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manœuvrent, et les tuyaux et robinets à eau. On voitaussi l’ouverture réservée dans le fond de la case, etles carneaux souterrains par lesquels l’air et les va-peurs infectes sont emportés dans la cheminée.
Dans toutes nos figures, les flèches indiquent la mar-che des courants «l’air et de vapeur.
A, A (tig. 3028) sont trois cases de 2 mètres decôté, entourées de mursen briques sur trois côtéset servant à éteindre lecoke.
RB, ouvertures prati-quées dans le mur deface des cases, et qui em-portent les vapeurs sousl'appel de la grande che-minée.
» C. Carneaux souter-rains par lesquels lesvapeurs se rendent descases d’extinction à lacheminée.
D. Partie de la che-minée limitée par unecloison qui monte à 10mètres de hauteur. etqui reçoit l’air et lesvapeurs d’extinction du coke, sous l’appel des fours àgaz; l'autre partie de la cheminée reçoit la fumée desfours à gaz de l’usine.
J. Trémies en tôle percée de trous (fig. 3029), ser-
3029.
vnnt à éteindre le coke, dans les trois cases, et ma-nœuvrées par des contre-poids. A la partie supérieuresont les tuyaux et robinets d’eau, pour l’extinctiondu coke.
Cet appareil n’a jamais été publié nulle part.
N° 8. Colle animale et gélatine.
On prépare surtout ces colles avec des membranes,des peaux, des aponévroses, des tendons, des cartilageset surtout des os. La gélatine qui sert à faire les collesfortes se prépare avec des os que l’on traite par la va-peur ou au bain-marie, après les avoir fait macérerplusieurs jours dans uu lait decliaux, pour eu enlever lagraisse.
On extrait aussi la gélatine des os en les traitant parde l’acide chlorhydrique étendu d’eau, industries quiont été créées par Darcet .
Tous ces établissements donnent des odeurs incom-modes aux voisins; tous ceux où l’on traite des ma-tières membraneuses , où l’on emploie la carnasse, sontplacés dans la première classe, tandis que ceux où l ’on
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se sert des os pour préparer les colles font partie dela troisième classe.
Les eaux de ces fabriques sont chargées de matièresanimales infectes et très-faciles à putréfier, ou ellessont chargées d’acide, quand on en emploie; on doitalors les envoyer avec précaution daus un égout, en lesécoulant chaque jour et en les saturant d'abord avecde la craie.
N° 9. BUANDERIES ET LAVOIRS.
Ce qu’il y a de dangereux pour la santé publiquedans les buanderies, ce sont les grandes masses d’eauxchargées de substances savonneuses ; ees eaux contenantpresque toujours des sulfates, donnent, par leur mé-lange avec le savon, un grand dégagement d’acide hy-drosulfurique. Celui-ci porte, en effet, son infection àune grande distance; les puisards sont à tout momentbouchés par les savons calcaires, formés par les ma-tières grasses; un facile et sûr écoulement de ces eauxest donc la première condition imposée à une buande-rie. Aussi les buanderies sont de la deuxième classe,quand elles n'ont pas d’écoulement pour leurs eaux, ouqu’elles doivent les transporter au loin ; elles sont dela troisième classe quand elles ont un écoulementdirect.
Enfin, celles qui sont sur des bateaux, ayant le moyenle plus parfait d’évacuation des eaux, ne sont plus sou-mises qu’à des règlements de police locale et aux règle-ments de la navigation ; il est toutefois défendu à Paris d’étemlre le linge sur les berges ; on ne peut pas nonplus laver dans la Seine ailleurs que sur les bateaux.Deux procédés ont été indiqués par l)ai*cct pour extraireles matières grasses des eaux de savon : l'un par l’acidesulfurique qui isole les acides gras, que l’on recueille;l’autre parle plâtre en poudre ou.les vieux plâtras. Ilse fait là une double décomposition, et il se produit dusulfate de soude.
N° -10. Fonderies de plomb.
Les foyers des fourneaux de fusion du plomb sonttoujours fumivores, par suite de la haute températuredu plomb dans la chaudière ; on peut donc brûler dela houille en nature, dans cette industrie, sauf à allu-mer avec du bois, jusqu’à ce que le fourneau soit bienchaud.
Le traitement des cendres de plombier ne doit sefaire dans une ville qu'avec «les procédés perfectionnés,qui ne laissent dégager à l’extérieur aucun produitplombiffere.Des chambres et des galeries de circulationd’une dimension suffisante doivent permettre le dépôtde toutes Jes poussières ; autrement, on devrait ren-voyer hors des villes le traitement de ces cendres.
N° 11. Travail du caoutchouc pour faire des
SONDES, DES FILS F.T DES ETOFFES IMPERMEABLES.
Le caoutchouc destiné à ces fabrications n’est pasmis en dissolution, mais seulement ramolli, en lechauffant à vases clos, dans de l’éther contenant quel-ques centièmes d’huile pvrogénée de caoutchouc.
La préparation de cette liqueur se fait aussi à vasesclos; le danger d’incendie est donc l’objet qu’on doitprévoir ici.
Ces fabriques sont autorisées sous condition :
D Que le magasinage de Véther, les préparationsdu dissolvant , et la conservation de ce liquide aientlieu dans un bâtiment construit ad hoc, avec planchersen fer, et isolé des maisons et des fabriques.
2° Que l'atelier où l’on ramollit le caoutchouc soitventilé convenablement, ainsi que celui où l’on emploiele caoutchouc pour la fabrication des sondes, des fils etdes étoffes imperméables.
Quant aux grands ateliers où l’on prépare et où l’onvulcanise le caoutchouc, ce sont des établissements