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INSALUBRES.
INSALUBRES.
moins combustibles avec l’air en les échauffant parl’action des parois rougies, do manière à assurer lacombustion des gaz.
Adipocire — provenant des chairs des chantiersd’équarrissage traitéesparlavapeur dans des caisses dofonte. Cette fabrication n’est autorisée que sur desbateaux placés en travers de la rivière.
Les débris d’animaux doivent toujours être recou-verts d’eau, et aucune émanation ne peut s’échapperdes matières par-dessus lesquelles coulent toujours deseaux rapides.
N° 3. Savon.
Appareil pour empêcher les savonniers de tomber dans leschaudières de cuite.
Les ouvriers savonniers sont exposés à tomber et àpérir dans les chaudières de cuite, quand ils travaillentpour liquéfier ou pour marbrerie savon, travail qui sefait avec un bouloir, et pour lequel on marche sur unmadrier étroit placé au-dessus de la chaudière, etrendu glissant par le savon et la vapeur que dégage lachaudière.
Darcet a fait disparaître ce danger à l’aide d’un sys-tème très-simple. L’ouvrier, pendant ce travail, porteune ceinture avec un anneau sur le derrière , commeles ceintures des pompiers ; il passe dans cet an-neau un crochet fixé au bout d’une corde, dont l’autreextrémité est attachée à une chape de poulie , quicourt sur une pièce de bois fixée par ses deux boutsau plafond, et au-dessus du madrier qui traverse lachaudière à marbrer.
Attaché à cette poulie, qui court dans toute la largeurdelà chaudière, l’ouvrier, libre de ses mains et de soncorps, fait son travail avec toute sécurité, car si le piedlui glisse sur le madrier savonné, la corde l'empêchede tomber dans une chaudière de savon bouillant etd’y périr à l’instant.
N° 4. ACIDES BULFUltIQUE ET CHLORHYDRIQUE , SELAMMONIAC ET PRODUITS CHIMIQUES.
Avant 1830, presque toutes les fabriques d’acidesulfurique perdaient une proportion considérable del’acide produit ; les chambres de plomb se dérangeaientà tout moment. 11 était alors souvent très-difficile deleur assurer un travail normal, et le rendement de 100 de60 ufre ne dépassait pas 150 ou 200 en acide ; toutes lesfabriques d’acide sulfurique jetaient donc, sur les ter-rains qui les entouraient, des masses de gaz sulfureuxet nitreux, et des vapeurs d’acide sulfurique qui dé-truisaient tout, arbres et récoltes, à une très-grandedistance.
Le procédé de M. Holker, employé pour la premièrefois à la fabrique delà Folie, près de Nanterre , avec sacombustion régulière de soufre et la constance de sonsystème d’alimentation d’acide nitreux, ses chambresmultiples et la marche rationnelle de la production etde la condensation de l’acide, porta cette industried’un seul coup à une production d'acide de 310 p. 100de soufre, c’est-à-dire à la perfection de la théorie.
Ce système, appliqué partout de 1830 à 1*U0, tripla,à cube égale des chambres, la production de l’acide enEurope et en fit tant baisser les prix de vente, qu’ilfallut chercher partout de grands et nouveaux emploisà une grande partie de l’acide produit; la bougie stéari-que, le sulfate d’alumine, etc., concoururent, avec l’aug-mentation de la consommation de la soude, à rem-plir ce résultat.
Comme résultat hygiénique, le nouveau procédé aopéré une révolution dans cette industrie, en suppri-mant le travail intermittent, en rendant très-raresles dérangements des chambres de plomb, et en n’éva-cuant dans l’atmosphère qu’un courant léger d’acidenitreux; cependant une quantité triple d’acide fabri-
quée dans chaque chambre a augmenté le volume dogaz acides jetés dans l’air, et les dérangements de3chambres, quoique très-rares, n’ont pas disparu en-tièrement. ’
M. Kuhlmann a annulélo dégagement d’acide sulfu-reux, en même temps que celui d’acide nitreux, en in-terposant entre les chambres de plomb et le tuyau dedégagement du gaz une série de trente bonbonnes re-liées entre elles par de larges coudes en grès. Les dixpremières bonbonnes, celles qui viennent immédiate-ment après la dernière chambre de plomb, contiennentun peu d’eau et ne servent que comme moyen de con-densation, sans action chimique les dix suivantes sontremplies presqu’à moitié d’une solution concentréed 'azotate de baryte; les dix dernières contiennent del’eau et de la withérite concassée (la withériteest du car-bonate de baryte naturel, qui se trouve en Ecosse sur-tout). La deuxième série de bonbonnes sert à la con-densation de tout l’acide sulfureux et d’une partie desvapeurs nitreuses.. L’acide sulfureux passe à l’état desulfate insoluble de baryte, les vapeurs nitreuses à l’étatd’acide azotique qui s’ajoute à celui qui devient librepar la décomposition de l’azotate de baryte. Pour opé-rer la transformation de l’acide sulfureux en sulfate debaryte et celle des vapeurs nitreuses en azotate de ba-ryte, on introduit dans la première bonbonne un faiblejet de vapeur d’eau, en même temps qu’on y laisse en-trer un peu d’air. Le jet de vapeur, tout en appelantl’air extérieur, favorise le tirage provoqué par la che-minée de sortie qui termine le système des chambresde plomb. Mais en même temps que la vapeur d’eauopère ce phénomène physique, l’oxygène de l’air en-traîné ramène les vapeur» nitreuses à l’état d’acide azo-tique ; une partie de cet acide transforme l’acide sulfu-reux en acide sulfurique qui passe à l’état de sulfate debaryte; une autre partie se dissout dans l’acide où losulfate de baryte s’est produit, la majeure partie estentraînée par le courant gazeux et va attaquer la wi-thérite pour se fixer à l’état d’azotate de baryte.
Ajoutons, pour faire apprécier tout le mérite de eomoyen d’absorption, que le sulfate de baryte produiten définitive, préparé ainsi chimiquement et par suiteà un haut degré de finesse, a une grande valeur dans lapeinture en batiment, pour être mêlé à la céruse etmême la remplacer.
Une production utile vient donc payer les frais del’assainissement pour ainsi dire absolu qu’a obtenuM. Kuhlmann. Aussi allons-nous voir un système ana-logue adopté dans ses usines pour l’absorption de l’acidochlorhydrique, le conduisant, avec ce qu’il a appeléavec grande raison, à la constitution de l’industrie dela buryte.
Acide chlorhydrique. — On rencontre de grandes dif-ficultés dans la pratique à faire disparaître complète-ment tout dégagement d’acide chlorhydrique.
Le bas prix de cet acide, et les énormes quantitésque produisent les fabriques de soude, font qu’on nepeut pas faire beaucoup de frais pour le condenser ;ensuite, cette condensation est beaucoup plus difficileà opérer en grand que celle de l’acide sulfurique.
A Marseille , d’après les conseils de Péclet, on em-ploie de longues galeries souterraines, creusées dansla pierre calcaire, toujours humectées d’eau, et commu-niquant à une haute cheminée. Darcet a jeté longtemps,près de Paris , les vapeurs perdues d’acide chlorhydri-que dans des carrières de pierre calcaire abandonnées.
Des galeries dans la craie ne pouvant pas se fairepartout, voici le procédé simple et sûr que M. Kulil-mann leur a substitué.
Le système de condensation se compose d’une sériede soi.rante-deux bonbonnes en grès d’une capacité de175 litres chacune ; ces bonbonnes sont à trois tubu-lures, dont deux grandes sur le côté et une petite au