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Complément du dictionnaire des arts et manufactures / par Ch. Laboulaye
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INJECTION.

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et l’on arrête le mouvement de la pompe p'. On ouvrele robinet ou soupirail d’air v du cylindre et le robinetde cuve m. Le liquide qui a servi à l’injection s’écouleaussitôt du cylindre et retourne dans les réservoirs.

Il faut 40 minutes pour que cet écoulement ait lieu.

L’injection est terminée. 11 ne reste plus qu’à ouvrirla porte de fermeture du cylindre pour en sortir leschariots chargés des pièces injectées.

La durée totale de l’opération est donc de 101 mi-nutes, qui, jointes à 19 minutes environ qu’il faut pourintroduire les chariots déjà tout chargés dans le cy-lindre et pour les en sortir, font 120 minutes ou2 heures. En comptant donc six injections en 1 2 heuresdo travail, on aura, à 120 traverses par fois, 720 tra-verses par jour.

Il est presquo inutile de faire observer qu’avec l’ap-pareil do MM. Legé et Fleury, les opérations qu’onpeut exécuter sur le bois sont indépendantes les unesdes autres. Ainsi, on peut très-bien faire l’injectionpar simple pression sans vide, en ne se servant que dela pompe foulante et aspirante p\ tant pour charger lecylindre de liquide que pour faire éprouver à celui-cile degré de refoulement voulu dans l’appareil.

Le système d’injection des bois par la pression et le

tube, il faisait pénétrer dans la section mémo le liquidoinjectant. Ce liquide suivait en effet le mouvement dela sève, s’élevait dans le tronc de l’arbre et passait delà dans les branches et les rameaux, pour injectertoutes les parties do l’arbre qui correspondaient à lasurface coupée.

Mais, à l’usage, ce procédé, tout ingénieux qu’il était,ne fut pas trouvé assez industriel. Peut-être mêmeque l’excès de sève retenue par l’arbre nuisait, sousle rapport de la conservation des bois, à l’excellencede l'opération.

On fut amené à modifier le système. On abattitl’arbre, et, après l’avoir dépouillé de ses branches in-utiles, on le coucha à terre en le tenant un peu incliné.On plaça une calotte, qui formait récipient sur la sur-face de la section de coupe (fig. 3G17). Un tube fut_mis en communication de ce récipient avec les cuvesdelà dissolution saline, auxquelles on donna une élé-vation plus ou moins grande au-dessus du niveau dol’arbre, de manière que le liquide exerçât une cer-taine pression sur les conduits capillaires du tissu li-gneux.

La sève chassée par le liquide injectant et une par-tie du liquide injectant lui-même s’échappaient bientôt

vide n’avait guère été appliqué dans l’industrie qu’àla créosote jusqu'à MM. Legé etFlcury-Pironnet. L’in-jection au sulfate de cuivre s’obtenait par le procédéde M. Boucherie, qui cependant diffère essentielle-ment.

Procédé Boucherie. — M. le docteur Boucherie, àpeu près à la même époque où M. Bréant faisaitses recherches 6ur l’injection du bois à vase clos,tentait une autro voie pour résoudre le problème.Frappé du mouvement ascensionnel de la sève dansles arbres, il pensa qu’il pourrait aussi les imbi-ber de dissolutions salines par l’intermédiaire decette force naturelle. Il commença donc par exé-cuter, au moyen d’une forte scie, une section par-tielle au tronc de l’arbre soumis à l’essai et quirestait sur pied. 11 couvrait la circonférence de cettesection par une toile imperméable, et, au moyen d'un

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à l’autre extrémité de l’arbre et s’écoulaient dans unbassin de réception.

Aujourd’hui, on a encore simplifié le système, sur-tout pour l’injection des billes destinées à devenir destraverses de chemins de fer.

On laisse aux billes (fig. 3618) le double de la lon-gueur voulue pour les traverses, et tout juste sur leurmilieu on fait avec une scie une section perpendiculaireà la longueur, comme si on voulaitcouper chaque bille endeux parties égales; maison s’arrête à une profondeursuffisante pour que les deux parties ne se détachentpas l’une de l’autre. On introduit ensuite dans le videde la section, et à la manière des calfats, un bourreleten corde pour fermer la circonférence de cette section.

On place alors, dans une position à peu près horizon-tale, la pièce de bois ainsi traitée en la faisant poser surses deux extrémités, le point d’attache de la section en

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