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Complément du dictionnaire des arts et manufactures / par Ch. Laboulaye
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INJECTION,

INSALUBRES*

turc (fig. 3610), et l’on fait arriver le chlorure Je ba-rium dans ce nouvel appareil, en tenant le niveau duréservoir de cet agent un peu plus élevé que celuide l’acide sulfurique.

Le rôle d’un diaphragme placé entre deux liquides donature diverse, et qui finissent par se mélanger à tra-vers ce diaphragme, vient ici à la pensée pour expli-quer comment les deux liqueurs injectantes doivent serencontrer en traversant les pièces soumises a l’injec-tion.

Aussitôt qu’on aperçoit les deux extrémités de cespièces blanchir sous l’effet.de la rencontre des deuxdissolutions, on peut considérer l’opération comme ter-minée.

On pourrait peut-être penser que la formation dusulfate de baryte dans le tissu dubois déterminerait uneobstruction h l’entrée des liquides injectants, et que,par conséquent, l’opération ne fût que partielle ; maisil n'en est pas ainsi. Outre que le dépôt n’est pas géla-tineux, il a lieu au moyen de liquides d’un degré desaturation si faible que la double décomposition atteintdans toute leur longueur les pièces soumises à l’in-jection.

11 ne nous reste plus, pour compléter cet article, qu’àdonner les prix de revient d’injection par les différentssystèmes.

Prix de revient du procédé Boucherie.Main-d’œuvre pour mise en préparation. . . 4 fr..

Sulfate de cuivre, y compris la perte, 6 kilog.,dont le prix varie, mais dont la moyenne est do

100 fr.: * * * 6

Construction et entretien du chantier. —Amortissement en dix ans à 5 p. 100 de la va-leur du chantier.— Location de terrain. ... 1 50

Frais généraux. 1

Prix de revient d'injection pour 4 mètre cube-

de bois.12 50

Procédé de MM. Legè et Fleury-Pironnet.

12 hommes à la charge et à la décharge injectant

700 traverses, à 2 fr. 50 l’un.30 fr.

Un chauffeur. 5

Un conducteur de chantier. 6

Chauffage de la machine.20

Entretien et graissage. 5

Sulfate de cuivre, 385 k. à 100 fr., à raison

de 5 k. 5 par mètre cube.385

Amortissement en dix ans à 5 p. 100 d’unesomme de 61,000 fr. représentant la valeurdes appareils. Par jour do travail, à raison

do 300 jours par au. 27 50

478 50

700 traverses représentent 70 mètres cubes de boisenviron, le prix de revient par mètre cube se réduitpar conséquent à G fr. 93 environ, soit 7 fr.

L’injection à la créosote revient, dit-on, à 15 fr.Nousroyons ce prix exagéré.

Procédé dédoublé décomposition par Vacide sulfurique

et le chlorure de barium.

5 manœuvres à 2 fr. 50 pour 250 traverses. . 1 1 50Un conducteur de chantier à 5 fr.5

Chauffage des bains à la tourbe, à 3 fr. l’un. 9

Entretien et graissage.. • -

Acide sulfurique , 65k. 50 à 25 f. 16 375Chlorure de barium, 34 50 4 5 5 175Agentintennédiaire, 37 50 30 10 250

31 "SlÜT 31 80

Amortissement en dix années à 10 p. 100 paran du matériel de la valeur de 20,000 fr.

sur 200 jours de travail seulement.10

75 30

Ce qui met à un peu plus de 3 fr. le prix do revientd'injection par mètre cube de notre système.

Cte A. d’Adiiémar.

INSALUBRES (établissements et opérations).Les établissements industriels gênent presque toujoursleur voisinage, dans des limites plus ou moins grandes,par leurs émanations ou leur fumée. Pendant long-temps aucune mesure générale n’a été prise à leurégard; on statuait en raison des plaintes et du malcausé; une ordonnance du préfet de police du 12 fé-vrier 1806 défendit d’établir dans Paris aucun ate-lier, aucune manufacture ou laboratoire qui pourraientcompromettre la santé publique ou causer un incendie,sans avoir déclaré à la préfecture de police la naturedes matières à employer et du travail à faire.

Des visites de lieux et des enquêtes de commodo etincommodo devaient suivre ccs déclarations.

Ces utiles prescriptions n’ayant pas été observées,le ministre de l’intérieur consulta l’Institut sur lesmesures dont l’industrie manufacturière pouvait êtrel’objet dans l’intérêt de la salubrité publique.

Le rapport de Guyton de Morveau , de Chaptal et deCuvier servit de base au décret du 45 octobre 1810 età l’ordonnance du 14 janvier 1815.

D’après cette législation, les établissements insalu-bres ou incommodes sout divisés en trois classes, encommençant par ceux dont l’insalubrité est la plusgrave; une autorisation préalable, accordée sur l’avisdu conseil de salubrité, et des formalités déterminéessont prescrites.

Les établissements de première classe (voy. établis-sements insalubres ) sont ceux qui doivent être éloi-gnés des habitations particulières ; ils peuvent cepen-dant s’établir dans l'enceinte des villes, mais dans decertaines positions et à de certaines conditions dontl’administration est juge.

La demande d’autorisation est adressée au préfet dudépartement et à Paris au préfet de police, avec deuxplans, celui du terrain choisi par rapport aux pro -priétés voisines, et celui de la distribution intérieurede l’usine. La demande est affichée un mois danstoutes les communes dans un rayon de 5 kilomètres,où des enquêtes de commodo et incommodo 6ont faitespar les maires. Le maire de la commune où doit sefaire l’établissement doit visiter lui-même les voisinset recevoir leurs déclarations sur la question. Lespièces sont transmises au préfet, qui les soumet au con-seil de salubrité ou de préfecture s’il y a lieu, et quienvoie le tout au ministre avec son avis motivé.

L’avis du conseil d'État est demandé, et le chef del’État prend un arrêté qui autorise ou qui refuse.

Le préfet est chargé de l’exéeulion.

Les établissements de seconde classe sont ceux dontl’éloignement des habitations n’est pas rigoureusementexigé, mais dont le travail doit être assez perfectionnépour ne pas nuire aux voisins.

Les autorisations sont ici accordées par les préfets,sur l’avis des conseils de salubrité.

Les établissements de troisième classe sont ceux quipeuvent fonctionner sans inconvénient près des habi-tations, sous la surveillance de la police; l’autorisationest accordée dans les sous-préfectures par les so.us-préfots, par les préfets dans les arrondissements doleurs chefs lieux, et par le préfet de police à Paris .

Ces dispositions n’ont aucun effet rétroactif, tant queles établissements formés avant le décret de 1810 nechangent pas d’emplacement et ne modifient rien àleurs conditions d’installation ; ils ne sont soumis àaucune mesure, même après vente.

Les établissements non classés peuvent être suspen-dus provisoirement par le préfet-

L’ordonnance du 22 mai 1843, sur les appareils à