bien se rendre comptede toutes les causes d’imperfection que peut présenterla pratique, et pour cela nous laisserons la parole aumaître.
Quelques observations sur les échappements librespar À. Bréguet.
De toutes les communications de force d’un mobile àl’autre, la plus mauvaise, la plus destructible et cellecependant dont la pureté d’action est la plus impor-tante, est celle transmise au régulateur pour réparerses pertes. La raison de cette défectuosité insurmon-table provient de ce que le plan incliné faisant partiedu régulateur qui doit recevoir l’impulsion, étant tou-jours en oscillation, la dent de la roue qui l’attaquedoit le frapper avant et après le centre (le point detangence de la roue), 30° avant et 30° après environ,pour avoir 60° d’action, étendue nécessaire pour nepas être exposé à voir le mouvement s’arrêter, et ce-pendant ne pas prendre trop d’étendue pour courir lachance d’un renversement par suite de mouvements
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étrangers. La chute do l’impulsion de la roue d’échappeinent, sa traînée avant le centre que jusqu’à présenton n’a pu éviter, sont des causes de variation toujoursexistantes, qui donnent des résultats variables enraison de causes tellement insaisissables, qu’ils sem-blent dus au hasard. Car pour dix échappementsconstruits de manière à obtenir l’identité la plus ab-solue, entre lesquels on ne pourra découvrir la moindredifférence, il y aura dix contacts différents, tant pourle rappel de la force motrice que pour l’impulsion, lessurfaces de contact qui se pénètrent auront plus oumoins d’adhésion; enfin il en est qui se détruisent. Ilest facile de juger combien l’altération des surfaces, dela partie par l'intermédiaire de laquelle se transmet laforce, produit de changement dans un garde-tempsbien réglé. J’ai souvent fait pour le démontrer l’expé-rience suivante :
Si avec une petite pointe de bois imbibée d’huile debonne qualité, on touche les dents d’une roue d’échap-pement à la partie qui agit sur la levée du régulateur,et qu’on la passe aussi sur le doigt de détente quirappelle la force motrice, on obtient en général unchangement de 7, 8, 10 secondes en 24 heures, etbeaucoup davantage si les parties agissantes sont unpeu dégradées.
L’échappement libre, qui est reconnu le meilleuravec raison pour les garde-temps, a pourtant encorebeaucoup de défauts qui engendrent des anomaliescontinuelles, dont heureusement il en est qui s’entre-détruisent en partie, mais d’une manière très-variable.
On vient de voir les vices de l’impulsion sur la levée ;nous allons voir ceux du rappel. On sait que dans toutéchappement libre, après l’impulsion donnée, la roueva prendre son repos contre une pièce mobile qui s’yest placée pendant que la roue était on action sur lalevée du régulateur. Cette roue, une fois en repos, nepeut se mettre en mouvement qu’autant qu’un corpsen mouvement déplace cette pièce mobile, et comme iln’y a de pièce en mouvement que le régulateur, il fautque ce soit lui qui déplace la pièce mobile qui tient laroue en repos. Pour que le mouvement du régulateurn’éprouvât pas de variation de ce fait, il faudrait quela résistance de cette pièce mobile demeurât toujoursla même. Mais la roue presse dessus inégalement àcause de- la variation de la force motrice, des frotte-ments des rouages, de la nature des parties qui setouchent et qui ont besoin de graisse. Si cette piècemobile est un double ressort, il se trouve deux pointsd’appui qu’il faut détacher. Ces ressorts ont une ré-sistance élastique suffisamment constante, mais l’adhé-sion des points d’appui ne l’est nullement; il s’en fautsouvent de beaucoup, et ce qu’il y a de remarquable,c’est que l’usure est toujours sur les points d’appui surlesquels ils tombent toujours avec une certaine vitesse,en produisant un ébranlement toujours à la mêmeplace. Au premier choc du rappel, il y a toujours unerésistance d’inertie qui ébranle en raison du plus oumoins de vitesse du régulateur, c’est-à-dire en raisondu plus ou moins d’étendue de ses arcs et aussi duplus ou moins de pression de la roue sur les repos etd’adhésion de la dent sur ledit repos.
Une foule d’auomalics naissent de tout ce jeu detransmission de la réparation sur ce régulateur quidevrait rester intact et viennent troubler les effets sisimples, si parfaits que donne le régulateur isolé.Combien ai-je fait d’efforts pour perfectionner cettecommunication !
Cette analyse si délicate fait apprécier toutes lescauses d’altération que le constructeur doit étudieravec soin pour éviter les causes d’usure par la régula-rité de l’exécution, la qualité des substances employées,la légèreté des mobiles, la parfaite élasticité des res-sorts, en un mot une parfaite entente de la mécanique