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Complément du dictionnaire des arts et manufactures / par Ch. Laboulaye
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horlogerie.

HORLOGERIE.

Lorsque l’instant de sonner est arrivé, la cheville Rs’échappe entièrement de dessous la détente et lalaisse tomber; de cette manière la roue à chevillespeut tourner jusqu'à ce que la cheville P soit revenueau point S. Mais avant que cela arrive on s’est arrangé,comme nous allons le dire, de telle sorte que l’arrêt Sreste écarté si l’horloge a à sonner plus d’un coup.

Une grande rouo appelée chaperon ou lions t>ecompte, mue par le rouage et le moteur spécial dela sonnerie, fait sa révolution en 12 heures. Le borddu chaperon est partagé en 78 divisions, et il porte deprofondes entailles aux distances successives de I, 2,3, etc., divisions, jusqu’à 12 : l’on peut en voir quel-ques-unes sur le dessin. Un troisième bras delà détentes'étend jusqu’au chaperon et se termine par une dentqui peut pénétrer dans ses entailles. Lorsque le pre-mier coup d’une heure quelconque sonne et que laroue à cheville P fait une révolution, le chaperontourne aussi dans la direction indiquée sur la figure ;la dent sortie de l’entaille vient reposer sur le bordjusqu’à ce qu’une autre entaille sc présente pour qu’elley tombe; la profondeur des entailles est telle que ladétente est assez éloignée pour écarter les points d’ar-rêt S et T du passage de la cheville, après une révolu-tion, et ils demeurent ainsi jusqu’à ce que l’horlogeait sonné le nombre de coups voulus par la rotation dela roue dont les chevilles agissent sur le marteau.Alors le mouvement de la sonnerie s’arrête, l'extrémitédu bras de la détente tombe dans l’entaille suivante duchaperon, sa position étant bien celle convenable pourTheure à sonner, et le replacement de OS arrêtele rouage de sonnerie. On voit que le chaperon serait,en effet, un véritable cadran horaire si les entaillesétaient marquées avec les heures, puisque le nombreindiqué par la partie supérieure est toujours le derniernombre que l’horloge a sonné.

Les pendules de cheminée étant construites de ma-nière à sonner un coup aux demi-heures, la roue decompte on chaperon est partagée en 90 parties au lieude 78, et toutes les entailles sont aussi longues quecelles d’une heure dans les horloges qui ne sonnent pasles demi-heures.

La sonnerie par chaperon est celle qui est employéepour les grandes horloges, pour les pendules d’appar-tement, dans tous les cas où la place ne manque paspour installer le chaperon et le volant à ailettes quirègle le déroulement du rouage.

Sonnerie à râteau.

Un système très-usité dans le siècle dernier permetde faire répéter à une horloge la sonnerie de touteheure aussi souvent qu’on le veut, ou d’arrêter la son-nerie à volonté. Nous allons le décrive, vu que c’està peu près le même système qui est adopté pour laconstruction des montres à répétition.

La roue de compte complète du système précédentest remplacée par une portion de roue LM (tig. 3597),appelée râteau, tournant sur un centre O et ayant 13à 14 dents taillées en rochet. Un autre rayon ON dece fragment de roue est muni d’une cheville; et sur uneétoile, que nous décrirons bientôt et qui tourne en douzeheures, se trouve fixé un h'mciço?i avant ) 2 gradins si-tués à des distances inégales du centre, sur lesquelss’appuie cette cheville, de manière à ce que lorsque l’ai-guille des heures indique, par exemple, 5, la cheville Npuisse rencontrer le cinquième gradin du limaçon, parsuite, à une profondeur telle que le râteau puisse tom-ber de l’espace de 5 dents. Le râteau est retenu par uncliquet DE fixé sur un axe au point D, dont l’action estcombinée avec celle d’un ressort G placé à la partie in-férieure. Le bras du cVquet est prolongé et repose surune détente dont le bras T faisant saillie en arrière estplacé de manière que lorsque la détente est poussée, la

cheville P de la troisième roue du mécanisme de la son-nerie peut franchir le point d’arrêt T; mais lorsqu’elleest au repos, elle arrête la cheville, et, par conséquent,le mécanisme. Lorsque l’horloge donne l’avertisse-ment, la cheville R de la roue horaire lève le cliquet,

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qui laisse le râteau retomber aussi loin que le permetle limaçon.

Au-dessus du râteau, il y a une espèce de crochet K,qui de fait n’est qu’un pignon d’une dent, placé surl’arbré saillant de la seconde roue, c’est-à-dire au-dessus de la roue de la sonnerie, et à chaque révolu-tion de cette roue, et par conséquent à chaque coup dumarteau, il entraîne les dents du râteau, Tune aprèsl’autre. On voit que quand l’horloge doit sonner, la dé-tente se déplace, ce qui rend la cheville P libre, etlaisse tomber le cliquet jusqu’au râteau, de ma-nière à être prêt à saisir les dents et à les retenir à me-:sure que le pignon les repousse. Lorsque ce crochet a,entraîné la dernière dent, sa queue tombe sur une che-ville placée au bout du râteau, et, par suite, elle ne peutplus tourner davantage, et le rouage se trouve arrêté.

Si l’horloge doit pouvoir répéter à volonté la der-nière heure sonnée, on prolonge le cliquet D en ar-rière, on y met un cordon qui descend dans lacaisse de l’horloge, et lorsque ce cordon est tiré, l’hor-loge sonne. Mais si le cordon est lâché trop vite, lecliquet saisira le râteau avant qu’il soit tombé assezloin, et l’horloge ne sonnera pas assez de coups, et s’iln’est pas lâché assez vite, le cliquet ne saisira pas lerâteau au premier coup, et elle sonnera* trop de coups.Le cordon doit donc être fixé à la détente, au lieu del’être au cliquet, comme on le fait habituellement. Si,en tirant le cordon, vous voyez que l’horloge ne ventpas sonner, c’est qu’elle est entre la préparation et lemoment où elle sonnera, et si vous la laissez sans latoucher, elle sonnera d’cîle-mêinc au bout de quelquesminutes.

La roue à étoile A, dont on se fait facilement uneidée par notre dessin, tourne d’un douzième de tourchaque heure, au moyen d’une cheville fixée sur laroue des heures qui pousse un de ses rayons. 11 est vraique la cheville ne l’entraîne pas directement sur unelongueur suffisante ; mais au moment oii elle sera par-venue à la moitié de cette distance, le rayon placéau point X, dans le dessin, aura atteint l’angle de cequ’on nomme le sautoir, placé en dessous, et aussitôtque la pointe du rayon aura passé l’angle, la pres-sion d’un ressort fera le reste. Le sautoir agit ainsià la fois comme un cliquet pour maintenir la roue à