INSALUBRES.
INSALUBRES.
lement des eaux, jamais sur le sol des rues, mais dansdes égouts à grande pente et avec des cuvettes hydrau-liques, pour éviter toute émanation putride Les issueset graisses ne restent jamais dans les échaudoirs, et lesvidanges sont enlevées tous les jours. Le sang ne devraêtre' recueilli que dans des futailles closes, enlevéeschaque jour. Le mobilier des échaudoirs fourni par lc9cessionnaires est tenu très-propre. Les viandes etissues trouvées corrompues sont enterrées, et cellesavancées portées au Jardin des Plantes .
Les eaux rousses des abattoirs et des tueries par-ticulières coulent presque partout dans les rues et'le long des routes, où elles sont une grave cause d’insa-lubrité, parce qu’elles se décomposent rapidement.
Dans les villes qui ont des abattoirs, on s’en débar-rasse en les envoyant dans les égouts, avec les précau-tions que nous avons indiquées.
On peut assainir les tueries et les charcuteries par-ticulières :
1" En réunissant les eaux rousses de chaque établis-sement dans des vases ou des citernes étanches ;
2° En ne les coulant dans la rue, qu’après les avoirfiltrées et mêlées à une matière qui en empêche laputréfaction ou ù des matières qui les désinfectent, et lanuit.
fonte nu suif. — Depuis l’établissement des abat-toirs publics, la fonte du suif ne peut être faite quedans les ateliers de la ville. Cette industrie donnantlieu à des vapeurs très-incommodes pour les voisins,Darcet a rédigé une instruction et disposé des four-neaux qui brûlent les produits gazeux du travail des6uifs et le rendent tout à fait salubre.
La graisse des animaux est renfermée dans lesalvéoles des tissus cellulaires. Pour les extraire, il fautcrever ces alvéoles et les séparer ensuite des mem-branes qui y sont mélangées.
Plusieurs procédés sont employés.
1**' Procédé. Le plus ancien et le plus usité encoreconsiste à-crevcr les sacs adipeux en élevant le suif enbranches, coupé en morceaux, à la température néces-saire pour crisper les membranes, en faire sortir le suiffondu et séparer ensuite le plus de suif possible par lapresse, qui laisse encore beaucoup de graisse dans lespains de cretons. La graisse surchauffée se colore endissolvant des membranes, et ce système présente degrands dangers de feu.
2 e Procédé Quelquefois le suif est fondu sur de l’eauou sur une dissolution saline. Moins de dangers ici, etdu suif plus beau ; mais il faut le recuire à une tempéra-ture très-élevée pour en séparer l’eau qu’il retient.
3* Procédé. La fonte a lieu par la vapeur, soit di-recte, soit dans un serpentin ; une seconde fusion estencore ici nécessaire.
4“ Procédé. Ici, le suif est fondu dans moitié de sonpoids d’eau, avec 2 p. 100 d’acide sulfurique ù 66°. Onchauffe l’eau par la vapeur. On lave et on refond lesuif à 110°. 100 de suif en branches donnent ainsi 92de suif pur.
Ce procédé est certainement le plus parfait et pres-que sans inconvénient comme salubrité, en faisantcouler de suite les eaux acides et celles de lavage, quise corrompent très-rapidement. Le premier procédéest le seul qui exige des dispositions spéciales defourneaux pour être assaini, résultat que Darcet aobtenu en fondant le suif en branches dans une chau-dière en cuivre, dont nous donnons le tracé. Un cou-vercle en tôle, tout en permettant un service facile auxouvriers, empêche les vapeurs dégagées dans le travailde se répandre au dehors et les force à se brûler sur lagrille même du fourneau.
Mégisseries. — Suif d'os. — Cuisson des têtes de
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mouton. — Les autorisations pour ces établissementsn’ont été accordées, sur le rapport de Darcet , que souscondition :
1° Que les fourneaux de fusion soient établis d’aprèsles principes de l’instruction qui précède ;
2° Que les cuves de macération des têtes de mou-ton soient placées sous un hangar pavé, avec pentoconvenable ;
3° Que les peaux, les laines et bourres ne soientlavées que dans l’établissement et non dans une ri-vière industrielle, où les eaux ne doivent pas êtresalies de graisse, de chaux et de savon de chaux ;
4° Qu’un grand puisard absorbant reçoive les eauxqu’y conduira un ruisseau bien pavé.
Fourneau pour la fonte du suif . — Les fig. 3621 et
3621.
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3621 bis.
3621 bis représentent le fourneau construit par Darcet ,dans lequel les vapeurs provenant de la fonte du suifen branches passent à travers le foyer, pour le brûleravant d’arriver à la cheminée.
L’air ainsi chargé de ces vapeurs descend par deuxcarneaux verticaux dans le cendrier du fourneau, etcomme ce cendrier est fermé par une porte, les vapeurset les gaz dont l’air est chargé sont brûlés sur le'foyeravant de se rendre dans la cheminée de l’usine.
La chaudière de cuivre est fermée par un couvercleen tôle, porté sur des tasseaux en brique et muni d’uneporte à charnière qui s’ouvre et permet de déchargerla chaudière et de travailler les matières.
Une ceinture circulaire qui entoure la chaudière ùmoitié de sa hauteur, et qui sépare le carneau en deuxparties égales, est percée d’ouvertures de grandeursdécroissantes à partir du devant du fourneau, pourégaliser le passage de la flamme autour de la chau-dière.
Les carneaux doivent avoir une section égale par-tout et le double de la section que présente l’entrée del’air sur la chaudière, le couvercle étant baissé.
L’expérience a fait reconnaître l’utilité de l’interpo-sition dans la flamme de briques creuses chaufféesau rouge, pour mélanger entièrement les gaz plus ou