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MACHINES-OUTILS.
MACIIINES-OUTILS.
grandes voues «lentées oti autres grosses pièces que Von„ veut arrondir et dresser extérieurement ou intérieure-ment; les machines automates à mortaiser verticale-ment les rainures de calage ou d’embrayage des mêmesroues; celles à manivelles, bielles et volants deSharp et Roberts; les machines & fendre et tailler, aumoyen de fraises tournantes, les roues dentées ainsique les fortes têtes ou pans d’écrous de Xasmith et deLewis; enfin les grands alésoirs verticaux à engrena-ges et vis conductrices intérieures du même .lamesNasmith, qui avaient été précédés en Angleterre decelui de Biîlingslcy, patenté en 1802.
Est-il bien nécessaire de rappeler ici qu’un bonnombre de ces belles machines et des précédentestrouvent leurs types divers dans les anciens et ingé-nieux tours en Vair, à pointes et à poupées fixes oumobiles, & excentriques et mandrins, àgnillochcr, etc.,tours sur lesquels Delahire ( 1719), de la Condamineet Grandjean ( 1733), Plumier et Morin ( 1719), enfinBcrgeron, Desormeaux et beaucoup d’autres ont succes-sivement écrit ; que ees types se retrouvent aussi dansles platines circulaires à diviser, dans les instrumentsservant à refendre et arrondir les dents de roues, desTaillemard, des Petit-Pierre, des Frédéric Japy deBeaucourt ; enfin dans cette variété d’outils à fraisestournantes et à burin employés à tailler les petitespièces d’horlogerie, depuis que ce dernier et ancien in-génieur essaya, vers 1785, de créer dans le Ilaut-Rhinses beaux établissements d’ébauches de montres deve-nus depuis si considérables.
Entrons dans quelques détails complémentaires deceux donnés aux articles spéciaux, sur les diverses ma-chines-outils formées par les différentes dispositionsdes diverses parties du tour, savoir :
Mouvement imprimé au burin : tour à pointes età mandrin, — tour à fileter. — Mouvement imprimé àl'axe devenu porte-outil : machine à percer, — aîé-soir. — Mouvement intermittent de la pièce montéesur le tour : machine à tailler les dents.
Tour. — Nous n’avons que peu de chose à ajouter àl’article tour. Que Von exécute sur de très-grandesdimensions les tours dont nous avons parlé, que Vondispose des séries de roues d’engrenage, de manière àobtenir des vitesses variables, .et Von aura les grandstours qui, avec des modifications spéciales, se rencon-trent aujourd’hui dans les ateliers de construction.
Nous citerons seulement ici deux importantes dispo-sitions :
La première se rapporte au tour automate à doubleeffet, dont M. \Y. Fairbain se sert pour terminer lesarbres cylindriques à longue portée et à petit diamètre,dont l'avantage est bien reconnu aujourd’hui pour opé-rer les transmissions de travail {en augmentant les vi-tesses). Dans ce tour, une double paire d’outils agis-sant (fig. 3656) dans des directions parallèles, maisdiamétralement opposées, et tendant par là même àformer deux couples de forces, où les efforts respec-tifs de flexion et de vibration se neutralisent en quel-que sorte rigoureusement, continuellement, pendantque les supports glissants de ces outils, conduits recti-lignement au moyen de vis à pas contraires, partantdu milieu de la pièce à tourner, vont en s’éloignantlentement et symétriquement de part et d’autre de cemilieu, pour se rapprocher graduellement des poupéesextrêmes du tour.
La seconde se rapporte à la construction de tourspour roues de waggon, que l’industrie des chemins defer à fait multiplier considérablement. Nous parleronsici de celui mis à l’Exposition de 1855 par M. Polon-ccau, et qui pesait 19 tonneaux.
Comme le tournage des roues s’opère sur une circon-férence de 3 mètres environ, il faut un outil puis-
sant, et comme les deux roues ne sont reliées que parun essieu qui présente peu de résistance à la torsion,eu égard au diamètre à tourner et à l’importance des
copeaux qu’il faut enlever pour aller vite, il faut queles deux plateaux du tour, qui conduisent chacun unedes roues, tournent parfaitement ensemble.
Jusqu’ici, les tours à roues de waggons avaient étéconstruits dans des conditions analogues aux tours or-dinaires, et les deux plateaux étaient directement con-duits par un arbre qui avait toute la longueur du banc*,et était commandé seulement à l’une de ses extrémités.Cet arbre produisant un grand effort, puisqu’il mar-chait à petite vitesse, éprouvait un effet de torsion nui-sible au travail à faire.
Ces inconvénients disparaissent, grâce aux disposi-tions adoptées. Le tour dont il est ici question est dis-posé de manière à recevoir quatre outils. Vendant que l’undes outils fait la jante, celui qui est opposé fait le bou-din ou les faces latérales. Les poupées sont venues dofonte avec le banc, afin d’éviter les vibrations. Lllesont en outre très-peu de hauteur. Les porte-outils sontplacés sur le banc même, de manière à présenter unetrès-grande stabilité.
Les deux poupées portent leur mouvement et Ven-grenage du pignon à l'intérieur de celui du plateau, demanière à diminuer la vibration due à la prise des(lents. Enfin, un arbre, commandé en son milieu,donne le mouvement aux transmissions des poupées.Cet arbre étant commandé en son milieu, et ayant unegrande vitesse, n’est soumis qu’à un faible effort detorsion, et d’ailleurs cette torsion étant égale de cha-que coté, le mouvement transmis aux deux poupées estparfaitement simultané.
Ce tour fait en moyenne sept paires de roues par jour-née de dix heures. C’est là un résultat immense, qu’onn’avait pu obtenir jusqu’alors.
Tour à fileter. — Nous donnerons ici la figure de lamachine à fileter, dont nous avons parlé à l'articletour, et nous entrerons dans quelques détails sur Jamanière de faire varier les pas de vis.
La fig. 3658 représente le tour à fileter, le cylindre àfileter étant monté entre les points du tour et étant misen rotation par une courroie ou une corde passant surune poulie solidaire avec lui.
Soit R le rayon de la roue dentée montée sur l’axedes cylindres, r’ celui de la roue dentée montée surl’axe de lavis qu’elle met en mouvement; pour cha-que tour de celle-ci, l’écrou avance du pas p de cettevis et trace une fraction d’hélice sur le cylindre (puisquele mouvement rectiligne et le mouvement circulairesont uniformes). Le pas P de cette hélice sera égal