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Complément du dictionnaire des arts et manufactures / par Ch. Laboulaye
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HORLOGERIE.

HORLOGERIE. 317

dtoile, et pour la faire arriver rapidement à la positionqu’elle doit occuper.

2. Grosses horloges.

Les grosses horloges, dont la construction repose surles mêmes principes que celle des horloges astronomi- |ques, sauf la dimension plus grande des appareils et ;l'accroissement des résistances, sont en quelque sorteles grosses machines de.l’horlogerie. Les forces mo-trices plus considérables, ainsi que les résistances desfrottements , celles du vent sur des aiguilles de grandedimension, etc , conduisent à des pièces assez grandeset rendent nécessaire, pour obtenir de bons résultats,l'exécution des pièces suivant les principes de la science.La taille épicycloïdaledes dents des roues, par exemple,est tout à fait indispensable, car les contacts s’y passentsuivant des longueurs notables, tandis que dans lesmontres et appareils de même dimension, les contactsdes petites roues à denture fine ne s’exercent, pourainsi dire, qu’en un seul point, de telle sorte que larégularité de l’espacement de petites dents devient unecondition presque suffisante, que la forme géomé-trique y devient d’importance secondaire.

Longtemps stationnaire en France , cette branched’industrie n’a fait de véritables progrès que de nosjours ; à quelques exceptions près, les grosses horloges

manuels a été la cause principale de leur amélioration.Jadis les grosses horloges étaient composées de roue*de fer forgé, dont la denture était façonnée à la main,à l’aide de la lime et du burin, chaque dent l’une aprèsl’autre; ecs roues étaient montées sur des axes forgéset limés h pans; l’action rapide et précise du tourn’était pas toujours employée pour exécuter les pivots;des cages de fer forgé servaient à assembler les di-verses parties; brutes de forge, ces cages ne recevaientd’ajustement qu’à leur point de réunion ; les places oiidevaient être insérés les pivots n’étaient pas toujouvs,de prime abord, garnies d’un bouchon de cuivre ;l’usure des contacts incessamment répétés des piècescomposant l'échappement n’était combattue que par laprésence de l’huile. Les vieilles horloges, ditM. Séguicr,n’étaient, pour la plupart, que des espèces de grossierstourne-broches réglés dans leur marche par un penduleoscillant, au lieu d’un volant à mouvement circulaire.La substitution du bronze au fer forgé pour les roues,la trempe en paquets, ou l’emploi de l’acier pour lespignons, la division mécanique des dentures, à l’aidede la plate-forme et de la fraise par les Ilulot et lesSalleneuve, la forme épicycloïdaledonnéeavoc la hacheà fendre ou crochet par les Pons, la fabrication despignons par de semblables procédés, le tournage com-plet des <ixes par les Lepaute , les Janvier, les Wagneroncle et neveu, ont transformé en France ces machines.

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Nos vieilles horloges, dont les chocs fatiguaient lesoreilles, ébranlaient même les planchers au momentdos fonctions, ?ont désormais changées, grâce à ce»

avaient été bien plutôt des œuvres de serrurerie quedes produits d’horlogerie; la substitution des moyensmécaniques de la fabrication aux procédés purement