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Complément du dictionnaire des arts et manufactures / par Ch. Laboulaye
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PLONGEUR.

Vis à-vis de ccs deux treuils il y en a deux autres pluspetits pour mouvoir des matériaux.

L’intérieur de la chambre il air est éclairé par unesérie de lentilles placées tant sur le toit que contre lesparois verticales.

Pour empêcher les fuites d’air entre la cloche et sonfourreau, une chemise en cuir gras est fixée d'une partau fourreau et de l'autre il la cloche.

3 Ü D’une machine à vapeur de la force de dix che-vaux, donnant le mouvement à une pompe à air aspi-rante et foulante qui communique par un tuyau avecla chambre. 11 y a également deux pompes à eau aspi-rantes et foulantes, dont on fixe les tiges au balan-cier quand on veut employer le bateau aux épuise-ments.

Il y a, en outre, deux cadres indicateurs qui, dansleur mouvement rotatif, agitent une sonnette; ils sontdestinés à communiquer, l’im avec le machiniste,l’autre avec le chef de manoeuvre. Enfin, quand onvent cesser le travail, il y a un disque circulaire quis’ouvre nu moyen d’un levier et laisse échapper l’aircomprimé.

On n’a pu dépasser, avec ce bateau, une profondeurde 4 m ,75 ; au delà, les parois de ce bateaucommenccntà fléchir, et par l’effet de la pression il se faisait detelles pertes d’air par les ceintures des boulons et descornières qu’on ne gagnait plus rien. Pour lai donnerune résistance suffisante à l'action de l’air comprimé,il a fallu lui donner un fort lest, ce qui a été fait enplaçant 280 tonneaux de gueuses, de manière à lui fairecaler -1 In , 10 d’eau.

Quant aux avantages de ce système pour les travauxen lit de rivière, ils sont évidents :

On peut faire travailler à la fois 4ü ouvriers à l’aiseà de petites profondeurs, et par suite exécuter rapide-ment des travaux considérables. Le bateau forme ba-tardeau pour fonder facilement des piles de pont, dansdes cas où la nature sablonneuse du sol rendrait très-difficile ou meme impossible l'exécution de batardeauxà demeure, toujours plus coûteux.

Nautilus. — L’emploi de l’air comprimé, non-seuîc-ment pour empêcher l’eau de pénétrer dans un espace,mais encore comme moyen d’immersion ou d’émersion,comme force motrice communiquée à distance, a été

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cieuscs pour les constructions hydrauliques à de grandesprofondeurs.

Cet appareil est représenté en élévation fig. 368G,et en coupc fig. 3G87.

Le nautilus sc compose essentiellement d’une capa-cité plus ou moins grande, dans laquelle se placentles ouvriers, entourée d’autres capacités plus petitesdans lesquelles on peut, à volonté, faire pénétrer dol’eau ou de l’air. On comprend dès lors que cet appa-reil peut flotter à la surface de l’eau ou descendre à laprofondeur nécessaire, selon que ce volume d’air estplus ou moins considérable.

Un tuyau flexible solidement construit met l'appa-reil en communication avec un vaste réservoir d’aircomprimé, placé à bord d’un ponton ordinaire. Unemachine à vapeur de six chevaux, installée sur le mômeponton, met enjeu la pompe foulante qui alimente ceréservoir d'air comprimé.

Le mouvement de la machine est extrêmement sim-ple..Un grand trou d’homme placé à sa partie supé-rieure permet d’y pénétrer facilement, comme dansla cale d’un navire ordinaire, lorsqu’elle flotte à lasurface de l’eau. On ferme cette ouverture aussitôtque les hommes, les matériaux et les outils sont en-trés dans la machine. A l’aide de robinets dont la dis-| position est facile à concevoir, le conducteur du nauti-lus, placé à l’intérieur, fait aussitôt pénétrer assezd'eau dans les chambres à air pour que la machinos’immerge. La marche du manomètre lui indique àchaque instant la profondeur à laquelle il se trouve, c£lui permet de régler la vitesse de la descente en aug-mentant ou en diminuant le volume d’eau des cham-bres à air.

Lorsque l’appareil est arrivé au fond de l’oan, onfait pénétrer, dans la chambre de travail, de l’air àune pression précisément égale à celle qui répond àla profondeur à laquelle on se trouve, ce qu’un secondmanomètre permet facilement de reconnaître. On peutalors, sans craindre de voir l’eau pénétrer dans lacloche, enlever la partie mobile du plancher qui formele fond de l’appareil, et travailler sur le sol comme oule ferait à la surface de la terre.

Le nautilus n’est point suspendu à son ponton,comme les cloches à plongeur ordinaires; il ne com-

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fait fort heureusement pour améliorer la cloche à ! munique avec lui que par le tuyau flexible, tenu tou-plongeur par des inventeurs américains, MM. Ilallett jours très-long, pour laisser à la cloche toute libertéet Williamson. Leur appareil, auquel ils ont donné le de mouvement. La rupture de ce tuyau flexible nenom de nautilus, paraît susceptible d’applications pré- 1 compromettrait en rien, d’ailleurs, la sûreté des tra-C. 56