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Complément du dictionnaire des arts et manufactures / par Ch. Laboulaye
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parachute:.

PAKFUM.

il I

qui se croisent et tournent, à peu près comme les deuxbranches des ciseaux de tailleur, autour d’un memeboulon horizontal. Lorsque le cable de suspension esttendu par le poids de la tonne, les deux barres se croi-sent sous un angle peu ouvert, et les extrémités deleurs branches inférieures sont maintenues à une pe-tite distance des longuerincs en bois qui guident latonne. Des ressorts tendent à augmenter l'ouvertureîle cet angle ; mais cet effet est empêché par des chaînesqui rattachent les extrémités supérieures des barres àVn point du câble de suspension situé plus haut. Lecâble vient-il à se rompre, sa tension cesse,les ressortsdeviennent libres d’agir; les extrémités inférieures desbarres du parachute viennent s’appuyer contre Icslon-gucrines en bois dans lesquelles elles pénètrent parune arête tranchante, et Ta tonne reste suspendue auparachute, qui est ainsi accroché aux longuerincs-guides. L’usage de cet appareil ne s’e&t pas répandu,malgré la publicité qui lui avait été donnée.

Kn 1849, M. Fontaine, chef d’atelier aux minesd’Anzin (Nord), a installé dans un puits, dit Fosse Tin-r/mn, un parachute fondé sur le même principe quecelui de M. Maehecourt, mais dont la construction estmieux entendue. Dans le parachute Fontaine (fig. 3662),

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les deux barres de fer terminées par des griffes, qui doi-vent, au besoin, pénétrer dans le bois des longuerines-gnides, tournent autour de deux boulons horizontauxparallèles, portés par une sorte de chape invariable-ment fixée sur une tige verticale en fer qui est accro-chée ail câble de suspension. Lorsque la tonne est por-tée par le câble tendu, les bras du parachute formententre eux un angle dont l’ouverture est limitée, demanière que les griffes ne touchent pas les longueri-nes. Le câble vient-il à se rompe, l’action du ressort àboudin tire vers le bas la tige et tout l'appareil para-chute. 11 en résulte infailliblement un plus grand écar-tement des bras en fer, dont les griffes viennent s’en-foncer dans les longueriues. Un chapeau en tôle, heu-reusement ajouté par M. Fontaine à son appareil, re-couvre la cage et reçoit la partie du câble inférieurà la section de rupture, qui/ sans cela, tomberait surla tête des ouvriers et pourrait les tuer ou les blessergrièvement.

Le parachute Fontaine avait déjà, en 1854, sauvéla vie à seize ouvriers; l’appareil a toujours très-bienfonctionné dans des cas très-différents.

En cas de rupture du câble, l’arrêt a lieu après des

intervalles de temps et de chemin parcouru assezcourts. Le choc qui pourrait se produire, si la vitessedevenait considérable, est en réalité assez faible, et seselfots pourraient être encore beaucoup diminués ouplaçant les ouvriers sur des planches portées par de*ressorts ou par l’emploi de dispositions susceptibles deproduire un effet analogue.

PARFUM. M. Milon, chimiste fort habile, a fait, enAlgérie , d’intéressantes recherches sur les procédésd’extraction des parfums des Heurs. M. le maréchalVaillant a fait connaître ses procédés à l'institutpar une curieuse communication que nous reprodui-rons ici.

« Déjà plusieurs de nos colons africains ont réussiclans la production des essences, et leurs échantillonsont été appréciés; mais pour tirer un bon parti desfleurs, on doit incorporer leur parfum à l’huile ou àl’axonge, et cette opération très-compliquée exige doshuiles et des graisses d’une grande finesse, en mêmetemps qu’elle nécessite des installations dispendieuses.D’autre part, comme on n’emploie pour la fabricationdes parfums de première qualité que des fleurs parfai-tement fraîches, il faut que la production de celles-ci segroupe et se concentre, en quelque sorte, sur le pointmême où l’exploitation fonctionne. Or ces conditions,que nous voyons réunies à Grasse , sont difficiles àréaliser en Algérie , oii cependant les fleurs précieuses,telles que la cassie, le jasmin, la rose, la tubéreuse,croissent parfaitement.

« M. Milon a cherché à modifier les procédés ac-tuels de l’exploitation des fleurs, et à les rendre d’unepratique facile pour l’Algérie ; il y est parvenu euextrayant tout le parfum des fleurs à l’aide de diversdissolvants volatils et surtout de l’éther. Il réduitainsi la partie aromatique de la plante à un très-petitvolume, de telle sorte que I gramme d’extrait, prove-nant de l kilogramme de fleurs, aromatise au mêmedegré les corps gras, et, sous un poids mille fois moin-dre, produit les mêmes effets. Ce n’est pas encore leparfum pur et isolé de toute autre substance; maiscette limite suffit à l’art de la parfumerie, et, à la fa-veur des nouveaux produits, on remplace des manipu-lations laborieuses par un simple mélange ou par unedissolution que l’on peut faire en tout lieu et au tuoment que l’on juge le plus convenable.

«< Comme cette méthode d’extraction conserve leparfum avec fidélité, on peut substituer la préparationet l’arome meme de la fleur à ces mélanges d’essencesavec lesquels jon imite très-imparfaitemeut les parfumsnaturels. Ces dernières compositions, la plupart assezgrossières, sont souvent la cause du peu de succèsque la parfumerie obtient près des consommateurs dé-licats.

« Les recherches de M. Milon lui ont fourni l’occa-sion de faire une étude nouvelle des narfums, substan-ces très-distinctes de la plupart des essences, et quise caractérisent surtout par leur inaltérabilité à l’air.Ainsi, des couches minces de parfum, étalées au fondde tubes ouverts, so conservent pendant plusieurs an-nées sans déperdition sensible. La proportion de par-fum contenue dans les fleurs est tellement faible, quesi l’on cherchait à l’isolcr complètement et à -le puri-fier, son prix surpasserait celui de toutes les matièresconnues : pour certaines fleurs, 1 gramme de parfumcoûterait plusieurs milliers de francs. Les Orientauxconsentent déjà à payer l’essence de jasmin, malgréson odeur empyreumatique, jusqu’à 750 et 800 francsl’once. »

TEIGNEUSE IIeilmanx. Les plus grandes difficul-tés que présente la filature des substances filamen-teuses, dit le rapport du jury de l’Exposition de 1855,proviennent de l’inégalité de longueur des filaments otdes boutons qui y sont adhérents ; ces difficultés ont,