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MANOMÈTRE.
MARCHE.
avec vis de pression, or» peut, h volonté, la rendre solidaire avec le disque C, ou permettre à ce disque deglisser dans la lame qui l’enveloppe. Le disque C estd’un diamètre exactement égal au diamètre de la roueà fendre.
D’après ce qui précède, on conçoit facilement que,lorsque la hache porte-outil descend pour opérer lafente d’une dent, elle fait parcourir à la distance dudisque A un espace égal à celui qu’elle parcourt elle-même; que le disque B, dont le diamètre est trois (oisplus petit que A, ne donne à la deuxième lame, et parconséquent au disque C, auquel le ressort est dans cemoment fixé, qu'un mouvement trois fois moindre quecelui de la hache.
Or, si le mouvement circulaire de la surface cylin-drique û tailler était égal au mouvement vertical de lahache, on produirait une denture inclinée à 45 degrés.Le mouvement de cette surface étant, au contraire, aumouvement vertical de l’outil, dans le rapport de \ à 3,il en résulte nécessairement que la denture sera à Lin-clirmison voulue de 15 degrés.
Lorsqu’une dent a été ainsi taillée, on desserre lapince pour rendre le disque C libre dans la lame quil’enveloppe; on change la position de la roue à fendreau moyen de la division de la plate-forme et de l’ali-dade ordinairement employée h cet effet; on serre lapince pour rendre de nouveau la lame solidaire avec ledisque, et on recommence l’opération pour une autredent.
Les combinaisons de MM. Bréguet et Boquillon sontsimples ; elles offrent ce mérite particulier que, quellesque soient les dimensions en diamètre on en longueurde la roue à fendre (entre les limites, toutefois, quecomporte la machine qu’on emploie), aucun change-ment n’est nécessaire dans les organes du mécanisme,si ce n’est un disque à substituer h un autre; aucuncalcul, aucune opération graphique n’est nécessaire; ilsuffit de mesurer exactement le diamètre de la roue surlaquelle il s'agit d’opérer, et de placer sur l’appareil undisque d’un égal diamètre. La simplicité de cette opé-ration est d’une grande importance et propre à géné-raliser l’emploi des roues h denture hélicoïde : qui nesait, en effet, combien peu d’ouvriers se détermi-neraient à prendre la peine de tracer une épure, quel-que simple qu’elle fût, pour l’exécution d’une rouedentée?
M. Théodore Olivier a fait remarquer que, dons Lunet l’autre système employés par M5l. Bréguet et Bo-quillon pour tailler les engrenages cylindriques i\ dentshélicoïdales, on pourrait très-facilement diriger l’outil,non-seulement parallèlement à l’axe du cylindre à tail-ler, comme ces messieurs le font, mais que l’on pour-rait le diriger de manière à ce qu’il parcourût une droitecoupant l’axe de la rondelle à tailler, sous un angle•(ont l’amplitude pourrait être aussi petite ou aussigrande qu’on voudrait, et alors on taillerait un engre-nage conique.
Si l’on faisait parcourir à l’outil une ligne qui, touten formant avec l’axe de la rondelle à tailler un angledont la grandeur pourrait varier à volonté, ne coupe-rait pas l’axe de la rondelle, on pourrait exécuter unengrenage hyperboloïdique. (Voir notre Traité de ciné-matique.).
MANOMÈTRE desbordes. Dans ce manomètre,la pression de la vapeur s’exerce sur la tète d’un petitpiston, par l’intermédiaire d’une membrane de caout-chouc vulcanisé qui est destinée à isoler la vapeur despièces du mécanisme, comme dans les manomètres deM. Galy-Cazalat (fig. 3659 et 3060).Ce piston agit parson extrémité opposée sur le milieu d’une petite lamed’acier trempé, dont los oscillations correspondent,par leur amplitude plus ou moins grande, S l’inten-
sité de la pression de la vapeur. Pour rendre ces va-riations plus sensibles , la flexion de la lame esttransmise à une aiguille qui semeut circulairement sur un ca-dran divisé, et dont les mouve-ments sont multipliés dans unrapport suffisamment grand.Quand la pression a cessé, l’ai-guille est ramenée à son pointde départ par une petite lamefaisant ressort.
Cet appareil ne peut évidem-ment être d’une grande préci-sion, mais il est fort simple, etn’est sujet en marche à aucundérangement. Il échappe, parsa construction même, à Lin-fluence perturbatrice exercée parles vibrations et les secousses, quand il est appliqué àdes machines en mouvement, ce qui l’a fait adopter
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fréquemment pour les locomotives. Après une longuodurée de fonctionnement, ce manomètre a besoin d’êtreretouché, en raison de l’usure qui peut se produire surle petit levier en laiton qui reçoit l’action de la lamed’acicr. Son peu de complication fait qu’il peut êtrelivré au commerce à très-bon marché, puisqu’on peutl’obtenir au prix de 25 francs et même au-dessous ; aussiest-il maintenant très-répandu, tant dans les ateliersindustriels que dans les compagnies de chemins defer.
MARCHE. Les questions de mécanique animalen’ont pas encore été étudiées avec tout le soin qu’ellesméritent, je ne dis pas au point de vue physiologique,mais au seul point de vue mécanique. Lorsqu’on voitdans le mécanisme de la patte de homard le joint uni-versel le mieux caractérisé, et qu’on pense que l’inven-tion de cet organe de machine n’a été inventé qu’audix-septième siècle, il semble qu’indépendamment deson intérêt propre, l’étude des organes des animaux,des insectes notamment, souvent organisés d’une ma-n’ere si curieuse, pourrait fournir des résultats appli-cables û l’industrie. Sans doute on ne trouverait rien