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Complément du dictionnaire des arts et manufactures / par Ch. Laboulaye
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INSALUBRES.

INSALUBRE3.

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ïion, soit leur emploi. (Voir Guide de ht fabrication desenyrais, par M. Kohart, pour les conditions à remplirrelativement à la salubrité delà fabrication industrielledes engrais, pour l’absorption immédiate à l’aide desubstances convenables, telles que le plâtre et le sulfatede fer, des gaz dégagés par la fermentation.) Les bouesdes villes et les fumiers des campagnes, formés depadle employée comme litière et de détections ani-males, 6ont dans ce cas, et leurs amas sont très-insa-lubres et très-incommodes pour le voisinage.

Les fumiers des campagnes sont, dans presque toutela b rance, amassés devant les portes, dan 3 les courset souvent dans les rues, où ils reçoivent les pluiesd’automne et du printemps, qui les lavent et empor-tent la plus grande partie des sels ammoniacaux etdes substances solubles, les plus précieuses matières àconserver, outre leur danger pour la salubrité des mai-sons et des communes.

Les administrations communales ctdcs conseils d’hy-giène agissent donc en même temps dans le véritableintérêt des cultivateurs, et dans un intérêt bien en-tendu de salubrité municipale, en prenant tous lesmoyens propres à faire disparaître les fumiers des ruesou des petites cours, et à les faire entasser à l’abri desgrandes pluies, là où ils ne peuvent nuire à personnepar les vapeurs qu’ils dégagent.

Les dépôts des boucs de Paris sont rejetés à 2,000mètres du mur d’enceinte, disséminés sur un grandnombre de points différents, et ne peuvent pas êtreétablis sans une autorisation. Les chevaux morts ouabattus sont aussi trop souvent abandonnés au milieudes champs, au lieu de servir d’un précieux engrais,comme ils le sont réellement.

Les parties non utilisées dans l'industrie des ani-maux tués dans les abattoirs publics, la chair muscu-laire, le sang, les poumons, sont préparés avec do laterre végétale calcinée, et forment un engrais appelénoir animalisc, dont on expédie de grandes massespour les champs de cannes des colonies; on y expédieaussi beaucoup de poudrette préparée, et on amène parcontre, du Pérou eu France , des quantités considéra-bles de guano, produit des déjections des oiseaux demer, accumulés depuis bien des siècles.

Les transports de ces matières ne sont pas sans dan-ger, surtout quand elles peuvent prendre de l’humidité,et donner lieu à une fermentation très-active, surtoutavec la chaleur des tropiques. On cite des navires quiont ainsi perdu une partie de leur équipage.

Les produits des déjections de l'homme servent,dans la Flandre et ailleurs, à arroser directement lesterres. 11 est difficile de croire que les odeurs qu'ils dé-gagent et la consommation, par les bestiaux, des plantesqui en sont couvertes, n’aient pas quelque danger.

Lcschanticrsd’équarrissage des chevaux sont rangésdans la première classe des établissements insalubres;cependant, il résulte d’un très-beau travail de Parent-Duchâtelet que leurs émanations infectes n'ont pas dedanger pour les enfants ni pour les ouvriers qui viventau milieu de ces chantiers.

Il est facile du reste de les organiser de manièrequ aucune partie des chevaux abattus ne soit perdue,et que les parties mêmes que nous avons désignées plushaut comme sans usage servent à faire des engrais.(Voy. ABATTOIR.)

Deuxième Classe.

N" 7. APPAREIL SALUBRE A ETEINDRE LE COKE DANSLES USINES A GAZ.

Tous les hommes qui ont monté ou dirigé des usinesà gaz savent quelle masse de vapeur d’eau chargéed'ammoniaque, d'hydrogène sulfuré et d'autres vapeursdangereuses se dégage d’un tas de coke embiasé, aumoment où on l’arrose rapidement d'eau pour l’étein-

dre au sortir des cornues. Pour que le coke conserve ur?bel aspect métallique, il faut que cet arrosage soit ra-pide et qu’il atteigne toutes les parties du coke brûlant.

Dans les grandes usines, surtout dans les usines pla-cées au milieu des villes, le travail et la masse de vapeur»que l'on produit ainsi sont dangereux pour les ouvriersde l'usine, et surtout incommodes pour tout le voisi-nage.

L’usine.à gaz Lacarrièrc, à Paris , dont le travail avaitpris un développement trop considérable pour les bâti-ments où elle était limitée, en était venue à répandredans les quartiers qui l’entourent des masses de vapeurinfecte dont nous parlons.

Les chefs de cette grande usine demandèrent à l)ar-ect de leur trouver et de faire construire un appareild’extinction du coke (pii satisfit à toutes les conditionsde salubrité, sans nuire à la bonté du travail.

L’appareil que nous donnons ici, construit sous ladirection de Darcet à l’usine de la rue de la Tour, rem-plit toutes ces conditions. Nous l'avons vu marcherde la manière la plus parfaite, et les administrateursde la compagnie, qui nous en ont donné les plans, s’enfélicitaient beaucoup.

Le principe est l’extinction du coke dans trois casesen brique, fermées de trois côtés, où le coke est portésur des chariots en fer, en sortant des cornues ; de»trémies plates en tôle, percées de trous sont descen-dues ensuite sur le coke et de l’eau est jetée rapidementsur la trémie, par des tuyaux et dos robinets d’un grosdiamètre. Ces plateaux percés de trous répartissenttrès-également l’eau sur toute la surface du coke etl'éteignent rapidement, en lui conservant toutes sc»qualités.

J.a vapeur fétide dégagée l’abandonne dans cet ins-tant, et, mêlée à l’air de l’atelier qui arrive par le devantdelà case,cllcest emportée à travers de larges ouvertures,pratiquées au mur du fond des cases, et qui communi-quent par-dessous terre à de vastes carneaux souter-rains qui amènent la vapeur à une certaine hauteurdans la grande cheminée de l’usine (fig. 30-8).

A l'usine Lacarrièrc, trois cases de 2 mètres decôté suffirent pour l'extinction de tout le coke produit.

Voici la description de l’appareil :

3G:7.

HTZ7Ï

Lille

La f g-.irc 3G27 est une coupe verticale par une de»* cases, sur le plateau percé de trous, les moufles qui la