INSALUBRES.
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centre; ces bonbonnes sont sur un même plan horizon-tal. Elles sont reliées entre elles à l’aide de larges tubescourbés en grès qui viennent s’adapter sur la tubuluredu côté de chaque bonbonne. Une couche de mastic,qui conserve toujours ses propriétés plastiques, et for-mé de goudron de houille, de résine, d’argile et desable fin , est appliquée sur les. jointures, de manièreh empêcher, soit la sortie du gaz qui traverse le sys-tème, soit l’introduction de l'air extérieur dans les ap-pareils.
Les cinquante-quatre bonbonnes contiennent de l’a-cide de plus en plus faible, puis, à mesure qu'on s’éloi-gne du four, de l’eau pure, et cela à peu près à moitiéde leur capacité ; elles servent à condenser la majeurepartie du gaz acide et à produire Yacide chlorhydriquemarchand.
Les six suivantes renferment également do l’eau,ainsi que de la withérite concassée en morceaux, quiles remplissent presqu’en entier. Celle-ci est très-rapi-dement attaquée par l’acide. 11 se produit du chlorurede barium fixe et soluble dans l’eau.
Les gaz non absorbés passent par les deux dernièresbonbonnes contenant de l’eau pure ; elles servent detémoins pour accuser la marche des appareils.
M. Stass, dans un rapport intéressant, compris dansune publication belge intitulée : Fabriques de produitschimiques , Ilappnrt à M. le ministre de l'intérieur par lacommission d'enquête instituée par arrêté royal du 5 sep-tembre 1855 (excellente et consciencieuse publication àlaquelle nous empruntons ces détails], apprécie ainsi,après examen attentif, le système que nous venons dedécrire : Le système de bonbonnes sur un plan horizon-tal, combiné avec l’emploi de la withérite, irrépro-chable en lui-même comme moyen de condensation del’acide chlorhydrique qui le traverse, lorsque le sys-tème est dans son état d’intégrité, laisse ù désirer ence sens qu'il exige uu siphonnage, opération dans la-quelle une partie de l’appareil se vide sans remplace-ment immédiat, et qui entraîne fatalement avec elle undégagement d’acide chlorhydrique dans l’air.
M. Kuhlmanna cherché à transformer son systèmehorizontal et à récolte intermittente en un autre à cas-cade et ii récolte continue, exempt de cet inconvénient.
Le sulfate de soude étant produit partie sur une eu ■vetteen plomb placée à la suite du four principal, chaufféepar les gaz do la combustion, et partie dans ce fourmême, où le produit de la réaction de l’acide sulfuriqueet du sel marin est chauffé au rouge (et le gaz chlor-hydrique mélangé d’un grand volume de gaz étran-gers, si ce n'est dans les nouveaux fours à moufle l ),il faut un double système de condensation. A Loos , oùM. Kuhlmann a établi son premier .appareil à cascade,le double système est disposé ainsi :
U consiste dans une série de cent vingt-quatre bon-bonnes divisées en deux parties, l’une mise en com-munication avec les gaz de la cuvette, l’autre en com-munication avec les gaz de la calcine . Voici commentchacune est disposée : on a établi, à environ 1 mètrede l’ouverture par laquelle l’acide chlorhydrique sortdu four, un massif en maçonnerie en forme d’escalier;et afin de ménager l’espace, on l’a replié trois fois surlui*même. On a placé sur chacun des replis seize bon-bonnes de 175 litres environ. Les quarante-huit bon-bonnes qui sont ainsi rangées sont reliées entre ellespar des raccords bien mastiqués, de manière à forcer legaz acide qui entre par la première bonbonne d’en basà monter successivement au travers de toutes les bon-bonnes et à sortir par le raccord delà dernière, appelé
1 f.a commission belge a proposé l'interdiction des fours danslesquels les ga/ du fourneau sont mélanges aux gaz acides, con-sidérant qnc le grand volume des premiers rend à peu prisimpossible, dans la pratique, la parfaite condensa lion des seconds.
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qu’il est vers un second système de condensation, parla grande cheminée. Les bonbonnes qui se trouventainsi placées sur cette espèce d’escalier sont mises encommunication entre elles par des tubulures qu’on y apratiquées sur les cotés, vers les deux tiers supé-rieurs.Dans l’intérieur d’une tubulure de chaque lion-bonne se trouve soudé uu tube en grès arqué, qui sedirige dans l’intérieur de la bonbonne, ù peu près jus-qu’au fohd. Cette tubulure étant mastiquée avec cellede la première bonbonne, le liquide qui pénètre dans laseconde se déverse dans la première du moment qu’ils’est élevé à un niveau suffisant. Le liquide déversévient du fond du second vase, et, par suite, est le plusdense qu’il est possible, puisque le tube arqué parlequel il doit s’écouler descend jusqu’au fond. Lamême disposition existe entre toutes les bonbonnessuccessives, d’où il résulte que le liquide qui pénètredans la quarante-huitième bonbonne doit s’écouler parla première, après avoir traversé successivement laquarante-septième, la quarante-sixième... la troisième,la deuxième, la première. Comme d’ailleurs les gaz en-trent parla première bonbonne et s'échappent par la der-nière, on a une application bien complète de la méthodede déplacement parce cheminement en sens inverse desgaz et du liquide de moins en moins acide, et, par suite,de plus en plus apte à les dissoudre.
On conçoit qu’en réglant convenablement l’écoule-ment de l’eau dans la quarante-huitième bonbonne, lapremière doit déverser constamment de l’acide chlor-hydrique à un degré de saturation constant. On doitcomprendre aussi que si l’on multipliait considérable-ment le nombre des bonbonnes disposées ainsi en cas-tviaV, on arriverait à absorber presque la totalité du gazacide dégagé par le four, sans avoir à recourir ù d’au-tres moyens de condensation. Mais un système de cegenre exigerait un emplacement très-considérable, se-rait très-coûteux et ne produirait pas, à beaucoup près,ce qu’il exigerait en frais d'installation et d’entretien.M. Kuhlmann a donc ajouté à cc système une sérié dedouze bonbonnes, renfermant de l’eau et de la withé-rite, et doux bonbonnes à moitié remplies d’eau pure ;celles-ci devant servir de témoins. Les bonbonnes à lawithérite et les deux témoins sont mis en communica -tion entre eux et avec le système des bonbonnes encascade, par des raccords ordinaires. Tout l’appareilde condensation est mis en rapport avec la cheminéed’appel, qui est chargée de déterminer le courant ga-zeux et la combustion dans le foyer du four.
Cet appareil est, on peut dire, parfait ; il fournit unécoulement continu d’acide, qui est reçu en vases clos.On pourrait toutefois reprocher un peu de roideur ausystème et la difficulté de changer une bonbonne encas d’accident. L’emploi du caoutchouc vulcanisé, quirésiste très-bien à l’action des acides, pour mettre enrapport les tubulures latérales, fait heureusementdisparaître cet inconvénient.
Nous avons cru devoir donner en détail cc systèmecomplet, qui peut être répété assez de fois pour donnertelle section que l’on voudrait pour le passage de gaznon condensables, qui fonctionne dans des conditions doperfection absolue, sans grande cheminée dont l’appelrépond toujours à une diffusion assez considérable audehors de gaz nuisibles. Dans des cas où la préparationde produits baritiques serait impossible, le passage desgaz acides à travers des tours «le 4 à 5 mètres dehauteur remplies de gros coke, servant à diviser l’eauqui arrive à la partie supérieure, peut être suffisantet plus simple dans la pratique. En multipliant suffi-samment de semblables appareils, et avec une dissolu-tion de chaux dans les derniers, on peut toujours fairedisparaître les inconvénients qui ont été trop longtempsconsidérés, à tort, comme inhérents à la fabricationde la soude.
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