INSALUBRES.
INSALUBRES
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passé sur la fabrique, a sa sphère de nuisance au delàde la fabrique du côté de l’ouest, et c’est ce qui aété indiqué dans la figure en y plaçant la cote de cevent d’est, non du côté d'où il soufile, mais bien ducôté de l’ouest (fig. 3620).
C’est en inversant ainsi toutes les cotes du tableauqu’a été construite cette figure, qui, en résumé, faitvoir que le vent du nord nuit au voisinage de la fa-brique 20 jours par an, tandis que le vent du sudlui nuit annuellement pendant 31 jours; que les in-convénients occasionnés par le vent est-sud-est nese font sentir du côté de l’ouest-nord-ouest que pen-dant 10 jours chaque année, tandis que les habitationsqui sont au nord-est de la fabrique ont à souffrir de sesémanations pendant 41 jours par an, sous l’infiucncedu vent du sud-ouest, qui, comme l’indique la figure,est le vent régnant pour le département de la Seine ; iln’est pas nécessaire de prolonger davantage cette ex-plication, pour faire comprendre le système de con-struction de cette figure.
Lorsqu’il s’agit d’établir une fabrique insalubre, in-commode ou désagréable, on doit commencer par l’o-rienter dans le centre de cette localité, au moyen d’uneboussole; on pose sur le terrain le polygone (fig. 3620),et on place la boussole sur cette figure en l'y centrant,et de manière à faire coïncider, ou à rendre parallèlesles méridiennes de la boussole et du plan ; on n’a plusalors qu’à examiner : 1 ° la disposition générale du ter-rain et des habitations du voisinage ; 2° si la distance dela fabrique aux maisons les plus voisines, du côté opposéaux vents de l’ouest et du sud-ouest, qui sont pour nousles vents régnants, est assez grande, pour que ce côté duvoisinage ne puisse pas avoir à souffrir des émanationsde la fabrique projetée ; 3° s’il est possible de faire con-struire la fabrique demandée sur le terrain choisi, detelle manière qu’en se trouvant placée sur ce terrain,comme le massif l'est sur la figure 3620, les habita-tions qui l’entourent soient réparties autour d’elle,comme le sont les angles et les côtés du polygone au-tour du centre de cette figure.
On conçoit qu’enjoignant les données générales ainsiacquises aux autres renseignements puisés sur leslieux, aux niveaux relatifs à la fréquence des pluiesqui condensent certains gaz acides, etc., enfin à ceuxqui résultent de l’étude des pièces du dossier de chaqueaffaire, on peut prononcer avec sécurité et convictionentière sur les demandes en érection de fabriques.
S’il était établi, pour chaque grand centre d’habita-tions, des figures analogues à celle que Darcet a tra-cée, ces figures rendant, pour ainsi dire, palpable l’in-fluence des principaux vents sur les pays , seraient
très-utiles aux agriculteurs, qui y trouveraient sanspeine tout ce qu’ils peuvent avoir à désirer sous lerapport de la fréquence des vents. Les propriétairessauraient toujours quel est le côté de leur voisinagequ’ils doivent le plus surveiller, et les architectesauraient là un moyen facile de bien placer, relative-ment aux habitations environnantes, les nouvelles mai-sons qu’ils ont à construire : quant aux conseils desalubrité et aux architectes-voyers, cette notice leurfacilitera les travaux importants qui leur sont confiés.
Î1 est évident que la surface du polygone reconnu né-cessaire pour l'établissement d'une fabrique devra êtred'autant plus grande que les opérations faites dans cettefabrique seront plus insalubres, et que les émanationsj en seront plus fréquentes et plus expansibles ; mais il estj certain aussi qu’à mesure que l’on assainira les fabri-ques, on pourra les établir au centre de polygonesde plus en plus petits, en les maintenant toujourssymétriques entre eux : on arrive ainsi à ce rapproche-ment, c’est que la fixation des rapports de distances,rendue palpable par la figure qui fait le sujet de cettenote, eu posant clairement la question, pourra lifiterl'assainissement de nos manufactures, et agir ainsi dansle même sens que l’a fait, depuis 1810, la grande me-sure de la classification des établissements industriels
Première Classe.
N° 2. ABATTOIRS ET FOXDOIRS DE SUIF.
Les abattoirs sont des établissements publics desti-nés à l’abatage de tous les animaux employés dans 1aboucherie, la charcuterie et la préparation des nom-breux produits que l’on en tire. On sent combien laréunion, dans un seul local construit exprès, de tous lestravaux de ce genre est une condition nécessaire de sa-lubrité et rend facile la surveillance * de l’adminis-tration.
Un abattoir complet se compose de quatre partiesprincipales :
1° Celles où sont renfermés les animaux ,
2° L’abattoir proprement dit ;
3° Les lieux où l’on prépare les viandes des animauxabattus ;
4° Les lieux où l’on travaille les graisses et le suif.
Les bouveries et les porcheries doivent être spa-cieuses, aérées, lavées tous les jours.
Les conditions principales imposées dans tous lesabattoirs de Paris et de la Seine rendront très-clairesles conditions d’assainissement d’un abattoir et cellesde la boucherie et de la charcuterie.
Les ordonnances de police qui règlent ces questionssont divisées en plusieurs sections.
1° Ouverture de l’abattoir et classement des bou-chers par voie de tirage au sort. Chaque échaudoir re-cevant deux bouchers au moins.
2° Abatage des bestiaux et des porcs. Les bouclierspeuvent abattre le jour et la nuit.
Pour les échaudoirs et les brûloirs, jamais on netravaille dans les cours. Les portes doivent être tou-jours fermées au moment de l’abatage.
Les bœufs, vaches et taureaux, solidement attachésà des anneaux scellés dans le sol.
Les bœufs et taureaux d’espèces dangereuses serontamenés à l’abattoir, entravés ou accouplés.
Les veaux et les moutons seront saignés dans desbaquets et des tinettes clos.
Les échaudoirs doivent être lavés après chaque abatage et leurs murs grattés.
Des réservoirs considérables et une large quantitéd’eau seront affectés au service des abattoirs. Centmille litres, au moins par jour à chaque abattoir deParis .
Des moyens très-faciles seront préparés pour l'écoti-