INSALUBRES.
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sainissement complet, que les lieux le forcèrent île dé-velopper au meme niveau. Il y avait là huit chaudièresde platine avec leurs fourneaux.
Un cylindre en plomb de 0,30do diamètre, avec pente de droiteà gauche, servit à condenser lespremières vapeurs chargées d’a-cide, et reçut les vapeurs et lesgaz des huit chaudières.
Un entonnoir en plomb est fer-mé par un tampon de bois, à l’aidoduquel on introduit do l’eau dansle cylindre pour laver et empor-ter le sulfate d’argent qu’y jettequelquefois l’acide boursouflé deschaudières.
Une cloison transversale enplomb, de 7 ou 8 centimètres dehauteur, arrête, au bas du cylin-dre, les eaux de condensation oude lavage, qui s’écoulent dansle réservoir par un tuyau de0,37.
Un réservoir en plomb reçoitles condensations et les lavagesdu grand cylindre.
A la suite est un tambour decondensation en plomb. Les va-peurs non condensées dans le cy-lindre sortent du premier tam-bour par un tuyau en plomb, etpénètrent dans le bas du deuxièmetambour, pareil au premier.
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O -3 -S
I -35 -33 -33 -g
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Enfin il y a deux caisses tournantes, en plomb(fig. 3626), que l’on charge d’hydrate de chaux, des-tiné à absorber les parties d’acide non encore conden-sées, et l’acide sulfureux.
On voit que ces boîtes tournent sur des moyeuxlixes, en fonte, dans lesquels passe le tuyau en plombqui amène les vapeurs du premier tambour, et celuiqui les emmène au dehors.
Des engrenages et des manivelles permettent defaire tourner les caisses, sans gêner le passage des gaz.En sortant des deux caisses mobiles, les gaz non-con-
densés, mais désinfectés, sont conduits dans la grandecheminée de l’usine, où un tirage très-puissante lespOi’tc au dehors et à une grande hauteur.
Il ne passe dans ces boites tournantes que de l’acide
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sulfureux, dont l’hydrate de chaux, toujours agité,s’empare facilement, et il n’arrive dans la grande che-minée que la petite portion d’air qui a pénétré dansl’appareil, soit à travers ses joints, soit par les tubu-lures des chaudières, qu’on ouvre pendant le travail. Enménageant convenablement le feu sous les chaudières,et en luisant suffisamment tourner la caisse mobile, onpeut facilement faire le travail dont il s’agit, sans lais-ser répandre aucune vapeur insalubre au dehors del’atelier.
IL faut aussi laisser refroidir les chaudières de platineavant de les enlever de dessus leurs fourneaux, ou, sien les enlevant elles produisent encore quelques va-peurs acides, on les porte sous une petite hotte con-struite pour cet usage, et que l’on peut faire communi-quer par un tube de plomb, soit avec la grande chemi-née, soit avec les cendriers des fourneaux, en ayantsoin d’en fermer exactement les portes. Quant auxchaudières de plomb dans lesquelles on décompose lesulfate d’argent, nous pensons que comme elles nedonnent que de la buée peu gênante, il suffira, ou delaisser sortir cette buée de l’atelier par un toit à claire-voie, ou, si l’on veut mieux faire, de la conduire, pardes hottes convenablement disposées, dans la grandecheminée.
Dans un établissement des environs de Paris , l’au-teur de cet article a organisé tout récemment un excel-lent système de condensation avec un long tuyau enplomb, et un grand nombre de tambours successifs degrandes dimensions.
N°6. Engrais.
Les substances qui concourent au développementdes plantes, en rendant à la terre ce que celles-ci luienlèvent, sont ou minérales ou végétales, et surtoutanimales. Les premières ne donnent lieu à aucuneobservation pour la question de salubrité, sauf lescendres des fonderies de plomb ou de zinc, et autrescendres métalliques, qui, jetées sur des trèfles, ontempoisonné plusieurs vaches. Les autres engrais, com-posés de substances végétales et surtout de substancesanimales, ont besoin de fermenter ensemble pouratteindre leurs qualités les plus parfaites, et de resterlongtemps entassés pour attendre, soit cette fermenta-