INDICATEUR DE NIVEAU D’EAU.
INDICATEUR DE NIVEAU D'EAU.
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no croit pas possible d’abandonner le condenseur àeau; d'un autre coté, reconnaissant les grands avan-tage? d'employer à la mer de l'eau distillée, il proposedo chercher les moyens de refroidir l'eau do conden-sation qui resterait toujours la même. Ce systèmesemble peu acceptable, puisqu’on agirait sur des poidsd’eau considérables et qu'en réalité tout refroidisse-ment produit mécaniquement correspond à un travailrésistant, à une consommation de travail : t utefois iln’est pas impossible que, dans certaines circonstanceset avec certains systèmes de réfrigérant peu dispen-dieux, empruntant surtout leur elTet à l’atmosphère ouà lu mer, il puisse être applicable. Sa conception estassez heureuse pour être notée comme un progrès in-dustriel peut-être réalisable quelque jour. Cela devien-dra d'autant plus possible, que la plus parfaite utilisa-tion du travail mécanique que peut produire la vapeuraura entraîné la consommation d’une plus grande quan-tité de chaleur, comme nous l’avons vu à l'articleéquivalent dk la ciiALEuit, et que par suite l’eau decondensation sera moins échauffée ou sera en quantitémoindre.
INDICATEUR DE NIVEAU D’EAU. —Quand unphénomène se passe à l’intérieur d’une capacité, on nepeut l’utiliser qu’autant que l’on parvient à en com-muniquer les effets à l'extérieur, à l’aide d’appareilsqui permettent cette transmission sans établir de com-munication avec l’air extérieur. Tels sont les stuflîng-box, ou boîtes à étoupes des machines à vapeur. Il estbien évident que de semblables systèmes ne peuventfonctionner que par l'effet d'une pression qui empêchela rentrée de l’air, et par suite en faisant naître untravail résistant de frottement.
Cet inconvénient ne pourrait être évité que si l'ondisposait d'une force d’attraction qui put s’exercer àtravers le3 parois de la capacité, de telle sorte (pie lap : ccc qui glisse dans son intérieur pût entraîner unepièce extérieure.
Ce problème est insoluble aujourd’hui quand il s'agitde forces considérables ; mais,‘pour des résistances mi-nimes et de petites vitesses, lorsqu’il s’agit d’appareilsindicateurs et non d’opérateurs, on a, dans le ma-gnétisme, une force qui remplit toutes les conditionsvoulues. L'appareil que nous allons décrire est le pre-mier, je crois, où l’on ait rendu pratique uno semblabledisposition qui présentera des avantages précieux danstous les cas où les ouvertures à une capacité offrentde grands inconvénients.
Le flotteur indicateur dç niveau d’eau, inventé parM. Lethuillicr-Pinel, de Rouen , se compose d’un flotteurmétallique creux (fig. 36IR 3612, 3013) suspendu ùune tige dont la partie supérieure se meut dans uneboîte rectangulaire en cuivre fixée au dôme de la chau-dière, et est munie d’un barreau d'acier fortement ai-manté. Extérieurement, et contre Tune des faces dela boîte, se trouve une petite aiguille en fer isoléede tout support et maintenue contre la boîte par l’at-traction seule de l’aimant. Ce dernier monte et des-cend avec le flotteur, et entraîne avec lui l'aiguille quiparcourt les divisions d’une échelle dont lo zéro corres-pond au niveau normal de l’eau dans la chaudière.
Le tout est habituellement recouvert d'une glacequi protège l’aiguille et maintient l'échelle constam-ment propre. Pour surcroît de précaution, M. Letlmil-lier-Pinel a soin de dorer toute la face de la boîte,afin qu'elle reste constamment brillante et que lesdivisions y soient bien apparentes.
Dans l'indicateur complet, tel qu'il est figuré sur ledessin, le dessus de la boite porte une tubulure for-mée par une soupape qui s’ouvre de liant en bas etest maintenue en place par un petit ressort à boudin.Lorsqu elle est ouverte, elle dirige un jet de vapeursur le sifflet d'flarme qui est établi à peu près comme
dans les appareils ordinaires. Un système de leviersouvre cette soupape, soit lorsque le barreau aimanté
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descend à 0 ,M .0o au dessous de son niveau normal,soit lorsqu’il s’élève à 0 m . I 2 au-dessus.
Cet appareil présente plusieurs avantages sur les flot- •tenrs ordinaires. Ceux-ci, en effet, sont loin, en géné-ral, de donner des résultats satisfaisants. Suspendushabituellement à un fil de cuivre- qui traverse le dessusde la chaudière dans une petite boîte à étoupes, ils nelaissent presque jamais que le choix entre deux incon-vénients, ou de trop serrer la garniture, ce qui rendl’appareil peu sensible ou même inutile, ou de ne pitsla serrer suffisamment, ce qui occasionne presque tou-jours une fuite de vapeur. En outre, ce fil de cuivre estassez rapidement détruit, et, quand le chauffeur le rem-place, on est exposé à ce que le fil nouveau n’ait pastoujours exactement la longueur convenable, de sortequ’après ce remplacement les indications de l’appareilpeuvent être entachées d'inexactitude. An contraire, leflotteur de M. Letbuillier-Pincl est muni d’une tige so-lide de longueur invariable et réglée selon le diamètrede la chaudière. Cette tige a un autre avantage, c’estqu’on la démonte en faisant sauter une simple clavette ;ce qui permet d’enlever le flotteur avec la plus grandefacilité, lorsque le chauffeur entre dans la chaudièrepour la nettoyer. Enfin, M. Lethuillicr-Pinel, en réu-nissant sur une même tubulure le flotteur ordinaire,, lesifflet d'alarme et. quand on le veut, une soupape desûreté, évite de pratiquer un aussi grand nombre d’ou-vertures sur le dessus de la chaudière, ce qui n’estpas sans quelque intérêt lorsque celle-ci est de petitedimension.
Quelques personnes pourraient craindre peut-êtreque l’influence prolongée d’une température souventsupérieure à lot) 0 ne finit par produire le même effetqu’un recuit à une température plus élevée, c’est-à-direne fit disparaître l’aimantation du barreau d’acier;mais il paraît qu’il n’en est rien, c-t que des appareilsen service depuis plusieurs années fonctionnent toujoursparfaitement.
La petite aiguille indicatrice se meut par petits