INJECTION.
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Le cylfbdre est fermé sur un de ses bouts par unecloison semi-sphérique fixe et sur l’autre par uneporte en calotte, qui s’ouvre autour d’une charnièreglissante.
Les parois de ce vaste récipient ont dix millimètresd’épaisseur, afin qu’elles puissent résister à la pressionextérieure quand on fait le vide dans l’intérieur, et toutà la fois à la pression intérieure quand on y exerce unrefoulement de 10 a 12 atmosphères.
Un chemin de fer, qui peut être mis, au moyen d’untruck, en communication avec des chemins de fer ex-térieurs, est pratiqué dans le corps du cylindre
Les bois à injecter sont placés sur de petits chariots,dont les garnitures métalliques et les roues sont encuivre. Trois de ces chariots, chargés chacun de 40 tra-verses, peuvent être introduits en file dans l’appareil(fig. 3616).
La porte de celui-ci étant ouverte, on chasse facilc-
suivant l’essenca, les dimensions, l’âge d’existence de»bois soumis à l’expérience et même leur âge d’aba-tage. Toutefois on peut calculer qu’elle exige enmoyenne 20 minutes de temps.
Deuxième opération . — Après avoir fermé le robinetd’introduction de la vapeur et celui de sortie m t onopère le vide, par la condensation de la vapeur accu-mulée dans le cylindre et tout à la fois par l'absorp-tion de cette vapeur et des gaz du bois, au moyend’une pompe aspirante.
MM. Béthel et Payn opéraient la condensation dan9le cylindre lui-même, en y faisant arriver un jet d’eaufroide. L’action de la pompe aspirante suivait ensuite.Mais le refroidissement, qui était la conséquence doces opérations, devait contrarier l’injection en resser-rant les pores du bois.
MM. Logé et Fleury font usage d’un condenseur Eséparé du corps de cylindre.
ment le convoi sur le chemin de fer intérieur. Unefois entré, on ferme la porte derrière les wagons, et,pour plus de précaution, on la boulonne au cylindresur un rebord ou couronne disposé à cet effet.
Ces précautions prises, on commence tout aussitôtles opérations d’injection.
Première opération. — Toutes les communicationsdu cylindre sont fermées, excepté celle qui mène augénérateur à vapeur.
Ce générateur est celui d’une machine lçcomobilede la force de 12 chevaux, placée sur un des côtés ducylindre et qui est destinée à faire mouvoir les diverscorps de pompe annexés à l’appareil et dont on verraplus tard l’usage.
Au moment où l’introduction de la vapeur dans lecorps du cylindre a lieu, on ouvre un robinet percéen contre-bas de ce cylindre du côté opposé à celui del’arrivée de la vapeur.
La vapeur chasse l’air du cylindre, chauffe les piècesde bois et les dilate ; elle lave les matières solublesque ces pièces renferment et qui sont plus ou moinsabondantes, suivant l’âge d’abatage des plantes; puis,s’échappant par le robinet ouvert, elle traverse toutun système de serpentins ménagés dans les cuves où ladissolution cuivreuse se trouve emmagasinée. Cettedissolution est portée à 45° de température environ parce passage de la vapeur.
Cette première opération est d’une durée variable,
Quand l’opération du vide commence, que les robi-nets d’entrée et de sortie de la vapeur dans le cylindresont fermés, la pompe à air agit dans ce système àl’intérieur de ce cylindre à travers du condenseur, quireçoit seul le jet d’eau froide. La pompe à air absorbeà la fois la vapeur condensée et les gaz libres, pour lesrefouler dans une bâche disposée à cet effet.
Cette opération dure 14 minutes environ. On poussele vide jusqu’à faire descendre la tension intérieure ducylindre à 0 ra ,06 de mercure.
Troisième opération. — Le vide effectué, on passe àl’injection. On ferme le robinet du condenseur, pourouvrir celui m qui est en communication avec la disso-lution cuivreuse, placée dans des cuves au-dessous dol’appareil.
Cette dissolution a été chauffée, comme nous l’avonsdit, par la vapeur de la première opération.
La dissolution s’élève dans le viçle du cylindre, etquand l’équilibre est rétabli, on referme le robinet w,pour ouvrir les robinets c et a, qui mettent l’intérieurdu cylindre en relation avec les cuves à dissolution, àtravers une pompe aspirante et foulante p t qui absorbele liquide des cuves et le refoule dans le cylindre. Onobtient ainsi un refoulement à 1 2 atmosphères, qu’onsoutient au même degré, à mesure que le bois se pé-nètre de liquide injectant.
Cette opération dure plus de 53 minutes.
Quatrième opération. — On ferme les robinets a et c,