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Complément du dictionnaire des arts et manufactures / par Ch. Laboulaye
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315
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HORLOGERIE.

HORLOGERIE*

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au plus haut degré qu’il nous a été possible la régula-rité des instruments d’observation.

La suspension à ressorts est préférable à toute autre.Nos ressorts sont presque toujours en or, et très-courts ; on peut les faire aussi en acier. Ces ressortsdoivent être scrupuleusement ménagés, et surtout ceuxen or, pour qu’ils ne soient pas forcés, lorsqu’on adaptele pendule h sa suspension, on lorsqu’on l’en sépare.

La compensation du pendule est assez heureusementsimplifiée par l’emploi du zinc que l’on a substitué,depuis 1822, au laiton; nous avons adopté le principede construction à'Harisson, parce que le gril présentedes effets plus sûrs, plus simultanés, et que l’assem-blage est plus simple : mais notre gril, au lieu d’avoirneuf branches, est réduit à cinq, dont trois d’acier etdeux de zinc. Il est contenu par cinq traverses enlaiton, plus une d’acier, dite mobile , parce qu’elle scdéplace facilement en hauteur, pour augmenter oudiminuer la compensation, sans démonter le pendule.Trois des traverses de laiton ne sont que de sûreté,pour maintenir l’écartement des deux branches exté-rieures et garantir les branches de zinc dans letransport.

Nous relaterons ici le degré de précision auquel ona pu arriver par l’application des principes et la bonneexécution d’un mécanisme où. rien ne gêne pour adopterla solution la plus satisfaisante des difficultés que peutprésenter l’exécution. Un régulateur Bréguet, au dépôtde la marine, n’a pas varié, pendant plusieurs années,de trois secondes par an ! (Voir, Astronomie d’Arago, lamarche de plusieurs régulateurs.)

Co résultat prouve surabondamment l’inutilité desrecherches d’améliorations entraînant des complica-tions considérables comme des échappements à remon-toirs de formes variées, pour un appareil parfait enquelque sorte déjà, et qui font perdre à l’appareilcette simplicité, cette régularité mathématique enquelque sorte qui en assure le bon service et quedonne un bon échappement à repos. On peut direqu’ils ne sont pas nécessaires, et si, exécutés parun habile artiste qui y a mis tous ses soins, toutson amour-propre d’inventeur, ils ont pu donnerde bons résultats, il est certain qu’ils n'ofTriraientaucun avantage à être reproduits et donneraient, laplupart du temps, des régulateurs dont la précisionserait bien inférieure à celle du régulateur normal quenous venons de décrire.

DE LA SOXXERIE.

La principale exigence de l’usage civil pour les pen-dules d’appartement, ainsi que pour les grosses hor-loges destinées à montrer l’heure à l’extérieur, c’est deleur faire sonner les heures. Les systèmes dits sonne-ries, dont nous allons parler, étant nécessairement enrapport avec tes rouages des heures qui agissent sureux à l’instant voulu pour leur faire sonner l’heuremarquée, il en résulte pour ceux-ci, malgré l’adapta-t’.on de systèmes moteurs spéciaux pour produire uneaction nouvelle, une charge, une variation d’effortsnuisible à la régularité de la marche. Aussi jamais onn’adjoint de sonneries aux appareils de précison et neles emploie-t-on que dans l'horlogerie pour l’usage ci-vil où l’exactitude absolue n’importe pas amant que lasatisfaction de diverses convenances.

Nous allons passer en revue les deux modes desonneries qui se retrouvent dans les pièces diverses àl’usage civil.

On pourrait faire sonner un coup à chaque heuresans aupun mécanisme particulier, en mettant simple-ment une cheville à la roue qui fait sa révolution dansune heure, et en disposant convenablement la queued’un marteau pouvant frapper sur un timbre.

Une disposition plus convenable consiste à placersur la roue des heures une came, un excentrique qui

n’est qu’une pièce de métal, taillée en tormô de spirale,comme oir le voit dans la figure 3595, et dont refletest que le travail d’élévation du levier se trouve produitpendant l'heure entière,au lieu d'être fait brusquenfent, mais avec beau-coup de frottement, le longdu contour de la came*Cet appareil exige quela force motrice soit peuaugmentée. Cette disposi-tion convient dans quel-ques cas, pour les tribu-naux, par exemple, où lasuccession d’un grandnombre de coups est gê-nante. Elles sutîîsent par-faitement, puisqu’ellesappellent l’attention surle fait que l’heure vientde finir, et quiconque nesait pas quelle heure n’a qu’à regarder. Passons auxsonneries complètes.

5’owiene à chaperon.

Sur une roue du mécanisme de l’horloge sont placées,en nombre convenable, des chevilles, pouvant lever laqueue d’un marteau tournant autour d’un axe, l’uneaprès l’autre. Au-dessus de la roue qui porte les che-villes pour la sonnerie, s'en trouvent ordinairementdeux antres. La plus élevée fait mouvoir un modéra-teur à ailettes pour modérer la vitesse de déroulementdu rouage, afin que les coups du marteau puissent &esuccéder convenablement. Celle au-dessus de la rouede la sonnerie doit accomplir exactement une révolu-tion pour un ou plusieurs coups.de marteau. Je sup-poserai que c’est une révolution pour chaque coup,comme cela a lieu ordinairement.

On verra par la figure 3596 sur quel principe repo-

sent les différentes manières de lâcher la sonnerie. Unecheville P, placée sur l’une des dernières roues du mé-canisme, presse sur un point d’arrêt S placé sur unlevier, lorsque l'horloge nè sonne pas. Ce levier courbépeut tourner autour d’un pivot et son autre bras peutêtre levé par une cheville U placée sur la roue desheures du mouvement lorsque l’horloge -est sur lepoint de sonner, et -cela permet à la cheville P defranchir en glissant le point 8 ; mais elle ne peut allerloin, ne tardant pas à être arrêtée par un autre point T,situé soit sur la même pièce ou sur une autre qui s’v rat-tache : le bruit qui en résulte sc nomme la préparation.

3595.