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HORLOGERIE.
HORLOGERIE.
physique, une connaissance parfaite des corps dans Bonapplication à l’horlogerie.
Remontoirs d'égalité et échappements à remoyitoirs. —Nous avons déjà dit que les remontoirs d’égalité deshorloges consistaient à employer le moteur principal àremonter périodiquement un poids constant qui devientseul moteur pour la durée d’un certain nombre d’os-cillations du pendule. C’est sous cette forme qu’il avaitété conçu par Leibnitz. Huyghons tenta de le réaliseren appliquant la force motrice directement à l’échappe-ment au moyen d’un très-petit poids dont la soie étaitenroulée sur l’axe de la roue d’échappement, et commeles révolutions fréquentes de ce mobile' dévidaient lasoie très-rapidement, il donna à celle-ci la dispositiond’une corde sans fin qu’il fit remonter à chaque demi-minute par le reste du rouage disposé en conséquence.
Ce genre de dispositions inspirées surtout par lesimperfections de la taille des engrenages à l’époquede lluyghens n’a plus aujourd’hui le meme intérêt, etcependant ils exercent encore chaque jour l’espritd’inventeurs pour lesquels une combinaison parfaitede remontoir paraît une espèce de pierre philosophale.
11 serait impossible, en se renfermant dans deslimites raisonnables, de décrire les diverses inven-tions applicables tant aux horloges qu’aux chrono-mètres. Pour ces derniers, ils ont toujours jusqu’icicomplètement échoué, et il semble qu’il doit en êtretoujours ainsi, non-seulement à cause de l’extrêmedifficulté que présente leur construction sur une sipetite échelle, mais parce que le rouage d’un chrono-mètre est si léger que la moindre complication demécanisme entraîne des accroissements de frottement,d’usure, de résistances passives plus préjudiciablesque la minime variation de la force qui pousse leressort d’arrêt contre la roue d’échappement.
Aujourd’hui ce n’est que dans les grandes horlogesque l’on rencontre des remontoirs, et que la grandeurdes résistances intérieures du mécanisme peut enrendre l’action avantageuse pour obtenir une régularitésatisfaisante.
Remontoirs d’égalité pour horloges. — C’est essen-tiellement en poids pouvant être relevés par uneaction d’étendue limitée, que consistent les remontoirsd’égalité.
Les deux principales dispositions, toutes deuxd’ordre différentiel (Voir différentiel), en ce sensque les roues qui mettent le poids en mouvement ontla faculté de tourner autour d’une autre roue, se rappor-tent aux deux systèmes! de rouages différentiels indi-qués à l’article cité-fig. 7 et 8.
Dans le premier cas, le poids remontoir adapté aulevier est remonté d’une manière continue par uneroue engrenant avec la roue du centre ; mais cet effetne peut avoir lieu qu’autant que la roue satellite s’ap-puie sur les dents de la roue d’échappement, c’est-à-dire que le poids agit seul sur l’échappement et parsuite sur le régulateur.
Lepaute a adopté cette disposition pour les remon-toirs de plusieurs de ses horloges publiques, mais il nefait remonter le poids qu’après le passage d’un certainnombre de dents, et il régularise l’élévation du poidspar l’intervention d’une résistance accessoire d’autantplus grande que le déroulement du ressort moteurest plus rapide. Le volant à ailettes satisfait à eesconditions.
Dans le deuxième système, on emploie une rouesatellite placée entre deux roues parallèles.
La roue pesante montée librement sur l’axe tend às’élever constamment par l’action d’une des grandesroues appartenant à l’horloge et à descendre en s’ap-puyant sur la roue parallèle en communication avecla roue d’échappement. Elle roule donc alternative-
ment dans un sens et dans l’autre pour chaque dentde la roue d’échappement qui cesse d’agir, et celui-cicomme le pendule ne sont actionnés que par le poidsdu remontoir, c’est-à-dire d'une manière constante,pourvu que sa position moyenne ne varie pas.
S’il en est ainsi, des variations notables de la forcequi conduit la roue motrice, ou de la résistance à sur-monter, n’auront aucune influence sur la roue d’échap-pement et par suite sur le mouvement de l’horloge.
Reste à faire que la position de la roue reste con-stante, ce qui revient à détruire les excédants du tra-vail moteur que l’on ne saurait faire disparaître com-plètement dans les grandes horloges où des résistancesvariables assez importantes peuvent se produire acci-dentellement par l’action du vent, par exemple, surdes aiguilles de grande dimension. C’est à quoi M. Wa-gner parvient par l’introduction de la résistance de l’airemployé d’une manière nouvelle, par un système demodérateur particulier. A cet effet la roue satelliteporte une espèce de cloche en forme de cylindre, sus-pendue à la cage du rouage satellite et destinée à re-couvrir un petit ventilateur remplaçant le volant mo-dérateur ordinaire ; le petit ventilateur, mû par le rouageprincipal, tourne d’un mouvement continu, à la diffé-rence du volant ordinaire qui ne se meut que périodi-quement après chaque dégagement. La vitesse dupetit ventilateur est influencée par la position de lacloche et peut varier dans de grandes limites. Quandil est complètement recouvèrt et comme étouffé sous lacloche, il acquiert son maximum d’accélération; àmesure que la cloche le découvre, il se ralentit : il doiten être ainsi, puisque le travail du ventilateur est pro-portionnel à la masse d’air mise par lui en mouvement;dans le premier cas, il tourne rapidement dans unemasse d’air qui ne change pas et à laquelle il a bien-tôt communiqué sa vitesse, tandis que, dans le secondcas, il fonctionne dans un air sans cesse renouvelé parl’effet de la force centrifuge, qui exige de sa part uneffort continu. La vitesse du ventilateur dépend doncde la position de la cloche par rapport à lui; or, nousavons dit que c’était le poids de la cloche suspendue àla cage du rouage satellite qui entretenait les vibra-tions du pendule ; la cloche tendrait à s’abaisser àchaque oscillation, si le corps du rouage principal, quise déroule en même temps que l'échappement fonc-tionne, ne la relevait incessamment en agissant de soncôté sur le rouage intermédiaire qui la porte ; il l’auraitbientôt relevée au delà du nécessaire pour compenserl’abaissement produit par les oscillations du pendule,si l’élévation de la cloche ne produisait pas immédia-tement le ralentissement du ventilateur modérateur dudéroulage du rouage principal; le ventilateur, en pas-sant par toutes les vitesses qui dépendent de la positionde la cloche, établit une si parfaite compensation entreson abaissement par le fait de l’échappement et sonsoulèvement opéré par le déroulage du gros rouage ,moteur principal, que la cloche finit par entretenir,bien réellement par son poids, les oscillations du pen-dule en restant pourtant elle-même stationnaire.
Les changements de vitesse apportés dans le dérou-lage du rouage principal par les résistances variables,telle que menée d’aiguilles à grande distance, ou degrandes dimensions et exposées au veut, levée desmarteaux de sonnerie, etc., ne peuvent modifier quependant un temps fort court ce curieux état normal,puisqu’il tend sans cesse à se rétablir.
Remontoir à ressort. — M. Airy, le célèbre astronomeanglais , a proposé un système de remontoir fort ingé-nieux. Pour prévenir les inégalités du rouage qui mo-difient l’impulsion communiquée au pendule, il em-ploie deux roues d’échappement, l’une servant pourl’arrêt et l’autre pour l’impulsion. La roue d’arrêt est