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INJi.CTION.
IX.) IU TIOX.
bas, de sorte que les deux parois de cette section ten-dent à se rapprocher et pincent fortement, commeentre les deux inachoires d’un étau, la corde qui enforme la circonférence ; ce qui rend parfaitement étan-che l’intérieur de la section.
Peplus, on perce avec une tarière dans une des douxparties de chaque bille et vers le sommet, mais à6 centimètres environ de distance do la section, untrou incliné qui va rejoindre à son centre l’intérieurde cette section.
On introduit dans ce trou un bec de tube, qui reçoitlui-même le tuyau de caoutchouc par lequel le liquideinjectant, le sulfate de cuivre, doit arriver.
Ce liquide est placé dans des cuves à 10 ou 16 mètresau-dessus du sol.
A peine la communication est-elle établie entre lescuves et la section que la filtration commence ù la foisdans les deux côtés de la bille, et qu'au bout de quel-ques minutes, surtout si le bois est fraîchement coupé3618.
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et d’un tissu lâche, on voit sur les deux faces suinterla sève que chasse le liquide filtrant, puis le liquidelui-même. On laisse cette filtration se faire pendantdeux jours de suite.
Le bois retient une partie du sulfate dissous, car laliqueur qui sort des billes, après l’expulsion de la sève,perd bientôt de son degré de saturation. On regardel’injection comme terminée quand la dissolution s’é-chappe de nouveau au même titre que celui des cuves.
Quant aux pièces qui ne peuvent pas être injectéesau moyen d’une section, comme les billes pour tra-verses, on y arrive au moyen d’un plateau de boisqu’on visse sur la surface de base des pièces à injecter,et qui presse entre lui et cette surface la corde de fer-meture.
Alors rien ne s’oppose plus à l’opération d’injection,en mettant en communication avec les cuves, au moyendu lien de tube et du tuyau de caoutchouc, le petit in-tervalle laissé entre le plateau et la surface de base dela plante.
Nous avons vu que dans le système I-egé et Fleury,grâce à leur appareil de 12 mètres, on pouvait injecter
170 traverses par joui*. Avec le procédé Boucherie, etmoyennant un chantier de 50 billes, ce qui est lenombre ordinaire, on injecte 200 traverses en deuxjours, soient 100 traverses par jour.
Avec le système de filtration Boucherie, on ne peutopérer que sur les bois en grume , nouvellementcoupés.
Avec le système Legé et Fleury Pironnet, on opèretout aussi bien sur les bois équarris et d’un âge decoupe plus ou moins avancé. Toutefois, il sembleraitrésulter des expériences faites par ces deux inventeursque l’époque où les bois paraissent le mieux disposés ùrecevoir l’injection serait trois mois après leur aba-tage. La sève fraîche des plantes semble donc nuire àl’injection. Nous pensons qu’en faisant un lavage àl’eau chaude et distillée et que même eh prolongeantseulement la durée du passage de la vapeur dans l’ap-pareil d’injection, on remédierait à cet inconvénient.
Tandis que la sève qui a subi un commencement dedessiccation dans les pièces coupées depuis longtempsn’oppose, après l’action de la vapeur, de la dilatationet du vide, aucune résistance à l’injection dans l’appa-reil Legé et Fleury, elle nuirait au contraire à l’opé-ration dans le procédé Boucherie, si, au moment demettre les pièces en œuvre, on n’avait soin de scier ànouveau leurs extrémités, afin d’en détacher les partiesoù la coagulation des matières albumineuses se trouvenaturellement plus avancée. On esl donc obligé dedonner aux billes qu’on veut injecter par la méthodede M. Boucherie une longueur-plus grande qu’elles nedoivent'réellement avoir.
Les essences qui s’injectent le mieux par le systèmede l’infiltration sont le hêtre, le charme, le bouleau, leplatane, l’orme, le pin sylvestre et le pin maritime;mais le chêne se refuse à l’injection, non-seulementdans son cœur, mais souvent même dans l’aubier.
Toutefois, comme le chêne présente déjà par lui-même une puissance de durée suffisante, la questiond’injection n’est pas aussi importante à son égard quepour les espèces repoussées d’un grand nombre deservices, à cause de leur peu de résistance naturelle.
L’injection semble être plus uniforme avec le sys-tème de MM. Legé et Fleury, et plus profonde qu’avecle procédé Boucherie. Voici le tjihleau des moyennesde sel de cuivre absorbé par mètre cube de diversesessences, que nous extrayons d’un rapport de M. Ver-signié, ingénieur de la marine.
Chêne sec ... .Chêne frais. . . .
Orme sec . , . .
Orme frais. . . .Hêtre sec . . . .Hêtre frais. . . .Peuplier sec . . .Peuplier frais. . .Frêne sec . . . .Acacia sec. . . .Charme sec . . .Bouleau sec . . .Pin sylvestre sec.Pin maritime. . .Pin du Nord sec. .Châtaignier frais.
Quantité
absorbée. Observations.
2 k ,83i Lccœnr n’a pasété pénétré.0 ,643 Le cœur intact, et l’aubierà peine pénétré.
9 ,484 Pénétration d’une unifor-mité suffisante.
4 ,816 dito dlto.
8 ,4 89 Pénétration complète.
3 ,794
8 ,030 Pénétration parfaite.
4 ,357
•*2 ,347 Comme le chêne.
1 ,011 Résiste à l’injection.
4 ,709 Comme le hêtre.
4 ,007 Variable dans le résultat.13 ,174 L’aubier seul est pénétré.
4 ,297 dito dito.
2 ,207 dito dito.
0 ,936 Résiste à l’injection.
Il ne faut pas attacher trop d’importance à ces chif-fres, car il a été constaté par de récentes expériencesque les bois injectés, placés verticalement, laissaientdescendre au pied la majeure partie de la substanceconservatrice.