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Nous avons donné ci-dessus l'élégante solution deWhitworth pour les grandes machines, nous allons don -lier aussi celle qu’il a combinée pour les petites ma-chines à action rapide, afin de réduire beaucoup letemps perdu par le retour, quand l'outil 11 e travaillepas. Pille est également fort ingénieuse et montre lafertilité des combinaisons mécaniques que sait trouverun ingénieur expérimenté.
I.a roue disque A ( lig. 3G33, 3Goi et 3Go5 ) est
avoir une course très-étendue, comme dans le tour del’ingénieur Fox aîné de Derby, tour à plusieurs fins, àroues de rechange, fort compliqué. Tels sont encoreles tours automatiques pour tailler les grandes vis àfilets carrés, dont l’outil est conduit parallèlement pat-une même vis ; enfin les grands alésoirs horizontaux àtourner, polir intérieurement les grands cylindres enfonte, fixés solidement au moyen de chaînes et dont leporte-outil annulaire, à burins gradués, tournant et
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conduite par le pignon lî placé sur Taxe de la pouliemotrice qui se meut d’un mouvement uniforme.Sur le plat de cette roue est vissée une goupille 1),qui entre dans une longue rainure du levier C II quipeut tourner autour du point C comme centre , etqui est lié à son extrémité supérieure par la verge Kà la table de la machine à planer. Lorsque la roue Atourne, le levier CK oscille, et la verge K fait mar-cher en avant et en arrière la tablo de la machine àplaner. Mais ces deux mouvements sont effectués dansdes temps très-différents. Kn effet, la goupille, entournant dans un sens, décrit l’arc <jhd, c’est-à-diredans les conditions do la figure, ~ de circonférence,en passant de f eu e, tandis qu’il ne décrit que dly, soit1 de circonférence quand le levier retourne de e à f.Le ciseau travaille pendant le mouvement de f à e, pen-dant que la table se meut lentement, et la goupilleplacée près de l’extrémité du levier est très-bien pla-cée pour surmonter la résistance. Pendant le retour,le ciseau ne travaille pas, la goupille agit à la partieinférieure de la coulisse, et la table revient rapide-ment à sa première position.
Ainsi, au lieu de la disposition ordinaire, où on em-ploie 1 du temps pour l’aller, 1 pour le retour, on em-ploie | pour l’aller et -i pour le retour, ou plutôt enfaisant l’économie du retour, le temps de l’aller res-tant le meme, on fait fe nu*me travail en économisant^ du temps de l'opération.
2° Tour.
Les ateliers consacrés spécialement à la construc-tion des grandes machines en fer et en fonte ont reçu,dit Poncelet, une vive impulsion dans l’intervalle de1820 à 1830, et c’est véritablement à partir du milieude cette période que l’on a vu ce genre d’ateliers sepeupler généralement de machines-outils anglaises àtravailler les métaux, machines parmi lesquelles ondoit citer, comme les plus importantes par l’uni-versalité de leur usage, les tours parallèles à supportd’outil ou équipage à chariot, dont l’ingénieuse combi-naison de vis servant à fixer la position du burin est dueau célèbre Ilramah, ingénieur dont les travaux impor-tants ne sont pas estimés en France à leur juste valeur ;les tours parallèles à banc, dont le porte-outil peut
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glissant avec une lenteur extrême le long d’un novaucreux également fixe, est conduit parallèlement, sui-vant. l’axe même *du cylindre, au moyen d'une cré-maillère intérieure à contre-poids de recul. Ce systèmefonctionnait en 1823dans rétablissement deMM/Manhyet Wilson, à Charenton, près Paris ; on a depuis pré-féré en France à ce système importé d’Angleterre uneingénieuse combinaison de vis conductrices à engre-nages différentiels.
C’est aussi à dater de la même époque ( 1825 à 1830)que l’on vit introduire dans nos ateliers de constructionces ingénieuses et élégantes machines à percer verti-cales; machine qui met en mouvement un équipage deroues d’angle ou de courroies motrices sans fin, à pou-lies étagées, pour changer au besoin la vitesse de leurarbre, tournant sur lui-même avec une extrême rapi-dité, au-dessus d’une table en fonte à jour et à vis deserrage, servant de support à la pièce à travailler.Cette table, tantôt mobile verticalement, comme dansles petits ateliers, mais alors susceptible d’être fixéeà une hauteur quelconque au-dessous de l’outil, aumoyen d’une crémaillère à levier de hagarouste, tan-tôt, comme dans les belles machines anglaises desLewis, des Xasmith et Gaskell, de Manchester , posté-rieures peut-être, mais aussi préférées à celles qu’onvoyait, en ! 823, fonctionner à l’aide d’un porte-outilmobile à crémaillère et à fourreau dans l’usine deMM. Manby et Wilson, à Charenton , la tableront ils’agit, véritable plate-forme à jour, était fixée à miehauteur invariable au-dessus du sol, mais pouvait, aubesoin, tourner sur elle-même ou glisser le long deguides en fer : l’arbre central du foret, enveloppé éga-lement d’un fourreau et terminé vers le haut par unovis à pas serrés guidée par un chapeau glissant entredeux tiges verticales fixes; cet arbre, dis-je, était alors,à son tour, susceptible d’être abaissé .graduellementau moyen d’une roue remplissant la fonction d’écVou,et dont la manœuvre était soumise à l’ouvrier par unpetit arbre vertical à manivelle inférieure.
A ces dernières machines outils, propres à JamesNasmitli, on doit ajouter ; les anciens et puissantstours de cct habile ingénieur, dont les plateaux circu-laires verticaux, à jours multiples et vis de serrage,servent de supports pour maintenir et cintrer les